SĂ©lectionnezun programme. Parcours Biologie cellulaire molĂ©culaire et physiologie. Parcours Biologie des organismes et des populations. Parcours GĂ©osciences et environnement. Parcours Sciences des productions vĂ©gĂ©tales. Parcours Diffusion du savoir et de la culture scientifique. Parcours Chimie, environnement. Parcours Chimie, mĂ©dicament.Pourquoi les cornes de la gazelle poussent-elles vers le haut ? Comment se fait-il que les huĂźtres, qui se reproduisent par gĂ©nĂ©ration spontanĂ©e dans lâeau de mer comme chacun sait, se ressemblent toutes ? Lâourse et la panthĂšre, plus courageuses que leurs mĂąles, sont-elles des exceptions incomprĂ©hensibles ? Il faut toute la science de Pierre Pellegrin pour replacer ces interrogations byzantines et disparates dans une comprĂ©hension gĂ©nĂ©rale de la biologie dâAristote, mettre au jour ce quâelles rĂ©vĂšlent de sa conception de lâanimal et du monde naturel, et identifier ainsi la place toute particuliĂšre de celle-ci dans lâhistoire de la biologie. AprĂšs sâĂȘtre notamment penchĂ© sur sa philosophie politique dans Lâexcellence menacĂ©e 2017, fort de son expĂ©rience de traducteur du Stagirite et de son impressionnante connaissance des dĂ©bats exĂ©gĂ©tiques quâa suscitĂ©s son Ćuvre, il se confronte avec Les animaux dans le monde au corpus zoologique dâAristote, pour en proposer une vision renouvelĂ©e par le tournant biologique » pris depuis un demi-siĂšcle par les Ă©tudes aristotĂ©liciennes. Il peut sâappuyer sur les trĂšs nombreuses Ă©tudes auxquelles ce tournant a donnĂ© lieu entre autres celles de David Balme, James Lennox, John Cooper, et plus rĂ©cemment Sophia Connell, David Lefebvre ou Andrea Falcon, pour Ă©laborer sa propre lecture, Ă distance de ceux qui ne voient dans le finalisme dâAristote quâune philosophie du "comme si" anticipant Kant comme Wolfgang Wieland, Die aristotelische Physik, Göttingen, Vandenhoeck und Ruprecht, 1962 comme de ceux qui insistent sur le caractĂšre anthropocentrĂ© de sa tĂ©lĂ©ologie comme David Sedley, "Is Aristotleâs teleology anthropocentric ?", Phronesis, XXXVI, 2, 1991. Avec tous ces chercheurs cependant, il partage une rĂ©habilitation de la pensĂ©e biologique dâAristote qui le sĂ©pare de ceux qui nây voient avec Bachelard que spĂ©culations prĂ©scientifiques, comme Robert Joly ou Simon Byl [1], ou de ceux qui traitent du monde dâAristote en laissant de cĂŽtĂ© la biologie, comme RĂ©mi Brague dans la lecture heideggĂ©rienne de son Aristote et la question du monde. Au contraire, affirme-t-il, non seulement cette partie du corpus est essentielle Ă notre comprĂ©hension de lâĆuvre, mais il faut dire quâ Aristote, et lui seul pour plus de vingt-deux siĂšcles, a Ă©tĂ© un vĂ©ritable biologiste. » p. 15 Il montre ainsi que, loin de concevoir le monde comme un tout parfait, ordonnĂ© Ă lâhomme par une nature toute-puissante, le philosophe accorde Ă la diversitĂ© des formes vivantes, Ă la causalitĂ© mĂ©canique et mĂȘme Ă lâĂ©ternitĂ© des espĂšces une place qui le distingue de lâensemble du concert de la pensĂ©e antique » p. 8. Lâouvrage se compose de cinq chapitres consacrĂ©s chacun Ă un problĂšme posĂ© par le corpus zoologique, dont lâauteur propose une tentative de rĂ©solution tirĂ©e dâun patient travail dâexplication, de traduction et de comparaison des textes, et de restitution des dĂ©bats et des Ă©tudes rĂ©centes auxquels ces textes ont donnĂ© lieu. Ce livre dense parvient Ă sâadresser aux spĂ©cialistes dâAristote comme aux philosophes non-spĂ©cialistes. Les premiers y liront les prises de position de lâauteur dans des dĂ©bats exĂ©gĂ©tiques difficiles, justifiĂ©es par des propositions dâinterprĂ©tation prĂ©cises des textes. Les seconds y trouveront des exposĂ©s trĂšs riches sur la physique, le finalisme, les puissances de lâĂąme, et plus gĂ©nĂ©ralement sur le rapport dâAristote Ă ses prĂ©dĂ©cesseurs et Ă lâhistoire de la biologie, suscitant la curiositĂ© du lecteur pour des pans de lâĆuvre rĂ©putĂ©s obscurs ou de moindre intĂ©rĂȘt. Une vĂ©ritable pensĂ©e biologique La premiĂšre thĂšse centrale porte sur la place dâAristote dans lâhistoire de la biologie. Contrairement Ă sa physique que lâauteur considĂšre, avec Bachelard, comme nâayant rien de commun avec celle de GalilĂ©e, les Ă©tudes quâAristote consacre au vivant forment bien une biologie comparable dans sa mĂ©thode et ses objets Ă celle qui rĂ©apparaĂźt seulement, au XIXe siĂšcle, dans les travaux de Cuvier. Pour dĂ©montrer cette communautĂ© de dĂ©marche, Pellegrin propose une rĂ©habilitation de lâHistoire des animaux. Sâil forme lâune des Ćuvres les plus imposantes du corpus zoologique, les commentateurs lui prĂ©fĂšrent souvent les grands traitĂ©s thĂ©oriques que sont Les parties des animaux et La gĂ©nĂ©ration des animaux auxquels on peut ajouter les traitĂ©s sur le Mouvement et la Marche des animaux, et de nombreux petits traitĂ©s sur la respiration ou encore le sommeil. Pierre Pellegrin refuse quant Ă lui dây voir un travail chronologiquement antĂ©rieur, ou un simple recueil de faits destinĂ©s Ă ĂȘtre entiĂšrement ramenĂ©s aux principes explicatifs des traitĂ©s thĂ©oriques si beaucoup de ces faits y sont repris, câest justement tous ceux qui nây sont pas qui en signalent lâimportance. Cette multitude dâexceptions et de bizarreries inexpliquĂ©es de la forme et du comportement animal, qui ne trouvent pas dâexplication finaliste dans les Parties, signalent selon lâauteur un excĂšs de lâobservation sur lâexplication, typique de la dĂ©marche biologique p. 51. Ce nâest pas seulement son goĂ»t pour lâobservation, mais aussi sa dĂ©marche de classification qui font dâAristote un penseur biologique. Reprenant en partie lâanalyse de Foucault dans Les mots et les choses, Pierre Pellegrin distingue de la biologie vĂ©ritable lâhistoire naturelle et la taxinomie de lâĂąge classique, qui classent les ĂȘtres vivants en fonction de leur structure visible, et aboutissent gĂ©nĂ©ralement Ă les situer sur une Ă©chelle des ĂȘtres » continue. La biologie qui, Ă lâĂ©poque moderne, nâapparaĂźt quâavec Cuvier, opĂšre au contraire une classification selon la fonction, et hiĂ©rarchise des fonctions plus fondamentales le systĂšme nerveux et dâautres plus superficielles circulation, respiration. Cette classification en profondeur » p. 22 aboutit Ă distinguer, sur fond dâune homologie fonctionnelle » fondamentale p. 20, une irrĂ©ductible diversitĂ© de plans de construction des animaux, Ă dĂ©gager les grandes lois de corrĂ©lation et de subordination des caractĂšres organiques entre eux, et Ă accorder au domaine du vivant une autonomie irrĂ©ductible au mĂ©canisme physico-chimique. Pierre Pellegrin sâattache donc Ă mettre en Ă©vidence lâexistence de ces caractĂšres dans le corpus zoologique dâAristote. Celui-ci distingue bien chez les animaux des groupes irrĂ©ductibles Ă un plan unique, dont les types dâorganisation sont contradictoires » ou contraires » entre eux division des animaux en sanguins et non sanguins, ou division des non sanguins en mollusques, coquillages, crustacĂ©s et insectes ». Il formule, quoique de maniĂšre peu formalisĂ©e, des corrĂ©lations et des exclusions mutuelles entre organes aucun animal nâa Ă la fois des dents saillantes et des cornes ». Il distingue des caractĂšres et des fonctions plus ou moins basiques » la digestion productrice de sang est plus fondamentale que le refroidissement de ce mĂȘme sang p. 23-24. Enfin, sa pensĂ©e est structurĂ©e par un vitalisme qui se traduit notamment dans le principe de lâexplication de lâinfĂ©rieur par le supĂ©rieur câest toujours la forme dĂ©veloppĂ©e la vertu de lâhomme, lâorganisme adulte qui doit servir Ă expliquer les formes infĂ©rieures, considĂ©rĂ©es comme incomplĂštes la vertu de lâenfant ou de la femme, lâembryon. La mise en Ă©vidence de cette biologie aristotĂ©licienne se prolonge au chapitre 3 Une philosophie de la vie ? », consacrĂ© Ă la question de lâautonomie du domaine du vivant dans la nature, et par consĂ©quent de la possibilitĂ© dâun passage de lâinerte au vivant, Ă travers lâĂ©tude de la reproduction. Lâauteur y dĂ©montre la complexitĂ© de thĂšses souvent prĂ©sentĂ©es de maniĂšre simpliste les trois Ăąmes », lâactivitĂ© du mĂąle et la passivitĂ© de la femelle, la gĂ©nĂ©ration spontanĂ©e, pour montrer Ă la fois quâil y a bien chez Aristote une autonomie du vivant, puisque câest toujours un vivant qui en engendre un autre, et quâun rĂŽle important est dĂ©volu chez lui Ă la matiĂšre et Ă ses contraintes propres. La reproduction sexuĂ©e, qui implique selon Aristote lâanimation par la semence mĂąle de la matiĂšre produite par la femelle, mais plus encore la gĂ©nĂ©ration spontanĂ©e, dont lâauteur montre quâelle forme un mode de reproduction Ă part entiĂšre et non une anomalie marginale, ou mĂȘme la formation des homĂ©omĂšres vivants la chair, lâos et inertes mĂ©taux et minĂ©raux semblent indiquer quâun passage de lâinerte au vivant est requis par lâaristotĂ©lisme. Pourtant, la thĂšse de lâĂ©ternitĂ© du monde et des espĂšces permet Ă Aristote de concevoir une biologie dans laquelle le vivant est toujours engendrĂ© par un vivant, et dâĂ©viter ainsi de faire surgir le vivant de lâinerte. La matiĂšre de lâembryon produite par la femelle, Ă laquelle la semence mĂąle doit communiquer par son mouvement et sa chaleur la forme de lâespĂšce, doit ainsi ĂȘtre conçue comme une matiĂšre vivante et non inerte, qui constitue une vĂ©ritable contribution gĂ©nĂ©sique » p. 138 â mĂȘme sâil nâest pas question dâocculter la thĂšse de la supĂ©rioritĂ© du mĂąle sur la femelle, souvent dĂ©noncĂ©e chez Aristote. Dans la gĂ©nĂ©ration spontanĂ©e, dont le cas paradigmatique est celui des coquillages marins, câest un pneuma ou principe psychique rĂ©pandu partout dans lâeau de mer qui anime les bulles » que la matiĂšre forme dâelle-mĂȘme dans certaines conditions. Certes, il faut toujours un vivant ou un principe dâanimation flottant » p. 155 comme le pneuma pour engendrer un vivant, mais la causalitĂ© matĂ©rielle joue dans tous les cas un rĂŽle essentiel câest bien une matiĂšre organisĂ©e, constituĂ©e, apte Ă la vie qui est animĂ©e. Pellegrin applique ici sa thĂ©orie des deux natures », dĂ©veloppĂ©e au chapitre 2 pour rendre compte de lâintĂ©gration par Aristote de la causalitĂ© matĂ©rielle prĂ©socratique Ă sa physique. La Nature selon la raison » ne peut que se servir tĂ©lĂ©ologiquement de la nature selon la nĂ©cessitĂ© », câest-Ă -dire que la finalitĂ© ne peut que se servir au mieux de la matiĂšre et de ses contraintes mĂ©caniques propres, sans la transgresser. Il faut mĂȘme dire que le dernier mot revient Ă la nature nĂ©cessaire, Ă laquelle la Nature selon la raison doit sâadapter, sans que celle-lĂ doive sâadapter Ă celle-ci. p. 179. En esquissant une thĂ©orie gĂ©nĂ©rale des homĂ©omĂšres » qui montre comment la production du fer ou de lâor est conçue par Aristote comme un analogue de la reproduction des vivants, dans laquelle la gĂ©nĂ©ration spontanĂ©e est elle-mĂȘme une version imparfaite de la reproduction sexuĂ©e, lâauteur achĂšve de mettre en Ă©vidence la large place quâaccorde Aristote Ă la causalitĂ© mĂ©canique la pluie ne tombe pas en vue du blĂ©, mais la Nature a fait le blĂ© tel quâil peut tirer parti de lâeau prĂ©sente dans son environnement, tout en montrant que son finalisme refuse Ă la fois le rĂ©ductionnisme et le vitalisme de lâexception » la vie nâest pas une exception aux lois de la matiĂšre, quâelle doit utiliser ; ce sont plutĂŽt les processus purement mĂ©canistes qui sont des imitations imparfaites de la vie. Cela fait de la biologie dâAristote une vĂ©ritable pensĂ©e biologique » au sens de Canguilhem, et un vitalisme qui nâest comparable Ă aucune des pensĂ©es habituellement rangĂ©es sous ce terme. Un finalisme tempĂ©rĂ© Quâen est-il, dans ce cadre, du fameux finalisme aristotĂ©licien, et de son cosmos Ă©ternel et parfait ? Nây a-t-il pas lĂ un fossĂ© qui sĂ©pare irrĂ©mĂ©diablement Aristote de la vĂ©ritable pensĂ©e biologique ? LĂ encore, Pierre Pellegrin montre combien le philosophe est loin de ses caricatures si la physique dâAristote est indĂ©niablement finaliste, câest un finalisme qui ne rejette pas la causalitĂ© mĂ©canique mais lâintĂšgre, et qui fait pleinement droit Ă la diversitĂ© et mĂȘme aux imperfections des formes de vie. La thĂšse de lâĂ©ternitĂ© du monde et des espĂšces permet quant Ă elle ainsi de renoncer Ă des questions impossibles Ă trancher pour lâĂ©poque, et dâassurer au domaine du vivant une stabilitĂ© dans laquelle chaque gĂ©nĂ©ration transmet Ă la suivante la forme de son espĂšce. La biologie dâAristote peut ainsi se consacrer pleinement Ă lâĂ©tude des caractĂ©ristiques des espĂšces et des genres qui les regroupent, et de la reproduction comme transmission dâune forme typique. Ainsi Aristote reprend Ă son compte la nĂ©cessitĂ© matĂ©rielle des mĂ©canistes, câest-Ă -dire le fait que certaines choses dans le vivant sont telles en raison des propriĂ©tĂ©s de leurs constituants matĂ©riels, et non parce quâelles ont Ă©tĂ© conçues en vue dâune fin. Pierre Pellegrin le montre Ă travers lâanalyse du concept de nĂ©cessitĂ© » quâAristote emploie en diffĂ©rents sens, et en particulier celui de nĂ©cessitĂ© hypothĂ©tique » il y voit un concept Ă usage polĂ©mique, par lequel Aristote affirme la capacitĂ© de son finalisme Ă tenir compte de la nĂ©cessitĂ© matĂ©rielle, y compris comme moyen que la nature parvient Ă utiliser au service de la fin poursuivie. La Nature selon la raison » dâAristote est bien un principe tĂ©lĂ©ologique, mais nâest ni une magie toute-puissante, ni un dĂ©miurge qui dĂ©libĂšrerait avant dâagir elle dĂ©signe plutĂŽt le fait que la nature a rusĂ© » avec la matiĂšre et ses contraintes matiĂšre de lâorganisme et contraintes environnementales, de maniĂšre Ă les mettre au service de la survie de chaque espĂšce p. 108-109 â ce qui rapproche Aristote de Darwin, bien que sa biologie Ă©ternelle et immuable le distingue radicalement de toute perspective Ă©volutionniste. Cette cosmologie sans cosmogonie » p. 294 distingue Aristote du finalisme platonicien selon lequel tous les ĂȘtres ou types dâĂȘtres existants sont les membres dâune totalitĂ© parfaite et harmonieuse, Ă laquelle aucun ne saurait manquer p. 214. Une telle thĂšse ne peut selon Pierre Pellegrin ĂȘtre attribuĂ©e Ă Aristote, pour qui la diversitĂ© des formes de vie relĂšve du constat, mais nâa en elle-mĂȘme aucune finalitĂ©. Il mĂšne sa dĂ©monstration en dĂ©limitant dâabord ce quâest un animal pour Aristote, quâil dĂ©finit Ă travers une Ă©tude attentive des rapports entre les puissances de lâĂąme comme un systĂšme vivant capable de discriminer grĂące Ă des facultĂ©s qui, en provoquant chez lui dĂ©sir et rĂ©pulsion provoquent des mouvements p. 202. Il montre ensuite que cette dĂ©finition gĂ©nĂ©rale ne saurait donner lieu, pas plus que les critĂšres variĂ©s de lâanatomie comparĂ©e dâAristote, ni Ă une scala naturae » ou Ă©chelle continue des ĂȘtres selon leur perfection, ni Ă une combinatoire permettant de dĂ©duire a priori toutes les formes animales rĂ©elles ou possibles. Les rapports dâamitiĂ© » et de guerre » dans lesquels entrent les animaux ne sont pas davantage conçus comme une harmonie parfaite ou un mal nĂ©cessaire Ă la perfection du tout, mais comme un correctif de la nature nĂ©cessitĂ© par la raretĂ© des ressources. En rompant avec le modĂšle cosmogonique du dĂ©miurge façonnant le monde de façon dĂ©libĂ©rĂ©e, comme avec le mĂ©canisme attribuant son origine au hasard, Aristote nâaccorde finalement aux espĂšces animales quâune perfection relative elles sont parfaites dans la mesure oĂč elles sont telles quâelles survivent et se reproduisent de toute Ă©ternitĂ©, ni plus, ni moins. Elles ne sont pas sans dĂ©faut, mais chaque espĂšce voit ses dĂ©fauts souvent liĂ©s aux nĂ©cessitĂ©s de la matiĂšre suffisamment compensĂ©s par ses qualitĂ©s. Enfin, Pellegrin sâintĂ©resse aux relations complexes quâentretiennent la nature humaine et la nature animale chez Aristote, et ce selon plusieurs axes. Il envisage dâabord le statut de lâhomme en tant quâespĂšce la plus parfaite du monde sublunaire notamment par son corps bipĂšde qui lâoriente dans les directions absolues de lâunivers haut, bas, gauche, droite, pour montrer que la biologie dâAristote est moins anthropocentrĂ©e quâon pourrait le croire si cette perfection supĂ©rieure de lâespĂšce humaine est indĂ©niable, lâhomme ne sert ni de modĂšle explicatif universel, ni de modĂšle Ă imiter pour les autres formes de vie, ni de point final dâune impossible Ă©chelle continue des ĂȘtres. Il y a nĂ©anmoins un fossĂ© infranchissable entre lâhomme et les autres animaux, dĂ» Ă la possession du logos, facultĂ© de parler un langage articulĂ© et de dĂ©libĂ©rer dĂ©limiter ce qui les sĂ©pare nâest pourtant pas simple dans les domaines relatifs au corps et Ă la sensibilitĂ©, en particulier celui du plaisir. Lâauteur se penche ainsi sur lâexistence de plaisirs spĂ©cifiquement humains, y compris parmi les plaisirs des sens comme ceux des saveurs et des parfums, et sur les enjeux Ă©thiques de ces distinctions et proximitĂ©s entre la bĂȘte, lâhomme dĂ©rĂ©glĂ© et lâhomme vertueux. Enfin, il envisage le cas problĂ©matique des moutons et autres animaux domestiques dĂ©pendants de lâhomme, et de la difficultĂ© de leur accorder une place dans la cosmologie immuable dâAristote un cas de plus oĂč la diversitĂ© du vivant se laisse difficilement ramener Ă un schĂ©ma explicatif unifiĂ©. Conclusion Câest donc un livre complexe et important que Pierre Pellegrin propose Ă notre lecture et, sâil affirme dâemblĂ©e que toute synthĂšse des Ă©tudes sur la biologie dâAristote est dĂ©sormais impossible, il rĂ©ussit tout de mĂȘme Ă en prĂ©senter de trĂšs nombreux acquis, tout en en donnant sa propre lecture, dont les spĂ©cialistes auront Ă juger. Il faut dâailleurs souligner le soin quâil prend Ă restituer les dĂ©bats dans lesquels il prend parti, et ses propres Ă©volutions, dâune maniĂšre Ă©clairante pour qui nâen est pas familier, quand bien mĂȘme il lui faut parfois trancher sans pouvoir se justifier longuement. La prĂ©sence dâun index des textes dâAristote citĂ©s est Ă©galement un outil prĂ©cieux pour les chercheurs. Lâauteur sâefforce Ă©videmment de donner Ă la pensĂ©e dâAristote la plus grande cohĂ©rence interne, en insistant sur la dĂ©marche gĂ©nĂ©rale dâAristote plutĂŽt que sur la faiblesse ou le caractĂšre erronĂ© quâil reconnaĂźt Ă©videmment de nombre de ses observations. Mais câest lĂ bien sĂ»r le rĂŽle du commentateur, et lâon ne saurait lui en faire le reproche. Le lecteur non familier dâAristote et de son corpus zoologique devra dĂ©ployer un effort dâattention soutenu pour suivre certains dĂ©tours du raisonnement, et relier parfois certaines analyses qui auraient gagnĂ© Ă ĂȘtre articulĂ©es plus explicitement entre elles et Ă la thĂšse gĂ©nĂ©rale quâelles servent, notamment dans les deux derniers chapitres. Il en tirera nĂ©anmoins une connaissance riche et bien mise en perspective de la biologie dâAristote, Ă la connaissance de laquelle ce livre constitue un apport essentiel.
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Larécente loi du 2 janvier 2002 est ainsi venue confirmer cet état d'esprit et a, parmi d'autres, réaffirmé le droit à l'intimité et à la vie privée des personnes handicapées accueillies en institution. La reconnaissance de la vie affective et sexuelle de la personne handicapée mentale
Les MaĂźtres de Sagesse sont des hommes qui nous ont prĂ©cĂ©dĂ©s sur le chemin de lâĂ©volution. Par leurs propres efforts, ils ont parcouru toutes les Ă©tapes de lâĂ©volution et ont atteint un degrĂ© de maĂźtrise spirituelle tel que, de notre point de vue, ils semblent parfaits. Ils sont devenus omniscients. Leur conscience se situe au niveau du Soi », notre vĂ©ritable Ătre spirituel. Aujourdâhui, ils attendent lâheure de revenir travailler au grand jour parmi nous, avec, Ă leur tĂȘte Maitreya. Les lecteurs de la revue Partage International font des confĂ©rences, salons, expositions de photographies et Ă©missions de radio. Agenda des activitĂ©s proposĂ©es par des groupes de mĂ©ditation de Transmission pour informer de l'Ă©mergence de Maitreya et des MaĂźtres de Sagesse. AccĂ©der au calendrier Pour la France, Belgique et Suisse AccĂ©dez Ă des avantages exclusifs chez nos partenaires aux quatre coins du monde ! PassionnĂ©s par les thĂ©matiques du bien-ĂȘtre, des mĂ©decines douces, du dĂ©veloppement personnel et de voyages Ă©co-responsables? Friants de bons plans, rĂ©ductions, cadeaux et autres goodies ?ETUDEDE LA DYNAMIQUE FAMILIALE ProblĂšmes de dĂ©f lnltlon des concepts et des outils de mesure par CĂ©line Le Bourdais, HĂ©lĂšne Desrosiers et BenoĂźt Gaulin Institut national de la recherche scientifique (INRS) -Urbanisation 3465, rue Durocher, MontrĂ©al, CANADA, H2X 2C6 Rapport de recherche soumis au ministĂšre de la SantĂ© et du Bien-ĂȘtre social (Ottawa) Octobre
Life 08/01/2013 0858 Selon une Ă©tude de l'Insee, les Français sont plutĂŽt satisfaits de leur vie Alamy Alamy PSYCHO - On les dit ronchons, grincheux, pessimistes, et pourtant... Les Français attribuent une note de 6,8 sur 10 Ă leur vie, rĂ©vĂšle une Ă©tude de l'Insee ce mardi 8 janvier. 13% sont pleinement heureux, avec un niveau de bien-ĂȘtre qui se situe Ă 9 ou 10. A l'inverse, la note se situe en dessous de 5 pour 7% de la population. Cette nouvelle Ă©tude sur la satisfaction dans la vie concerne les adultes vivant en France mĂ©tropolitaine en 2011. Fait notable, les Français heureux de leur vie sont plus nombreux que ceux qui ne le sont pas. Les personnes attribuant une note supĂ©rieure Ă 8 sont ainsi deux fois plus nombreuses que les insatisfaits. Ce groupe est constituĂ© surtout de personnes ĂągĂ©es de 65 ans et plus 15,5% et de consommateurs appartenant Ă un mĂ©nage Ă hauts revenus 23,4%. De nombreux facteurs entrent en jeu pour rendre la vie satisfaisante. C'est le stress de la vie courante qui amenuiserait le plus les chances d'ĂȘtre heureux, avant mĂȘme l'isolement social ou une mauvaise santĂ©. Dans le mĂȘme temps, "la faiblesse des liens sociaux est la dimension qui est la plus associĂ©e au risque d'ĂȘtre insatisfait de 0 Ă 4 sur l'Ă©chelle, suivie par les difficultĂ©s financiĂšres", souligne l'Insee.
LerĂŽle de la Loi de MoĂŻse. Dans son Ă©pĂźtre aux Romains (3:19-20), lâapĂŽtre Paul insiste sur le rĂŽle primordial de la loi dans lâĆuvre de Dieu. «Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit Ă ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermĂ©e, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu.
Biologie Ă©tymologie et dĂ©finition simple en françaisLe terme "biologie" a Ă©tĂ© créé Ă partir de deux mots grecs bios, la "vie", et logos, la "science".La biologie est la science qui Ă©tudie la vie sous toutes ses formes ! Elle inclut toutes les sciences ayant pour objet l'Ă©tude des ĂȘtres vivants. Elle est abordĂ©e par les Ă©lĂšves dĂšs l'Ă©cole Ă©lĂ©mentaire, en rĂ©alisant des expĂ©riences scientifiques faciles et en Ă©voquant la classification des ĂȘtres vivants et la chaĂźne qu'un ĂȘtre vivant ?Les ĂȘtres ou organismes vivants ont une extrĂȘme diversitĂ© de forme et de plus de l'Homme, ils peuvent ĂȘtre des animaux mĂ©duse, souris, dauphin, etc., des vĂ©gĂ©taux chĂȘne, mimosa, laurier rose, etc., des organismes microscopiques bactĂ©ries, plancton, etc..Cellules qui vont ĂȘtre Ă©tudiĂ©es au microscope par des biologistes © Freepik Qui est le pĂšre fondateur de la biologie ?Jean-Baptiste de Lamarck 1744-1829, un scientifique français proche des philosophes des LumiĂšres, invente le nom de biologie pour dĂ©signer la science des ĂȘtres vivants. Au mĂȘme moment, le scientifique allemand Gottfried Reinhold Treviranus 1776-1837 conçoit Ă©galement le mot biologie, de l'autre cĂŽtĂ© du et Lamarck sont considĂ©rĂ©s comme les pĂšres fondateurs de la biologie. Justement, on appelle les scientifiques qui Ă©tudient la biologie, des est le but de la biologie ?DĂšs l'origine, les biologistes Lamarck et Treviranus, attribuent un double objectif Ă la biologie a pour but de - dĂ©couvrir les lois universelles qui rendent possible la vie en tant que fait gĂ©nĂ©ral- dresser le tableau de sa diversitĂ© et de son histoireLa biologie Ă©volution jusqu'Ă aujourd'huiDepuis Lamarck et Treviranus, la biologie a beaucoup Ă©voluĂ©. Aujourd'hui, il existe deux visions diffĂ©rentes et complĂ©mentaires de la vision stricte de la biologie la rĂ©duit aux comportements des vivants, qu'ils soient pris isolĂ©ment ou en relation avec leur vision large de la biologie propose l'Ă©tude complĂšte des ĂȘtres vivants, englobant l'ensemble des sciences du vivant. C'est aujourd'hui cette vision qui domine chez les biologistes et le grand botaniste examinant une feuille © Freepik Quelles sont les diffĂ©rentes sciences ou matiĂšres de la biologie ?La biologie englobe plusieurs sciences Ă©tudiant les ĂȘtres quelques unes des principales disciplines de la biologie la botanique câest la science qui Ă©tudie les plantes la zoologie câest la science qui Ă©tudie les animaux l'Ă©cologie câest la science qui Ă©tudie les relations des ĂȘtres vivants animaux, vĂ©gĂ©taux, micro-organismes avec leur environnement, ainsi qu'avec les autres ĂȘtres vivants l'anatomie câest la science qui Ă©tudie la forme et la structure des ĂȘtres organisĂ©s ainsi que des rapports entre leurs diffĂ©rents organes la morphologie câest la science qui Ă©tudie la forme des ĂȘtres vivants l'embryologie câest la science qui Ă©tudie le dĂ©veloppement, des ĂȘtres vivants Ă partir d'un Ćuf fĂ©condĂ© la physiologie câest la science qui Ă©tudie les fonctions et les propriĂ©tĂ©s des organes et des tissus des ĂȘtres vivants la gĂ©nĂ©tique câest la science qui Ă©tudie lâhĂ©rĂ©ditĂ© et des gĂšnesLobjectif de ce parcours de master est d'offrir une formation pluridisciplinaire dâexcellence Ă la recherche et par la recherche en apportant de solides connaissances de biochimie, de biologie molĂ©culaire et cellulaire vues Ă travers la biologie des virus de lâensemble des rĂšgnes du vivant. Les domaines de la virologie fondamentale et molĂ©culaire tout comme ceux de la virologie QXGZ.