toutâge. Cette maladie affaiblit énormément les agneaux, la mort p survenir ouvant en 24h. Dans un élevage, l’apparition d’une salmonellose peut être brutale : on parle alors de forme épizootique de la maladie (Millemann et al., 2003). D’autres bactéries ont été isolées dans des cas de diarrhée. Des campylobactérioses ont
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Lesmoutons (brebis, béliers, agneaux) sont des animaux hautement intelligents, avec des vies sociales, mentales et émotionnelles riches et complexes. En France, ils sont principalement élevés pour la viande d’agneau, mais aussi pour le lait de brebis, qui sert surtout à la confection de fromages tels que le roquefort. En 2018, plus de 5
La première sauvée Solennité de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie Lc 1, 39-45 Quelle est celle-ci qui monte ? », chantions-nous à l’instant. Marie est l’une de nous, c’est une jeune femme d’Israël. Nous ne savons d’elle que peu de choses. C’était une pauvre devant Dieu, qui aurait dû rester anonyme. Mais nous le savons, Dieu choisit ce qui est caché, ce qui est humble pour réaliser son salut. Le contraste entre l’humble scène de la Visitation et la femme glorieuse de l’Apocalypse est saisissant. Il nous fait prendre conscience de l’ampleur de ce qui se joue dès l’Incarnation du Christ. La présence de Dieu déclenche sur la terre un violent combat avec son adversaire, Satan. Par son oui, Marie offre à Dieu une terre où accomplir sa promesse. Elle, qui a porté dans sa chair le Verbe de Dieu, elle qui l’a suivi jusqu’au pied de la Croix, est la première à recueillir les fruits de sa résurrection. Comment pourrait-il en être autrement ? Et si cette fête nous est chère, c’est qu’elle vient nous rejoindre dans notre espérance d’avoir part, à notre tour, jusque dans notre chair, à la victoire de Dieu sur toute mort. En attendant, Marie intercède pour nous auprès de son Fils. ************************************************************************ Le feu de l’amour ? 20ème dimanche du Temps Ordinaire année C – Lc 12,49-53 14/08/22 Aujourd’hui nous entrons dans la célébration du 20ème dimanche du temps ordinaire. L’évangile de demain est ardu, il invite à regarder les choses en face. Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » dit Jésus. Ne pensez pas que je suis venu mettre la paix sur la terre non pas la paix, mais bien plutôt la division ». L’incendie de Voreppe nous a tous impressionnés derrière la montagne, ce gigantesque brasier, ces flammes, et le vent tournant. Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » dit Jésus. Comment accepter cette image, aujourd’hui, quand partout en France, dans le monde, la réalité prend le pas sur elle, inexorablement? Les pompiers m’ont donné une idée. Ne pouvant pas combattre directement les flammes, à cause du terrain trop instable et des falaises, ils ont allumé un contre-feu, dirigé. Voilà ce que Jésus est venu apporter sur la terre un contre-feu. De proche en proche, le feu de l’amour embrase l’univers ». Contre toute forme d’avarice, de haine, de domination, de guerre, un seul rempart, mais qui coûte donner sa vie, prêcher l’amour, cela n’a rien d’irénique. Notre Pape François le sait mieux que quiconque, quand il se bat pour la paix. ************************************************************************ Sois sans crainte… 19ème dimanche du Temps Ordinaire année C – Lc 12,32-48 07/08/222 Sois sans crainte petit troupeau, mais veille! Veille sur ton coeur, attends le retour de ton Maître. Là est ton trésor. Vends tes biens, mais gère ceux de ton maître, pour que tous aient leur part en temps voulu. N’accapare pas pour toi! Ton trésor c’est le sien, inépuisable il lui a plu de te donner le Royaume. Il a lui plu de te donner son Royaume, à toi son troupeau. Ton trésor, c’est notre trésor, notre Maitre, notre Dieu, qui passe au milieu de nous en Serviteur. Et il nous montre ainsi que son trésor, c’est nous, son troupeau… **************************************************************** Servir et se laisser servir ! 16ème Dimanche du temps ordinaire – Année C Dimanche 17 Juillet 2022 Lc 10, 38-42 Quel contraste entre l’hospitalité d’Abraham sous les chênes de Mambré et celle de Marthe à Béthanie que nous entendons ce dimanche. D’un côté, Abraham s’empresse et met toute sa maisonnée en mouvement pour accueillir trois visiteurs inconnus. De l’autre, Marthe s’agite seule et récrimine contre sa sœur Marie. Abraham reçoit avec faste, offrant le meilleur à ses hôtes galette de fleur de farine, veau tendre, lait et caillé. L’évangile ne nous précise rien sur ce qui est servi par Marthe nous savons juste qu’elle est tiraillée et inquiète par tant de choses… Avouons que nous ressemblons bien souvent à Marthe et qu’il ne nous est pas toujours donné d’être dans le service généreux et sans calcul, centré sur celui ou celle que nous accueillons. Pour bien servir, le secret, la seule chose nécessaire, est sans doute d’avoir soi-même consenti à se laisser servir. Le Christ, lui qui était de condition divine, ne s’est-il pas laissé laver les pieds par Marie de Béthanie avant de laver les pieds de ses disciples ? ************************************************************************ L’aubergiste, c’est l’Église, c’est nous ! 15ème Dimanche du Temps ordinaire – Année C Dimanche 10 juillet Lc 10, 25-37 En ce 15ème dimanche du temps ordinaire, nous retrouvons la parabole du bon samaritain. Elle nous pose trois questions Comment lis-tu ? Que vois-tu ? Que fais-tu ? A chacun de nous d’y répondre pour lui-même ! Quant à la parabole elle-même, c’est l’histoire de notre Salut et de notre mission en Église. En effet, le Seigneur a vu J’ai vu la misère de mon peuple » et il est venu ; il s’est approché ; il s’est incarné Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous. » Oui, le bon samaritain, ce n’est pas nous mais c’est Dieu dans le Christ Jésus. C’est lui qui donne de son bien pour l’humanité blessée. Mais l’aubergiste, c’est l’Église, c’est nous à qui Dieu donne une mission et fait une promesse – La mission de prendre soin de tous ceux qu’il nous amène. Il n’y a pas à faire le tri entre les personnes, mais à les recevoir dans la foi car c’est Jésus qui est là en eux. – Et la promesse c’est le retour du Christ qui nous dira ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait. Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. » Que le Seigneur nous donne toujours plus de foi pour le reconnaître et le servir dans ceux qu’il nous donne. Amen ! ************************************************************************ Moissonner pour le Seigneur 14ème dimanche- Année C – 3 juillet 2022 Lc 10, Dans le Royaume de Dieu, il y a abondance ! On voit Jésus lancer un nouvel envoi en mission pour faire la moisson. Le groupe des Douze ne suffit pas, Jésus appelle 72 disciples pour aller de maison en maison et prodiguer la paix de Dieu, elle est destinée à tous les peuples. Le cahier des charges est simple partir sans argent, ni besace, ni sandale de rechange pour annoncer la puissance du Royaume. Jésus prend soin de leur préciser qu’ils sont envoyés comme des agneaux au milieu des loups. Qu’ils ne se trompent pas, ce n’est pas par leur propre force qu’ils rendront un témoignage véridique. Heureux les pauvres, heureux les artisans de paix ! L’annonce du Royaume passe par des rencontres personnelles en disant Paix à cette maison !’ Car les pacifiques sont en bonne affinité avec le Règne du Père. Au retour de la mission, on voit les 72 se vanter un peu trop de leurs succès et de leur victoire sur les démons. Jésus les ramène à l’essentiel la vraie source de joie est d’avoir son nom inscrit dans les cieux. La vraie victoire est celle d’être un fils ou une fille de Dieu, ce n’est pas une conquête, mais un don à recevoir. Aujourd’hui encore, Jésus compte sur nous pour devenir de tels disciples. La paix soit avec vous ! Allez ! **************************************************** Les colonnes de l’Église Jn 21, 15-19 Ce soir nous fêtons saint Pierre et saint Paul, les colonnes de l’Église. Tous deux ont reçu la révélation que Jésus était le Messie, le Sauveur. Ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela. » Je suis Jésus que tu persécutes. » Tous deux ont cru et ils ont aimé le Christ. Oui, ils ont trouvé le trésor ; ils ont tout laissé pour lui mais ils n’ont pu le garder pour eux tant ce trésor devait être partagé pour gagner en richesse. Voilà bien l’Église de Pierre et de Paul, l’Église des vases d’argile, l’Église de Jésus-Christ tel le pain multiplié, la foi pleine d’amour pour Jésus le Christ répandue au quatre coins du globle. C’est elle qui nous unis tous en Lui. Vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. » Ga 3 Alors, soyons dans la joie et l’action de grâce car le salut nous est donné en Jésus Christ. Proclamons-le ! **************************************************** 99 pour une Solennité du Sacré-Cœur de Jésus – Année C – 24 juin 2022 Lc 15, 4-7 Cœur de Jésus. Solennité du Sacré-Cœur de Jésus. Peut-être l’expression Sacré-Cœur de Jésus » nous semble-t-elle un peu vieillotte, peut-être avons-nous du mal à y voir plus qu’une dévotion ? Pourtant la parabole de la brebis égarée que nous lirons demain à la messe nous révèle de manière éclatante combien Jésus a en effet du cœur. Car, à la vérité, quel est celui d’entre vous qui abandonnerait 99 brebis dans le désert pour aller en chercher une qui s’est perdue ? Si c’était vous, je suis sûre que vous commenceriez par mettre soigneusement les 99 à l’abri avant de vous mettre à la trace de celle qui est perdue ! Ou bien, la parabole ne le dit pas, mais il y a des chiens, d’autres bergers, qui les gardent en sécurité. Comment vous blâmer ? Là où est notre trésor, là est notre cœur. Mais voilà en celui qui s’est perdu dans les couloirs du mal, de la misère, de la souffrance, c’est en lui que Jésus met son cœur. Tout son cœur. Son trésor. C’est la logique de l’évangile! Une logique ? Bien sûr, une logique. La logique de Dieu. La logique de l’Amour. ******************************************************************** Un pain substantiel Solennité du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ – Année C – 19 juin 2022 Lc 9, 11b-17 Les lectures de cette fête évoquent les différentes facettes du sacrement de l’eucharistie le pain et le vin offerts pour bénir le Dieu très-haut, le mémorial de la passion du Seigneur Jésus-Christ, la foule nourrie et même rassasiée. Mais la multiplication des pains donne aussi à l’eucharistie une tonalité quotidienne. Nous sommes au cœur de la vie publique de Jésus la foule a rejoint Jésus et les apôtres tout justes rentrés de leur première mission. Jésus enseigne, guérit et bien-sûr nourrit. Son salut touche toutes les dimensions de notre humanité et répond aux différents besoins de nos corps… J’aime aussi que Jésus parte de ce que les apôtres ont cinq pains et deux poissons. Et la simplicité avec laquelle ensuite, il fait asseoir tout le monde par tablées » et donne aux disciples les pains rompus pour qu’ils les distribuent. Nourris par ce pain et ce vin, puissions-nous à notre tour rejoindre les hommes et les femmes de notre temps dans leur vie quotidienne et témoigner d’un Dieu qui sauve en se donnant. La tâche est immense tant les besoins sont nombreux, mais Dieu est là ! Courage… ******************************************************************** Viens Esprit créateur ! Solennité de la Pentecôte – Année C – 5 juin 2022 Jn 14, Viens, Esprit Saint, lumière de nos cœurs, Père des pauvres ! La Pentecôte est la fête de la plénitude de la vie l’amour de Dieu se donne à tous par l’Esprit Saint répandu dans l’intime des coeurs. Depuis le matin de Pâques, les apparitions répétées du Christ ressuscité n’ont pas suffi à déverrouiller le cœur des disciples, ils demeurent enfermés dans le règne de la mort. En leur communiquant son propre Esprit de vie reçu du Père, le Christ les fait devenir témoins de la vie plus forte que la mort, Bonne Nouvelle destinée à toutes les nations. Cinquante jours après Pâques, le don de l’Esprit-Saint vient accomplir l’Alliance Nouvelle scellée dans la mort et la résurrection de Jésus de Nazareth. Voici que le Souffle de Dieu, qui a présidé la création, se répand à profusion sur l’immensité du monde ! Désormais et jusqu’à la fin des temps chaque créature a libre accès auprès du Père, l’Esprit-Saint est un don de joie et de liberté. Puissent les langues de feu donner à chacun et chacune d’entendre les merveilles de Dieu dans sa propre langue, pour en témoigner avec allégresse et assurance. ******************************************************************** Dieu Seul s’occupe du blessé. 7ème Dimanche de Pâques. Année C. 29 Mai 2022 Jn On dit de deux personnes profondément liées qu’elles ne font qu’un ». Jésus et son Père ne font qu’un. Mieux encore, ils sont Un. Nous rendons-nous compte de la portée de la prière de Jésus pour nous ? Être unis en Lui comme il l’est avec le Père ! Pourtant, dans certaines circonstances d’extrême violence, on peut en venir à haïr son prochain. Parfois, c’est vital ! En ce cas, aucune leçon de morale n’est de mise. Dieu Seul s’occupe du blessé. Entendre l’évangile d’aujourd’hui, c’est nous adosser à la prière du Christ. Cette prière n’est pas à notre portée mais elle nous porte, au-delà de nous-mêmes, au-delà des affres du temps présent. Une communauté chrétienne, comme celle que nous formons ici, n’a rien à offrir d’autre que l’amour de Dieu qui nous lie à la vie, à la mort. ******************************************************************** Solennité de l’Ascension -Année C- 26 mai 2022 Tuilage… Lc 24, 46-53 Aujourd’hui nous entrons dans la célébration du mystère de l’Ascension du Seigneur. Les textes que la liturgie nous proposent opèrent comme un tuilage entre la fin de l’Évangile de Luc et le commencement des Actes des Apôtres tome 1, tome 2 en quelque sorte. Le mystère de l’Ascension forme avec celui de la Pentecôte un tuilage. Le Christ se retire auprès du Père, et l’Amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous est donné. C’est un unique mouvement, place est faite pour le don de Dieu l’Esprit du Christ. Nous sommes nous-mêmes invités à vivre, au cours de cette traditionnelle et capitale retraite » d’Ascension-Pentecôte qui va s’ouvrir, quelque chose de ce tuilage. Que la force de Dieu anime une humanité nouvelle, réconciliée, éveillée, active. Aujourd’hui, avec le Christ, prenons de la hauteur! *************************************************************** 4ème Dimanche de Pâques -Année C- 8 mai 2022 Dans la main du Père… Jn 10, 27-30 Après s’être révélé comme la porte et le berger des brebis, Jésus est au Temple lors de la fête de la Dédicace. La tension monte les Juifs l’encerclent et tout de suite après, ils ramasseront des pierres pour le lapider. Voici le contexte de l’évangile de ce dimanche. Jésus lui-même fait ici l’expérience d’être dans la main du Père. Et devant ses ennemis, son cœur est sans crainte ». Si l’Église nous fait méditer cet évangile au milieu du temps pascal, c’est sans doute pour nous fortifier dans la foi dans la victoire du Christ contre le mal. Personne ne les arrachera de ma main. … Personne ne peut les arracher de la main du Père. » Les termes sont forts. D’une part, nous sommes dans la main du Fils et du Père. Notre liberté n’est pas niée, attention. Cela veut juste dire qu’en tant que créature, nous sommes dans leur main, bénéficiant de leur amour et de leur protection. D’autre part, si personne ne peut nous en arracher, cela veut aussi dire que le mal aura beau déferler, ce lien d’amour demeurera, toujours. *************************************************************** 3ème dimanche de Pâques –Année C- 1er mai 2022 – Va Pierre, passe devant nous! Jn 21,1-19 Les disciples ont quitté Jérusalem, et leur pièce bouclée à double tour, avec au cœur la joie, la bonne nouvelle de la résurrection de Jésus. Mais ils sont toujours aussi pauvres, les mains aussi vides que leur filet. Ils n’ont rien à manger, comme les foules de Galilée qui avaient été rassasiées non loin de cette mer de Tibériade où ils pêchent maintenant. Et voilà le Seigneur à l’aube, rien que pour eux, pour partager le pain et les poissons, ce pain qui permettra de reprendre la route. Car, pour Pierre, il y a de nouveau une route à suivre derrière le Christ Viens, suis-moi » Non plus sur les chemins de Galilée, pas même en essayant de marcher à nouveau sur les eaux de cette mer. Mais Viens, suis-moi » dans la vie donnée, la mort acceptée pour le Christ. Il le peut il a goûté la miséricorde, il a en lui la Parole vivante, le pain de Vie. Va Pierre, passe devant nous, guide-nous dans la suite du Christ. Avec toi nous redirons Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime » Seigneur, à qui irions-nous, tu as les paroles de la Vie éternelle! » *************************************************************** 2ème dimanche de Pâques C. Dimanche de la miséricorde. Jn 20, 19-31 Pourquoi ? Pourquoi Thomas, l’incrédule, a-t-il cru en la résurrection de Jésus ? Il a eu ce qu’il a voulu. Jésus lui a présenté ses mains portant la marque des clous et son côté transpercé. Sans lui faire un sermon, il a accédé à sa demande impérative de voir et toucher. Mais l’a-t-il fait, notre Thomas ? L’évangile ne le précise pas. Cela n’a plus d’importance. Thomas voulait toucher mais c’est lui qui a été touché le premier. Transpercé par la lance de la miséricorde, son cœur s’est ouvert à la foi. La Béatitude qui clôt l’évangile, nous est réservée, nous qui n’avons jamais vu Jésus Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! » Seigneur, accorde-nous aujourd’hui de croire sur Parole, la Tienne. ******************* Avançons-nous vers Lui ! » Dimanche des Rameaux – Année C 10 avril 2022 Lc 19, 28-40 La foi, dit l’épître aux Hébreux, est une façon de posséder ce que l’on espère, un moyen de connaître les réalités qu’on ne voit pas. Pour s’avancer vers Dieu, il faut croire qu’il existe et qu’il récompense ceux qui le cherchent He 10,1 sq. Nous entrons ce soir dans les célébrations de la Grande Semaine – la Semaine Sainte. Rameaux à la main, comme autrefois les habitants de Jérusalem, nous allons nous avancer vers le Christ, prêts à recevoir de lui la grâce et la vérité. S’avancer vers lui, s’avancer avec lui au-devant de la mort, sans légèreté ni insolemment, car elle nous écrase, aujourd’hui encore. Et cependant, oui, nous le croyons, sur le bois de la Croix s’est jouée une fois pour toutes et en notre nom la remise de soi entre les mains du Père. Cela, le Christ l’a accompli pour nous, dans la force et la douceur de son Esprit la vérité de l’amour. ******************************************************* Va ! 5ème Dimanche de Carême – Année C 3 avril 2022 Jn 8, 1-11 Le récit de la femme adultère, avec la mention du mont des oliviers nous conduit vers le procès de Jésus et sa crucifixion. Exposée au vu de tous, la femme prise en flagrant délit d’adultère n’est que prétexte pour tendre un piège à Jésus. En dépit des apparences, il est l’accusé principal des scribes et des pharisiens. En gardant le silence et en s’abaissant pour tracer des mots indéchiffrables, Jésus refuse de se mesurer à la Loi de Moïse. Il déplace la question de ses accusateurs, et par une sentence il met à jour leur mensonge et leur hypocrisie Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ». Les voilà renvoyés à leur propre vie, ils sont pris à leur tour en flagrant délit d’injustice, ils se retirent l’un après l’autre. Jésus reste seul en face de la femme et lui adresse une parole de salut. Contre toute attente, elle est la bénéficiaire privilégiée de la miséricorde divine et sa vie est propulsée en avant Va, et désormais ne pèche plus ! » Jésus prend sur lui la condamnation de cette femme, comme il portera et emportera les péchés du monde sur la croix. Dans l’attente de l’aube pascale, offrons-lui tout ce qui n’est pas amour véritable en nous. ******************************************************* Un cœur de Père 4ème Dimanche de Carême – Année C 27 mars 2022 Lc 15, Face à l’accueil que Jésus réserve aux pécheurs, les pharisiens et les scribes murmurent. Jésus s’adresse à eux avec une parabole Un homme avait deux fils… » Nous connaissons trop bien cette histoire tant elle peut faire écho à nos vies, nos histoires familiales, communautaires. N’est-il pas normal que le fils aîné vive comme injuste l’accueil que le père réserve à son jeune frère ? Nous sentons bien l’impasse dans laquelle nous sommes si nous raisonnons uniquement à vues humaines. Mais Jésus nous révèle la grandeur infinie de l’amour du Père pour chacun de ses enfants. Il est le fils aîné, premier-né d’une multitude de frères. Il est Celui en qui la Parole du Père s’accomplit Tout ce qui est à moi est à toi et ce qui est à toi est à moi. » Il n’a qu’un désir Que tous soient un » comme il ne fait qu’un avec son Père. Puissions-nous nous reconnaître pécheurs et accueillir humblement le salut gratuit que le Père nous offre en son Fils. Goûtons à la joie du ciel pour un seul pécheur qui revient à la vie ! ************************************************************* Annonciation du Seigneur à Marie Grandes, merveilleuses sont tes œuvres, Seigneur, O Roi des nations ! » Aux yeux du monde, tes œuvres semblent bien petites et même insignifiantes – un embryon dans le sein de sa mère, – une toute jeune fille enceinte, – dans un village perdu de Galilée… Mais aux yeux de la foi, c’est tout autre chose – Dieu, le Créateur du monde, prend notre chair, descend, se fait tout petit, ô combien vulnérable en ce lieu caché de tous. Ainsi, Il ne dédaigne pas notre nature avec ses limites et ses contraintes pour nous rejoindre et nous sauver. – Dieu vient – Il est là au milieu de nous et une seule créature est informée pour le moment Marie. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ». Il lui est même demandé de participer à ce grand mystère. – Marie, figure de l’Église, appelée à porter Dieu au monde. Marie peut se réjouir Tressaille d’allégresse fille de Sion » et nous aussi nous pouvons dire Grandes, merveilleuses sont tes œuvres, Seigneur, O Roi des nations ! » Tu es là Dieu-avec-nous ! ************************************************************* ANNIVERSAIRE DE LA DÉDICACE DE L’ÉGLISE DE CHALAIS Dans l’émerveillement et la gratitude, nous célébrons l’anniversaire de la dédicace de l’église de Chalais. Le 22 mars 1101, avait lieu la consécration de cet édifice de pierres, construit avec tant d’harmonie et de sobriété par les moines chalaisiens. Depuis plus de neuf siècles, des frères et des sœurs ont voué leur vie au Dieu de Jésus-Christ, et laissent monter leur louange et leur supplication dans la patience de la foi, jour après jour, sous cette clef de voûte polychrome. L’inscription autour de l’Agneau pascal est la suivante Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde, donne-nous la paix. » Cette prière est la nôtre, aujourd’hui encore. Dans le silence de la Chartreuse, Notre Dame de Chalais est appelée à être une demeure de paix pour la multitude, toute tendue vers la Jérusalem céleste, ville où tout ensemble ne font qu’un » Ps 121. ************************************************************* Urgence à nous convertir !! Lc 13, 1-9 Le 3ème Dimanche de Carême pourrait être appelé le dimanche de la mi- pente» car nous sommes déjà loin de l’enthousiasme du départ et encore loin de l’arrivée qu’est la fête de Pâques. L’évangile de ce dimanche peut nous secouer sérieusement, si nous sommes tentés de rebrousser chemin ou de ralentir le rythme de nos efforts,. Jésus, en effet, nous prévient nous ne sommes pas moins pêcheurs que les autres. Et Il ajoute si vous ne vous convertissez pas vous périrez comme eux». Il y a urgence à nous convertir!! Mais, dans la parabole du figuier, à l’urgence de la conversion répond la patience inépuisable de Dieu. N’épuisons pas en vain le sol de nos vies trop courtes. Laissons le Seigneur bêcher notre cœur , secouer le fumier qui s’y trouve et l’arroser de sa grâce et des larmes de notre repentir. Sa gloire c’est que nous portions beaucoup de fruits. *********************************************************** Montagne de la Transfiguration Lc 9,28b-36 Après la montagne du combat spirituel, nous voici arrivés ce dimanche à une autre montagne pour recevoir l’encouragement dans le mystère de la Transfiguration. Qu’y voyons-nous ? Nous y découvrons d’abord que Dieu est bien présente dans la chair de Jésus. C’est dire l’importance que Dieu porte à notre corporéité, à notre humanité. Oui, Jésus transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux ».phil 3 Nul ne peut prétendre à faire des hommes de la chair à canon, même pas Mr Poutin ! En ce temps où le vent de la guerre souffle, faisons comme Pierre, Jacques et Jean laissons-nous attirer par Jésus à l’écart sur la montagne. Pierre vient de le reconnaître comme le Messie, et le Père révèle qu’il est son Fils, un Fils qui va vivre son Exode » pour nous sauver. C’est lui, Jésus, notre Lumière, par sa Parole et par ses actes, lui qui, à l’heure de la souffrance et de la mort, s’est arc bouté au Père. La Transfiguration nous rappelle que notre avenir, c’est Dieu le Père. Là dans ce monde nouveau, Il essuiera toute larme, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur. Voilà l’horizon ! Là nous lui rendrons pleinement grâce de nous avoir ainsi conduits. N’ayons pas peur et ne nous décourageons pas ! Jésus est avec nous. Il nous fera passer de ce monde au Père. Marchons avec lui ! ************************************************************************************ La grande épreuve du désert Premier Dimanche de Carême. 6Mars 2022. Luc 4, 1-11 Le premier dimanche de Carême, c’est la grande épreuve du désert. Selon saint Matthieu, Jésus s’affronte à trois tentations qui n’en font qu’une vivre sans le Père. La tentation pour nous, c’est le ver dans le fruit, l’irrésistible désir de s’affranchir de la source, de ne rien devoir à Celui de qui tout vient, de s’emparer du don de Dieu au lieu de le recevoir de sa main. Le ver qui nous ronge, ce péché originel », n’a aucun pouvoir sur le Christ. Il en sent la morsure mais n’est pas empoisonné. S’il nous rejoint jusque là , c’est pour nous délivrer du mal ». Enfin arrachés à l’auto-esclavage, nous découvrons la vraie liberté des enfants de Dieu. Avec le Christ, nous sommes équipés pour combattre le bon combat ». Non pas un combat d’idées mais un combat à la vie à la mort, en ce lieu caché où notre âme rétive résiste à l’amour je ne servirai pas ». Le oui » du Serviteur est l’antidote à ce poison. Que ta volonté soit faite ». ********************************************************************* Aimer, mais à quel coût ? Lc 6, 27-38 Aimez vos ennemis, …, A celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. » En lisant l’évangile de ce dimanche nous nous disons sans doute d’abord qu’il ne faut pas le mettre en pratique de manière trop littérale. Mais est-ce suffisant ? Si nous prêtons une oreille attentive à l’appel du Christ, sa question est simple Si vous aimez ceux qui vous aiment, que faîtes-vous d’extraordinaire ? » La perspective est renversée. Jésus nous appelle à élargir notre cœur, à aimer tout homme, y compris lorsque cela nous coûte. Et au fond, n’est-ce pas le désir profond qui nous habite ? Avec une légère ironie, qui révèle sa bonne connaissance du cœur humain, Jésus parle de mériter une reconnaissance ». Nous faisons tous l’expérience d’aimer pour pouvoir être aimé en retour. Le Christ nous fait découvrir l’amour libérateur de son Père, qui fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons. Si nous accueillons cet amour, si nous consentons à devenir fils et filles de Dieu, alors nous pourrons aimer en vérité, même nos ennemis. ****************************************************************** Embarqué au grand large ! 5ème Dimanche du TO Année C Lc 5, 1-11 Aujourd’hui, Jésus est sorti de la synagogue, il prêche en plein air. La foule est massée autour de lui, buvant ses paroles. Quant à Simon, il se laisse embarquer, au grand large. C’est ce qui nous est proposé en ce dimanche, le premier jour de la semaine, qui sera peut-être notre premier jour, celui où tout commence. Oui, Simon-Pierre est littéralement embarqué dans son propre esquif que Jésus a réquisitionné. La nuit a été longue, les filets sont vides. Contre toute logique humaine, il fait ce que Jésus lui dit et s’avance en haute mer. L’acte de foi précède le miracle de la surabondance, Simon croit en Jésus sur parole, sans preuve. Le don surpasse tout désir, toute espérance. Comme Isaïe dans la splendeur du Temple, Pierre, tombe à genoux dans l’humilité de sa vie quotidienne. Dieu était là ! Les filets débordent de poissons, les cœurs débordent de reconnaissance. Nous sommes appelés, aujourd’hui. ****************************************************************** Echec à Nazareth ! Dimanche 30 Janvier 2022 Lc 4, 21-30 Jésus n’est pas reçu dans son pays d’origine. Ses compatriotes le connaissent trop, ou croient le connaître. Ils ne sont pas prêts à entendre ses paroles de grâce, car elles les dérangent Mais pour qui se prend-il ce fils de Joseph ? » A la synagogue, on passe très vite de l’admiration à la colère et au rejet. Difficile d’entendre que Jésus a une autre origine que celle de Nazareth. Rien d’étonnant pour lui les prophètes qui l’ont précédé en Israël ont subi le même sort, Elie et Elisée sont allés prodiguer la miséricorde divine en terre étrangère. Jésus fait de même. Il passe son chemin, la haine et la mort n’ont pas de pouvoir sur lui. La violence des siens peut bien se déchaîner, il en est vainqueur par l’innocence et l’amour. Ainsi le drame de Nazareth annonce déjà celui de la Passion. Mais la croix n’est pas le dernier mot de l’histoire, il y a la victoire pascale. Elle est la signature d’amour du Père pour son Fils, envoyé pour sauver tous les hommes. Jésus n’est la propriété de personne, il est la Sagesse vivante offerte à tous. ******************************************** Excellent Théophile ! Dimanche 23 Janvier 2022 Lc 1, 1-4 ; 4, 14-21 Excellent Théophile, aimé de Dieu et aimant Dieu Les fêtes de Noël t’ont parlé des origines de Jésus. Elles t’ont manifesté qu’Il est bien le Fils de Marie et le Fils de Dieu, homme et Dieu. L’archange Gabriel l’a attesté ; Le Père, au baptême, l’a dit couvrant son Fils de l’Esprit et l’envoyant en mission ; le diable lui-même, défait avec ses tentations au désert, y a goûté… Et la semaine dernière le récit des noces de Cana t’expliquaient que Jésus est venu conclure des noces avec l’humanité, avec toi. Alors aujourd’hui, à Nazareth, que découvres-tu de Jésus, de sa mission ? Il est bien le Messie-Roi, l’Oint de Dieu annoncé par les Prophètes. Oui ! Il est celui qui vient pour donner l’espérance aux pauvres, la lumière aux aveugles, la libération aux opprimés, et la bénédiction de Dieu à ceux qui voudront bien la recevoir. Aujourd’hui, entends-le, tout cela est pour toi si tu sais reconnaître que tu es pauvre, aveugle et nu. N’attends pas ! Le Seigneur est à ta porte et il frappe. Lui t’attend pour te combler au-delà de tout ce que tu peux imaginer. Alors la Parole faite chair pourra s’écrire dans ta vie et dans celle de ceux qui t’entoure. Ouvre-lui ! *********************************************** La joie des noces ! Dimanche 16 Janvier 2022 Jn, 2, 1-11 Pour ce retour au temps ordinaire, l’évangile nous emmène… aux noces. Cela nous dit déjà qu’avec le Christ, le quotidien de nos vies humaines, le plus ordinaire soit-il, est appelé à devenir le temps de l’alliance de Dieu avec chacun de nous. Par ce symbole des noces, la Parole de Dieu souligne que cette alliance est source de joie et d’une joie surabondante. Et pour que cette joie advienne, tout est prévu. La mère de Jésus est là , attentive aux besoins des convives ils n’ont pas de vin ! ». Elle ne doute pas un instant que son Fils va agir. Tout ce qu’il vous dira, faites-le. », dit-elle aux serviteurs. Pas le temps de s’attarder sur la réponse bien sèche de Jésus. L’urgence est que la noce soit réussie et que personne ne s’aperçoive de rien, surtout pas le maître du repas. Pourtant, n’était-ce pas lui qui, normalement, aurait dû veiller à ce que les convives ne manquent de rien ? Et l’évangéliste st Jean va jusqu’à nous préciser qu’il ne savait pas d’où venait le vin ! Cela nous rappelle que Dieu seul pourvoit et qu’Il veille, sans se lasser, sur son alliance avec l’humanité. ************************************************************************ Baptême du Christ Dimanche 9 Janvier 2022 Lc 3, Qui est qui ? On les confond, Jean et Jésus. Jean met les choses en place C’est Jésus le plus fort ! C’est la pure vérité. Jean, le plus grand des prophètes n’arrive pas à la cheville de Jésus, pas question qu’il dénoue ses sandales, comme le ferait un esclave. Pourquoi Jésus plonge-t-il dans le même bain que nous ? Pourquoi est-il parmi nous comme un poisson dans l’eau ? Parce qu’il est l’un des nôtres. Il s’est enfoncé dans nos eaux boueuses pour les purifier et nous donner la vie, une vie frétillante et heureuse, une vie ressuscitée. Le ciel se déchire alors que Jésus prie car la prière du pauvre traverse les nuées » Ben Sira, 35. Vol de colombe, vent de l’Esprit, Voix du Père Celui-ci est mon Fils Bien-Aimé». Il est Fils de Dieu, ce fils de l’homme. En même temps qu’à lui, c’est à nous, enfants bien-aimés de Dieu, que le Père s’adresse. En nous comme en lui, Dieu trouve sa joie et nous la donne. ************************************************************************ Epiphanie Dimanche 2 Janvier 2022 Mt 2, 1-12 Les mages… combien sont-ils ? Qui sont-ils ? On a dit 2, 3, 4 ou 8 rois, ou 12 sages. On fixera à 3 d’après leurs cadeaux l’or, l’encens, la myrrhe, ou bien parce que depuis les jours de Noé, l’humanité se divise en trois branches les fils de Sem, les fils de Cham, les fils de Japhet. Comme ils viennent de loin, il y a le Perse, l’Indien, l’Arabe, ou l’Éthiopien Gaspard, Melchior et Balthazar. Ils ont affaire avec les grands, puisqu’ils sont reçus par Hérode le méchant. Avec les distances, leur image se brouille, comme on passe d’une langue à l’autre. Ainsi vous pensez peut-être qu’ils sont d’habiles magiciens, ou de futiles astrologues ? En iranien, le mot magus veut dire prêtre » ; en grec, il ne signifie plus que sorcier, charlatan ». Pourquoi pas marchand de tapis » ? Non ! Les mages sont au contraire le symbole et la fine fleur de la culture d’Orient. Leur autorité est conjonction de science et de religion, agesse. Par leurs calculs, du haut de leurs tours qui montent jusqu’au ciel, ils ont appris à lire dans le sillage des astres. Ce n’est pas par hasard qu’une étoile les a mis en route vers Bethléem. Ils ont cru, à ce signe, qu’ils trouveraient du nouveau. Un mot les ancre dans l’Évangile Épiphanie. Épiphanie. Manifestation. Révélation. Ce mot est le plus beau des mots de la terre. Apparaître tout le contraire du paraître. Comme une étoile qui commence à luire dans un ciel de nuit, l’Enfant est apparu dans la crèche. Il reçoit notre prosternation. ************************************************************************ Nativité 2021 – année C Dieu ne met pas les éléments dans les bonnes cases… Dieu ne met pas les éléments dans les bonnes cases… un peu comme un enfant qui tente de mettre un cube dans un trou rond, ou plutôt un gros cube dans un tout petit trou ! Dieu, Créateur de tout, se fait créature, le tout-puissant devient nouveau-né, l’éternel se fait temporel, l’immuable, l’impassible, se fait vulnérable et mortel ; une jeune fille d’un petit village retiré de Galilée consent à porter Dieu en elle, les premiers qui reçoivent l’annonce de la naissance et adorent sont les bergers, gens peu recommandables vivant hors de la ville, les riches, bénis de Dieu selon l’Ancien Testament, finiront les mains vides, et les pauvres et humbles auront les mains pleines, Jésus, Dieu, Prince de la paix, finira abandonné de tous, mourant sur une croix… Scandale pour toute personne qui réfléchit, folie de Dieu. Mais fallait-il que Dieu aille jusque là pour sauver l’humanité ? Dieu étant tout-puissant, il semble qu’un claquement de doigts aurait suffit ! Mais tout cela faisait et fait encore partie du plan de Dieu, de son dessein pour nous sauver. Si Dieu s’incarne, devient l’un de nous, c’est – parce qu’il nous aime, et veut nous sauver à tout prix, quoi qu’il lui en coûte » et ce coût est exorbitant… mais grâce à sa naissance, sa vie, sa Passion, sa résurrection, nous croyons que la souffrance, la trahison, la haine, la solitude, la mort n’ont pas et n’auront plus jamais le dernier mot ; – et parce qu’il nous respecte tels qu’il nous a créés, libres il nous propose un chemin de salut dans la foi, l’espérance et la charité ; croire qu’il est Dieu, Père, Fils et Esprit ; vivre de lui, Amour, et aimer sa création ; espérer avec patience son retour et pouvoir le contempler. Laissons-nous éclairer par la lumière véritable qui illumine les ténèbres du péché et de la mort, reconnaissons le Créateur de tout, dans cet homme qui ressemble à tout le monde, recevons celui qui est chez lui partout, mais ne s’impose pas et attend qu’on l’invite, croyons en son nom, Jésus, Christ, fils de l’homme, fils de Marie, Fils de Dieu, Seigneur, Sauveur, ainsi, nous naissons de Dieu et devenons enfants de Dieu par grâce, Ainsi à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme ils sont nés de Dieu. » Jn 1, 14 ******************************************************************************** Dieu a visité son peuple 4ème dimanche de l’Avent – Année C Lc 1, 39-45 Deux femmes enceintes se visitent l’une âgée et l’autre toute jeune et pas encore mariée. Tout un symbole, où la vie jaillissante ne semble arrêtée par aucun obstacle ! Mais à quelques jours de Noël, ce qui nous est donné à contempler est surtout le mystère d’un Dieu qui vient visiter notre humanité. Cette visite pourrait passer inaperçue, comme le mouvement de l’enfant dans le ventre de sa mère. Il y a quelque chose d’intime, de discret dans cette visite de Dieu à chaque homme. Et pourtant, remplie de l’Esprit Saint, Elisabeth clame haut et fort sa joie, elle témoigne ainsi de la puissance du salut de Dieu qui est en train d’advenir pour elle mais également pour tout son peuple. Tout est en germe, en gestation, mais le don de Dieu est là . Si nous savons l’accueillir, nous ne pourrons que nous émerveiller en reprenant les mots d’Elisabeth D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » Ce que le Seigneur a accompli il y a plus de deux mille ans en Palestine, Dieu peut l’accomplir en nos vies aujourd’hui. Le croyons-nous vraiment ? **************************************************************************** Il vient, celui qui est plus fort que moi. » 3ème dimanche de l’Avent – Année C Lc 3, 10-18 Si on en croit Jean-Baptiste dans l’Évangile de ce 3ème dimanche de l’Avent vivre dans la justice est une bonne façon de se préparer à accueillir le Messie. Cela n’avait rien d’original pour un prophète, mais quand il s’agit d’accueillir Dieu lui-même, cela change la perspective. Cela doit-il nous faire peur ? Oui, si nous écoutons le Précurseur. Pourtant, là , vraisemblablement, il n’avait pas toute la lumière. Il est vrai que la venue d’un plus fort était imminente mais Jean-Baptiste ne pouvait imaginer comment se déploierait toute la puissance de Dieu en notre humanité. Non, le Fort n’anéantirait pas ses ennemis. Il se laisserait même tuer par eux. Il accepterait ainsi, par amour pour nous, l’extrême faiblesse pour recevoir la force de la résurrection. Oui, le Fort est venu et a accompli sa mission par le chemin de la faiblesse et de l’anéantissement. Ma force se déploie dans ta faiblesse. » Pas facile d’entendre que c’est notre chemin à nous aussi chrétiens en Église. Peut-être cela sera-t-il plus facile en regardant la Vierge Marie – en la priant – elle, la toute petite qui a su suivre son Dieu et son Fils en son abaissement. Alors, en quoi consiste la joie de ce dimanche, direz-vous ? Eh, bien c’est celle des petits qui savent tout attendre de Dieu jusqu’à l’impensable Dieu, là avec nous, bébé dans une crèche entre l’âne et le bœuf. **************************************************************************** Préparez le chemin du Seigneur ! 2ème dimanche de l’Avent – Année C Lc 3, 1-6 Serait-ce une immense pièce de théâtre qui se prépare ? En ouvrant l’évangile de Luc tout se met en place Les lieux la Judée, la Galilée, l’Iturée et la Traconitide et même l’Abilène, avec leurs chefs respectifs , de l’empereur Tibère César aux grands-Prêtres Hanne et Caïphe . Tous les hommes de pouvoir sont bien là . dans leur solidité, leur avidité, leurs calculs… mais en bordure du lieu principal qui lui, est … un désert ! Tout est statique, figé dans l’habitude des grands de ce monde, immuable dans sa force…alors quelque chose ébranle le désert une voix, une simple voix, la voix de Jean le prophète sa Parole vibre, traverse la région, et réveille ceux qui l’entendent préparez le chemin du Seigneur ». Attention aux bousculades ! Les sentiers tordus des idées stériles seront redressés, les ravins des fake news »et des chutes attendues seront comblés, les montagnes des orgueilleux seront rabotées… et tout être vivant verra le Dieu qui sauve les humbles. Ne manquons pas ce qui va se jouer avec nous, et pour nous c’est le temps de l’Avent et nous préparons la venue du Seigneur dans notre monde, aujourd’hui.
IsabelleMainguy, 8 ans, raconte la brebis triste. Deuxième partie, suite et fin. Le vendredi 3 avril 1998 - le samedi 11 avril 1998 - le jeudi 20 janvier 2000 - le lundi 4 mai 2015. ouellette001.com. nichole@ouellette001.com: Nichole Ouellette présente Contes. Au cirque Petit cheval La brebis triste La brebis triste - fin La petite semence Le courriel mystérieux Le mélèze qui se détache
Les brebis ont fréquemment des portées de 1 ou 2 agneaux. Les portées de 3 agneaux ne sont cependant pas rares !Comment faire pour savoir si une brebis est pleine?Quels sont les signes du rut chez une brebis ?elle est agite la bêle vulve est plus rouge et urine cherche un bélier et s’immobilise ensuite devant est la durée de vie d’un mouton?C’est pour cette raison que l’état général des moutons en pâture commence à se dégrader lentement à partir de quatre ans et que l’espérance de vie moyenne d’un mouton est de 10 à 12 ans, bien que certains moutons puissent vivre 20 les brebis mettent bas?La durée de gestation moyenne est de 145 jours et les premières mises bas ont lieu entre 140 et 142 jours pour des agneaux viables. Une brebis qui est prête à agneler se reconnaît en principe !Comment déterminer l’âge d’un mouton?On peut évaluer l’âge d’un mouton en examinant sa dentition. Les dents situées à l’avant sont appelées incisives; à l’arrière, se trouvent les prémolaires et les gonfler un mouton?Un peu d’eau suffit », souligne Mustapha Belfquih, président de l’Association nationale des bouchers. Au moment de l’égorger, le mouton doit être couché dans la direction de la Qibla, soit la Mecque. Il est important de savoir que l’opération de l’essuyage », selon le jargon des professionnels, doit durer 5 qu’un mouton peut vivre seul?Il peut rester toute l’année en extérieur mais accompagné car, seul, il finira stressé. Il faut également s’assurer de pouvoir apporter assez d’espace aux moutons, un abri et des clôtures pour leur bien-être et leur faire fuir des moutons?C’est pourquoi, l’on conseille souvent de planter des herbes aromatiques dans les potagers ou près de rosiers ça évite d’avoir à utiliser des pesticides. La menthe, elle synthétise des mono et des sesquiterpènes qui agissent comme un répulsif pour la majorité des herbivores moutons, vaches.Quel est le prix d’un mouton?Il est possible d’acheter un mouton via internet des annonces circulent de temps en temps, mais méfiance tout de même… Pour information, le prix moyen d’une brebis adulte est de 140 poser un pessaire sur une brebis?La pose d’un pessaire doit se faire après nettoyage et remise en place du tractus génital. Utilisez systématiquement des gants jetables et du gel obstétrical. Pour maintenir le pessaire en place, le fixer sur la laine ou placer un lien au passage de sangle de la brebis qui servira de fixation au lien du que l’agnelage?L’agnelage =» La production d’une brebis se joue souvent dans ces quelques heures, avec des risques pour l’agneau mais aussi pour la mère. Il faut se préparer à intervenir, et le faire en respectant certaines précautions. Chez la brebis, la gestation dure de 144 à 151 jours, avec une moyenne de 147 faire du colostrum pour agneau?Vous pouvez faire du succédané de colostrum en mélangeant 740 ml de lait de vache avec un œuf battu, une cuillère à café de glucose et une cuillère à café d’huile de foie de le mouton bêle?Pour les moutons, le bêlement est le meilleur moyen de communication. Lorsqu’ils se sentent bien, ils se font entendre naturellement. Mais s’ils ont faim ou soif, ou s’ils sont inquiets, ils le crient aussi haut et fort. Pour les brebis et les agneaux, le bêlement a également un autre SimilairesCet article vous a été utile ?OuiNon
Véritableconservatoire de la vigne, on compte dans la région plus de 300 variétés dont 120 cépages autochtones. comme un gigot d’agneau par exemple. Ces vins s’associent également parfaitement à certain fromages et notamment le brebis des Pyrénées ou encore pour plus de caractère un bleu d’Auvergne. En terme de douceur, un framboisier pour réveiller les
La carcasse de brebis pourrissante grouille de vers et pue la mort. Victime de l’une des dernières attaques attribuées au loup ou à un animal hybridé avec des chiens sur le mont Lozère. Au moins quinze bêtes ont succombé sans compter les disparues au cours de quatre attaques depuis le début de la transhumance à plus de 1 600 mètres d’altitude, le 7 juillet. A quelques mètres de la dépouille, un peu moins de 2 500 brebis et agnelles de race blanche du Massif central paissent tranquillement, gourmandes de trèfle alpin au goût de réglisse et cherchant l’herbe tendre sous les boqueteaux de 2011, ce paysage emblématique de l'agro-pastoralisme méditerranéen des Causses et des Cévennes a été inscrit par l'Unesco au Patrimoine mondial de l'humanité. On s'y perd dans les étendues de myrtilles, dans les tourbières où le pied s'enfonce et dans les herbes folles couvrant de grosses pierres. J'espère que l'on va perdre cette reconnaissance. Car au lieu de protéger ceux qui sont à l'origine de ces paysages, nous, les éleveurs, les pouvoirs publics ont transformé notre métier en une activité mortifère en protégeant le loup», cingle Olivier Maurin, 43 ans, qui élève plus de 1 200 brebis à Prévenchères Lozère. Paradoxalement, cette question porte sur la coexistence difficile de deux enjeux de conservation relevant de la même directive européenne, les habitats agropastoraux et le loup», analyse Claudie Houssard, écologue, dans Terres pastorales, diversité et valeurs des milieux ouverts méditerranéens 1.A lire aussiQuand le loup ressort du boisLe loup n'est pas seulement l'ennemi d'Olivier Maurin et de ses confrères rencontrés sur le mont Lozère. Il est sa hantise depuis qu'en 2012 il a retrouvé une brebis agonisante, debout sur ses quatre pattes, la gorge et la panse ouvertes. Je suis entré dans une colère folle en l'euthanasiant, mais j'aurais dû la porter sur mon dos pour aller la déposer à la préfecture à Mende», raconte-t-il au pic de Finiels, point culminant du mont Lozère, battu par les vents, au carrefour des climats océanique, continental et méditerranéen. Ici, il fait rarement plus d'une vingtaine de degrés l'été, mais le thermomètre peut descendre à - 30°C l'hiver sous la neige. La vue est époustouflante sur la montagne du Liron et le mont Aigoual. A vol d'oiseau, Montpellier est à 93 kilomètres, Nîmes à 82, mais à plusieurs heures par les routes mais invisibleLe soir vient dans le bruit des sonnailles des brebis, le soleil rasant dore l'herbe jaunie où le ventre des brebis s'est arrondi au fil de leur broutage. Quand elles ont bien mangé, on dit qu'elles sont sadoules», sourit Olivier Maurin. L'instant d'après, il se renferme, scrutant les 800 hectares d'estive. Le loup y est partout dans les esprits, mais invisible aujourd'hui. Rusé, solitaire, imprévisible. Quand on le cherche, on ne le trouve pas. La semaine du 6 août, la brigade spéciale loups, qui dépend de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage ONCFS, a planqué le prédateur sur le mont Lozère. En vain. Pourtant, le 10 juillet, un éleveur était tombé nez à nez avec le loup, à 30 mètres à peine de distance. C'était un grand loup, il n'était pas effrayé, ni par mon fils ni par son chien. On a senti une peur atavique monter en nous», raconte le père du témoin, qui se trouvait à 500 mètres de la lire aussiPour cet animal, c'est l'éleveur qui vit sur son territoire et non l'inverse»Le loup avait disparu depuis plus de soixante-dix ans de Lozère avant de faire officiellement son retour en 2012. Mais c'est comme s'il n'avait jamais cessé de hanter les terres de la bête du Gévaudan qui, au XVIIIe siècle, fut à l'origine de plusieurs attaques contre l'homme. Dans son Voyage avec un âne dans les Cévennes, Louis Stevenson en parle comme le Napoléon Bonaparte des loups». La bête n'avait pas attaqué depuis 2014 sur le mont Lozère, mais dès les premiers pas de la transhumance en juillet, il était dans toutes les conversations des éleveurs accompagnant le troupeau sur vingt-cinq kilomètres parmi les landes et les bois. Un temps, la transhumance s'est enfoncée dans le maquis des souvenirs en Lozère. La grande sécheresse de 1976 a convaincu les éleveurs de renouer avec cette migration qui fournit aux bêtes de l'herbe fraîche en altitude durant deux mois quand la canicule grille les plateaux. La transhumance participe également de l'image de qualité de l'agneau de Lozère, qui bénéficie d'une indication géographique protégée IGP et que l'on retrouve sur les tables étoilées comme dans la cuisine de éleveurs ont fait cette année de l'arrivée de leurs troupeaux au mont Lozère tout un symbole en annonçant officiellement la création de la Fédération nationale de défense du pastoralisme, qui entend regrouper bergers, scientifiques ou encore élus des massifs de France, avec un message sans appel La cohabitation entre le loup et l'élevage est impossible en France.» L'objectif de la fédération est de rassembler et de soutenir les éleveurs victimes d'attaques des loups et des ours afin d'avoir plus de poids face au gouvernement», a expliqué Mélanie Brunet, coprésidente de cette nouvelle fédération. L'association veut également sensibiliser les citadins aux ravages des politiques publiques» de réintroduction des grands prédateurs qui condamnent» l'élevage de plein adversaires du loup répètent que les faits leur donnent raison. En dépit de la présence d'un couple de bergers à demeure sur le mont Lozère, le troupeau, il est vrai réparti sur un territoire immense, a été attaqué. Je suis sûr qu'il nous observe, affirme Olivier Maurin en scrutant la lisière des bois. Il s'adapte à tout. Il a compris qu'il ne pouvait pas attaquer la nuit les bêtes enfermées dans le parc clôturé près de la cabane des bergers. Il préfère chercher les brebis égarées dans les fourrés et sévir par temps de brouillard, après l'orage et la pluie.»Aujourd'hui, les bergers font relâche. Olivier et quatre autres éleveurs vont suivre le troupeau. Ils sont armés de fusils et de carabines au cas où… Théoriquement, seul le lieutenant de louveterie qui les accompagne est autorisé à porter une arme. Ce bénévole assermenté est l'héritier des louvetiers créés en 812 par Charlemagne pour protéger les populations et leurs élevages contre les loups. A l'heure qu'il est, je devrais être en train de moissonner et de couper le regain. Economiquement, ce n'est pas tenable», maugrée Olivier Maurin. Il ne croit à aucune des mesures de protection contre les attaques subventionnées par l'Etat. Les filets électrifiés ne protègent pas. Quant aux patous [chiens élevés avec les moutons pour les défendre, ndlr], c'est un surcroît de travail pour les éduquer et ça cause des problèmes avec les randonneurs.» Il reste aussi de marbre quand on évoque la proposition de Ferus, l'association de défense des loups, de mettre des bénévoles à disposition des éleveurs pour renforcer la garde de leurs troupeaux. Selon Mélanie Brunet, les mesures de protection contre les attaques que l'Etat subventionne fortement ont montré leurs limites puisque depuis 2006, année où elles ont été déployées, le nombre de victimes des loups a été multiplié par quatre pour atteindre 12 000 en 2017, et 92 % des troupeaux attaqués disposaient d'au moins deux mesures de protection».Le troupeau parquéLa méfiance est telle parmi les éleveurs qu'elle complique le dialogue avec les pouvoirs publics. Au point qu'ils s'en remettent à un laboratoire allemand pour faire analyser les traces génétiques des prédateurs sur leurs brebis tuées, plutôt qu'au laboratoire missionné par l'Etat. La présence d'un loup balte en Lozère, reconnue en juin par l'ONCFS, attise encore le débat. Alors que les loups de la lignée italo-alpine sont revenus il y a un quart de siècle dans le sud-est de la France, l'Office national de la chasse a reconnu que l'animal originaire du nord de l'Europe avait très peu de chances d'être arrivé naturellement dans le secteur de la Margeride. Le 23 juillet, des éleveurs lozériens ont voulu récupérer des échantillons d'ADN prélevés par l'ONFCS sur des spécimens du parc scientifique des Loups du Gévaudan d'où plusieurs animaux s'étaient échappés en mars 2016. Nous voulons savoir si nos brebis ont pu être attaquées par un loup issu du parc.»Autour du 15 août, le mont Lozère hésite entre le rose et le violet de ses bruyères en fleurs. Tous les hivers, on les brûle, ainsi que les genêts, afin que les plantes soient plus tendres quand les brebis viennent paître», raconte Olivier Maurin. Il observe les bêtes qui boitent, celles qui ont pris froid les jours et les nuits de pluie. Il les redescendra dans sa remorque à la bergerie pour les soigner. On peut ne pas partager l'hostilité intraitable de l'éleveur contre le loup, mais son empathie pour son troupeau est évidente. Olivier Maurin élève des brebis et des agneaux pour une filière reconnue sur la qualité de sa viande. Pas pour être indemnisé par l'Etat quand elles sont croquées par le loup. Il a touché 700 euros après la mort d'une brebis pleine» enceinte, meneuse du troupeau. Mais on n'achètera pas mon silence à coups d'indemnités.»A l'heure du casse-croûte de midi, le troupeau est parqué entre des clôtures électriques. C'est la seule façon pour nous d'être tranquilles pendant que l'on mange. Avant les attaques, jamais on n'aurait fait cela.» Encore une fois, la conversation roule sur l'impossible cohabitation entre le loup et l'agneau. Entre les sandwichs au saucisson et à la confiture, les hommes racontent leurs solitudes. Celle, assumée, de vivre avec leurs bêtes sur des territoires immenses. Mais aussi celle qu'ils estiment subir face au reste du monde. Incompréhension des citadins qui n'ont jamais mis les pieds au milieu des troupeaux ils nous prennent pour des fous furieux alors que l'on vit avec la nature vingt-quatre heures sur vingt-quatre.»Vendredi 17 août à l'aube, les troupeaux devaient redescendre du mont Lozère avec quinze jours d'avance en raison des attaques. La peur du loup ne disparaît pas pour autant. Si demain elles sont attaquées sur mes pâturages, je fais quoi ? s'insurge Olivier Maurin. Je les entasse dans la bergerie et j'achète du maïs pour les nourrir ? Au fond, le loup menace notre agriculture dans ce qu'elle a de plus extensive et nous pousse vers des pratiques intensives.» Après un rendez-vous avec Gérard Larcher, président du Sénat, les éleveurs espèrent que le débat sur le loup sera porté à l'ordre du jour de la Haute Assemblée à l'automne. Olivier Maurin a le courage de porter la question du loup en Lozère sur la place publique quand d'autres préféreraient le régler discrètement à coups de fusil au fond des bois», analyse un agriculteur. Cela dit, il n'est pas impensable qu'un jour un tueur de loup revendiqué sorte du bois. Il serait passible de deux ans de prison et de 150 000 euros d'amende.1 Ouvrage collectif piloté par le Conservatoire d'espaces naturels Languedoc-Roussillon, éditions Le Rouergue, 2017.
AcheterLunch Box Agneaux et brebis dans le pâturage créé par JustPretty. Personnalisez-le avec des photos et du texte ou achetez-le tel quel ! Un arc-en-ciel de couleurs d'agneaux et de brebis offre la vie de ranch à son meilleur. Des herbes vertes et lumineuses contrastent avec les cieux nuageux d'un charmant ranch paisible du Nevada. Conception par Diane Blackman. Un
l'essentiel Un éleveur de Montdurausse a contacté l’office français de la biodiversité OFB après la mort de 21 ovins. Des grands corbeaux ont été aperçus à proximité du troupeau. Le corvidé, essentiellement charognard, n’est pas connu pour s’en prendre à des animaux aussi gros. Des grands corbeaux ont-ils attaqué des brebis vivantes à Montdurausse ? Dans cette commune proche de Salvagnac, à la frontière avec le Tarn-et-Garonne, un jeune éleveur d’ovins a prévenu mardi dernier l’office français de la biodiversité OFB du Tarn. Depuis une dizaine de jours, l’agriculteur retrouvait des bêtes mortes sur son exploitation. "Au début, avec le vétérinaire, on ne savait pas ce que c’était, on pensait à des serpents", témoigne Cédric Marin. Ce dernier a contacté l’OFB seulement quand il a été "sûr" que ses bêtes étaient la proie des grands corbeaux. "Ma mère les a vus à plusieurs s’en prendre à une brebis". Dans la seule journée de mardi, l’éleveur a perdu trois animaux. Globes oculaires arrachésLe jour de son appel, un agent de l’office de la biodiversité s’est rendu sur place pour faire les constatations au total, 18 brebis et trois agneaux sont morts avec les globes oculaires arrachés et des lésions au niveau de la peau du ventre et de l’anus. "Elles ont été perforées à l’estomac pour leur manger les boyaux", précise Cédric Marin. L’agent note également la présence de sept grands corbeaux à proximité. Cette attaque de bêtes vivantes par des grands corbeaux est peu courante. Le corvidé est "essentiellement charognard mais opportuniste il peut se nourrir de petits animaux mal en point", explique François-Xavier de Resseguier, directeur adjoint de l’OFB du Tarn. Une attaque sur un élevage de canards avait été enregistrée par l’office il y a quelques années. Mais rien de comparable à des brebis pesant environ 60 kg. L’oiseau lui, fait environ 1,10 m d’envergure, 65 cm de hauteur et pèse autour d’un est aussi sédentaire. Or, selon Cédric Marin, "on n’est pas un secteur à avoir des grands corbeaux chez moi ils sont arrivés à 10 ou 15, du jour au lendemain", d’indemnisationPour l’éleveur installé depuis 8 ans, "c’est une grosse perte" qui survient pendant la saison des naissances. Malgré la sollicitation de l’OFB, Cédric Marin ne peut pas toucher d’indemnités "contrairement au loup, le grand corbeau n’est pas une espèce déclarée", indique le directeur adjoint de l’Office du Tarn. Les animaux ne peuvent pas non plus être abattus car leur espèce est protégée. "C’est pénible", commente le jeune homme de 29 guise de solution, ce dernier a installé des canons à gaz pour effrayer les oiseaux "mais les brebis n’aiment pas ça non plus", souffle le Tarnais. Et les charognards, même s’ils n’attaquent plus, sont toujours présents. Les constatations de l’office de la biodiversité ont été remontées à la DDT direction départementale des territoires et à la DREAL direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement "pour faire la lumière sur cet incident et savoir quelles solutions peuvent fonctionner", conclut François-Xavier de Resseguier.
Untroupeau d’ovins a, de nouveau, été attaqué dans le Morvan, dans la nuit de mercredi à jeudi. En pleine période d’agnelage. Une des
AuteurMessageraboulot Nombre de messages 43Age 58Localisation vendéeDate d'inscription 26/09/2010Sujet agneau mort né Dim 5 Juin 2011 - 1905 bonjourmauvaise nouvelle aujourd'hui une de mes jeunes brebis as mis bas mais l'agneau était mort néhier dans la soirée elle avait ses premieres contractions mais rien n'apparaissait, son utérus n'était pas dilaterne pouvant pas rester car nous n'habitons pas à côté je pensais trouver un petit agneau galopant ce matin en arrivant, mais rien, la brebis était bien et mangeait avec le reste du troupeauj'ai chercher partout dans le pré mais rien ,la brebis n'avait plus de contractions et était calmecet après midi lorsque nous arrivons nous découvrons l'agneau mort né dans sa pochela brebis vas bien combien de temps peux durer une mise bas après les contractions ? quel sont les signes anonciateur d'un problèmeen géneral j'arrivais lorsque tout était terminédoit t'on faire quelque chose pour le laitmerci d'avance kanisha"DOC" Nombre de messages 3817Age 101Localisation bretagneDate d'inscription 25/05/2008Sujet Re agneau mort né Dim 5 Juin 2011 - 1919 combien de temps peux durer une mise bas après les contractions ?Moi je compte au maximum deux c'était la première fois qu'elle a mis bas c'est pas toujours sûr que les instincts maternelle arrive comme il faut. donc c'est possible que l'agneau est né sans problème mais comme il à rester trop longtemps dans sa poche il est mort assez vite après la naissance. si je vois une brebis commence à mettre bas je reste si je peut parce que c'est jamais sûr que tout ce passe bien même si c'est rare d'avoir un le lait fait rien mais surveiller la brebis bien pour qu'elle ne fait pas un mammite. Thomas Nombre de messages 1466Age 59Localisation Sylvains les Moulins, Eure 27, d'inscription 12/02/2011Sujet Re agneau mort né Dim 5 Juin 2011 - 1947 Désolé pour ce qui est arrivé... L'agneau était-il à terme, avait-il une taille normale? Jusqu'à présent, chez les Ouessant, je n'ai jamais vu à la naissance un agneau dans sa poche ou plutôt la tête enfouie, certains disent coiffé!. Le plus souvent la poche se crève et l'agneau naît "à l'air libre", le placenta étant expulsé dans les heures qui suivent. Il est vrai qu'il est préférable d'être là quand on peut se le permettre. Mais, le plus clair du temps tout se passe sans histoire!!! raboulot Nombre de messages 43Age 58Localisation vendéeDate d'inscription 26/09/2010Sujet Re agneau mort né Dim 5 Juin 2011 - 2005 merci pour vos réponses si j'avais eu le choix je serais rester en plus n'étant pas expert en la matière je n'étais pas spécialement inquiet , je le serias davantage la prochaine foisce qui métonne les contractions ont eut lieu hier soir et à priori la naissance en tout début d'après midiet plus de signe ce matinil était arriver à terme et d'une taille normal la tête était toujours prise dans le placentaenfin la brebis vas bien je vais surveiller ses mamelles kanisha"DOC" Nombre de messages 3817Age 101Localisation bretagneDate d'inscription 25/05/2008Sujet Re agneau mort né Dim 5 Juin 2011 - 2009 ce qui métonne les contractions ont eut lieu hier soir et à priori la naissance en tout début d'après midisi c'est le cas c'est pas normal et ça pourrait indiquer un problème mais le chose qui est étonnant est qu'elle à réussi à expulser l'agneau plusieurs heures même une dizaine après les contractions mais pas quand elle avait les contractions raboulot Nombre de messages 43Age 58Localisation vendéeDate d'inscription 26/09/2010Sujet Re agneau mort né Lun 6 Juin 2011 - 1619 encore merci pour vos réponsesje viens de lire un document qui dit que la mise bas pouvais durer 5 heures après les contractions utérines ça restera un peu mystérieux pour moi et un mauvais souvenir kanisha"DOC" Nombre de messages 3817Age 101Localisation bretagneDate d'inscription 25/05/2008Sujet Re agneau mort né Lun 6 Juin 2011 - 1630 je viens de lire un document qui dit que la mise bas pouvais durer 5 heures après les contractions utérines oui c'est possible mais plus longue ça dure plus qu'il y a la possibilité d'un problème. si tu compte au maxi deux heures et il y a toujours pas d'agneau il faut vérifier que tout ce passe bien cette à dire qu'il y a pas un mal présentation ou autre choses Les Ouessants en générale font leurs petits facilement et si l'agnelage dépasse 2 heures il y a des raisons à s'inquiéter. Ancyte Nombre de messages 405Age 47Localisation PloërdutDate d'inscription 09/05/2009Sujet Re agneau mort né Mar 7 Juin 2011 - 018 Je suis du même avis que delà de 2 heures ... c'est souvent des ennuies en c'est le premier agneaux de la dame, ça peut peu qu'elle ait été prise un peu trop jeune ....Désolé pour ce sont des choses qui arrivent. raboulot Nombre de messages 43Age 58Localisation vendéeDate d'inscription 26/09/2010Sujet Re agneau mort né Mar 7 Juin 2011 - 1817 l'article que j'ai lu concerne les moutons en général ,il y as sans doute des différences avec les ouessantscette mésaventure me servira de leçon je ne ferais plus reproduire la première annéeje les avais d'ailleurs séparées à l'autommne dans cette intention, mais à cause du manque d'herbe dans la parcelle j'avais du les remettre ensemble fin décembre et la mon bélier à pris coeur de faire son travailje viens d'aller la voir pour l'instant tout vas bien elle s'est très bien remise Contenu sponsorisé agneau mort né
Lesjours passèrent et Amy remarqua que Dotty n'était pas elle-même et elle ne sentit plus rien bouger dans son ventre. Sa peur était que les agneaux soient mort-nés dans son ventre. Amy était brisée et, comme dernier espoir, ils lui ont fait une injection pour accélérer l'accouchement, mais rien ne s'est passé. Le lendemain matin
Il était une fois une jeune brebis qui avait mis au monde trois petits agnelets un blanc, un brun et un noir. Elle les élevait seule avec constance et courage, se souvenant avec tristesse de son premier époux un si beau bélier avec sa toison noire, puis du second, magnifique aussi, avec sa toison blanche. Des hommes cruels les tondaient régulièrement. On ne pouvait plus savoir dès lors qui était le bélier noir et qui était le bélier blanc. Mais un jour tous deux furent emmenés à l’abattoir une fois leur rôle de père accompli. La brebis savait fort bien ce qu’il était advenu d’eux car, à chaque fois qu’un bélier disparaissait, quelques mois plus tard le fermier ramenait une belle peau de bélier propre et nettoyée qu’il mettait fièrement dans l’appentis. Elle l’avait parfaitement reconnue. Aussi avait-elle expliqué à ses trois fils que plus tard il leur faudrait s’enfuir de la ferme et aller vivre dans la montagne parmi les mouflons et les chamois. Cette jeune mère fort cultivée se souvenait très bien du triste sort de la chèvre de monsieur Seguin ou des sept chevreaux un seul avait pu se cacher. Alors sans relâche elle avait enseigné aux trois petits turbulents toutes les ruses et métamorphoses du loup. Il était capable de se déguiser en petite fille, en grand-mère ou même en brebis s’il le fallait. Elle leur avait expliqué qu’il ne fallait faire confiance à aucun loup, qu’il soit chrétien, musulman ou qu’il se prétende non-croyant et végétarien. Patiemment elle leur apprit à courir, à escalader les murs et les rochers près de la ferme mieux que des cabris et surtout à ne pas se comporter comme des moutons de Panurge en présence d’un quelconque danger et surtout face au loup. Afin qu’ils puissent survivre dans la montagne, elle leur apprit à manger des racines et des ronces comme les chèvres, des glands comme les cochons et des baies sauvages comme les marmottes. Puis à regarder au ciel le manège des buses qui piquaient droit sur les petits mulots ou les lapins égarés en leur rappelant que dans la montagne les aigles beaucoup plus puissants pouvaient les attaquer. Les petits agneaux avaient bien grandi et la maman brebis pressentit qu’il était temps de préparer leur fuite dans la montagne. Elle demeurait sur le qui vive et inquiète car elle avait bien observé que son mouton noir avait beaucoup mieux suivi son apprentissage que ses deux frères trop agités. Le petit blanc, le plus insouciant était plus préoccupé de faire boucler sa toison au soleil que pressé d’écouter ses conseils. Quant au petit brun, son esprit était plus accaparé par la laine ondulée et parfumée des blanches agnelles que par la crainte d’un hypothétique grand méchant loup qu’il n’avait jamais vu. Les mères exagèrent toujours, pensait-il, pour que nous nous tenions tranquilles. Le fermier passait de plus en plus souvent dans la bergerie et caressait avec sourire et satisfaction le dos des trois petits moutons bien nourris, rêvant aux bénéfices. Décidemment il avait bien fait de mélanger les races ! Il n’aurait pas besoin de teinture pour fabriquer ses pulls en pure laine multicolore, et ces petits corps étoffés seraient bientôt excellents... Maman brebis comprit qu’il n’y avait plus une minute à perdre ses petits partiraient cette nuit même. Elle avait tout prévu récupéré les quatre peaux de mouton de leurs pauvres pères et grands-pères dans l’appentis car elle savait qu’un froid très vif sévissait la nuit dans la montagne une blanche pour le plus jeune, une brune pour le cadet et deux noires pour l’ainé. Avisée et très habile elle avait replié les peaux de façon à réaliser trois sacs de couchage avec des poches et leurs attaches en laine tressée qu’elle avait fabriquée avec l’aide de son amie la poule qui se servait de son bec pour faire les trous des passe-lacets. Elle les disposerait sur le dos des moutons comme la selle du cheval de la ferme. Ainsi ces belles peaux serviraient pour le transport de la nourriture puis de couverture à chaque nuitée. Pour les réconforter, bien qu’ils ne fussent plus des agnelets, elle leur donna exceptionnellement du lait car elle attendait un futur petit mouton en fait ce serait une agnelle d’après l’échographie du vétérinaire. Elle empila de grosses rations de fromage sec et dense dans les sacs qu’elle mit sur leur dos. Afin qu’ils ne puissent pas être repérés par quiconque durant leur long voyage, elle dénoua à regret leur collier et sa clochette qu’elle mit autour de son propre cou. Et ce fut le grand départ Partez », leur dit la mère, Ne vous retournez pas et montez au plus haut dans la montagne, là où ni le loup ni les hommes ne pourront vous atteindre. Apprenez à vivre avec les chamois et les superbes mouflons, racontez et montrez-leur ce que je vous ai appris et ils vous aideront à progresser encore et à vous méfier des gros oiseaux rapaces ». L’ainé s’élança le premier sans se retourner, mais ses frères eurent ce moment d’hésitation et d’intense émotion. Finie la douceur de leur mère, ils ne la reverraient jamais, ni ne verraient naître leurs frères et sœurs. Seul l’ainé avait compris que la séparation était la condition de leur survie pour lui et ses frères. Venez vite, ne regardez pas en arrière ! » s’exclama-t-il. Il ne fallait pas qu’ils voient les yeux de leur mère qui n’avait pu retenir ses larmes, ni ne perçoivent les sanglots qui secouaient ses boucles splendides en même temps que leurs trois petites clochettes. Ils avancèrent et grimpèrent les premières pentes douces toute la nuit, se retenant bien de brouter l’herbe verte comme la jeune chèvre Blanquette. Et lorsque l’aube pointa, ils décidèrent de se reposer près des rochers et des arbres. Mais le mouton noir prévint ses frères Il nous faut poursuivre sans attendre ». Il faisait jour, il savait qu’il n’y avait rien à craindre des loups musulmans car c’était la période du Ramadan. Mais il restait tous les autres loups, et il lui était impossible de savoir quelle était leur croyance, à moins de bêler Allah Akbar » pour tenter d’effrayer les loups non musulmans. Leur progression prudente mais rapide vers les premiers contreforts de la montagne se poursuivit et comme leur avait enseigné leur mère ils n’avançaient pas à la queue leu leu comme des moutons ignares mais avaient formé un triangle tournant ce qui leur permettait, tout en avançant, de mieux observer de tous les côtés. Si bien qu’ils parvinrent sains et saufs au pied des roches à la nuit tombante. Il y avait de nombreuses grottes où ils pourraient passer la nuit en sécurité. Comme leur avait expliqué leur mère il ne fallait pas qu’ils se mettent tous trois dans le même abri mais se séparer, puis barricader l’entrée de leur cachette respective. Mais le petit mouton noir avisé savait aussi qu’il lui faudrait, comme c’est le cas pour les terriers des rongeurs, trouver des grottes distinctes certes, mais communicantes de l’intérieur de sorte qu’ils puissent se secourir et se rassembler pour faire face collectivement au danger en cas de besoin. Ce qu’il finit par trouver, car dans les régions montagneuses rocheuses et caillouteuses l’eau généreuse, sinueuse et tumultueuse creuse de nombreuses galeries naturelles. Hélas, réveillé par le crissement de leurs sabots sur le granit, un vieux loup affamé et caché dans les buissons non loin de là depuis des heures, avait réalisé l’arrivée de ces jeunes moutons. Rusé et éduqué car informé des mésaventures de ses ancêtres, il ne se montra pas et étudia d’abord le manège des nouveaux venus. Il vit d’abord le plus jeune mouton blanc, bien insouciant, préparer l’entrée de son abri en la dissimulant avec un monceau de feuilles mortes. Bien qu’humides, elles ne pesaient pas lourd et le petit malin s’adressa à ses frères triomphant Vous voyez j’ai terminé le premier, c’est facile. Et qui pourrait imaginer qu’il y a une petite grotte derrière ce gros tas de feuilles mouillées », puis il se mit à cabrioler de joie et à entonner une de ces chansons que les jolies bergères leur avaient apprises Il était une bergère et ron et ron petit patapon, il était une bergère qui gardait ses moutons ron ron... » Le petit mouton brun, plus réaliste, barricada son entrée avec des branches d’arbre qu’il entrecroisa pour que cela fut plus solide et en mit plusieurs couches. Satisfait de son travail et fier de lui, il rejoignit son frère blanc. Ils entonnèrent à tue tête Il pleut, il pleut bergère rentre tes blancs moutons... » __ cette chanson que leur serinait leur berger depuis leur plus tendre enfance et qu’ils connaissaient par coeur__ car des nuages noirs avaient fait leur apparition sur la crête des cimes. Ils se moquèrent de leur grand frère noir en nage dont les muscles tremblaient encore car il avait roulé trois grosses pierres de granit deux pour fermer les galeries intérieures et l’autre pour l’entrée principale. La nuit venue, les trois frères réunis prirent une portion de leur ration de fromage, puis chacun rejoignit sa grotte, vida puis déplia son sac et s’endormit, enveloppé dans sa peau de mouton supplémentaire familiale et rassurante, en pensant émus à leur tendre mère. L’image de leur père qu’ils n’avaient connu que leur lorsqu’ils étaient agnelets s’était estompée mais planait encore dans leur rêves. La brave brebis, par amour, ne les avait jamais informés du sort que les hommes leur avaient réservé. Cependant le mouton noir plus perspicace se doutait bien que quelque chose de terrible était arrivé, et c’est bien pour cela qu’il avait perdu à jamais l’insouciance de ses frères blanc et brun. Pendant ce temps, au dehors, les éclairs lumineux de l’orage qui se rapprochait, zébraient les flancs de la montagne et étaient suivis de coups de tonnerre. Cependant les braves petits moutons épuisés par leur longue marche avaient sombré dans un profond sommeil, à l’exception de l’ainé qui, bien que somnolant, restait en veille. L’heure du loup qui avait tout observé était arrivée, il se dirigea, à pas de loup, vers le tas de feuilles rousses. Il n’eut même pas besoin de souffler, en quelques légers coups de patte l’entrée fut dégagée et les yeux luisants de violence il se précipita gueule ouverte vers l’agneau blanc réveillé en sursaut et terrorisé. Mais par chance le loup avait seulement planté ses crocs dans la peau de mouton blanc qui servait de couverture. Très agile le jeune mouton put se dégager puis s’enfuir avant que le loup ne réalise sa méprise. Bêlant de frayeur il s’engouffra dans la galerie qui le menait à la chambre de son grand-frère, le mouton noir, qui sorti brutalement de sa torpeur fit basculer prestement la lourde pierre empêchant le loup de pénétrer. Fou de rage le loup ressortit et bondit devant l’autre entrée et à grands coups de pattes et de dents détruisit les trois couches de branchages qui protégeaient la grotte du petit mouton brun qui lui rêvait béatement aux petites agnelles de la vallée. Ne perdant pas une seconde, le carnivore se jeta sur lui, plantant cette fois ses dents acérées dans la peau de mouton brune, le réveillant brutalement et blessant légèrement le dos du dormeur dont le sang ne fit qu’un tour. Mais là encore, la peau tannée ancestrale de mouton brun et l’entrainement qu’il avait reçu jour après jour de sa mère lui sauvèrent la vie. En dépit de l’horreur de l’attaque et de la douleur, Il se précipita dans la galerie qui menait à la grotte de son frère qui fit basculer la seconde pierre juste à temps. Sa fureur décuplée le loup affamé ressortit non il ne serait pas pitoyable comme son chrétien de grand-père et ses trois petits cochons roses ridicules. Il avait fait des études scientifiques lui ! Pensa-t-il. Il s’empara d’une longue et épaisse branche de bois dur qui lui servirait de levier pour forcer l’entrée de granit. Il savait que la pluie qui maintenant s’était abattue sur la montagne lui faciliterait la tâche car la terre détrempée bien que plus lourde lui éviterait d’être aveuglé par les flots de poussière habituels qu’il soulevait à chaque fois qu’il traquait les lapins dans les terriers. Effectivement avec son énergie démoniaque démultipliée par la rage et malgré sa vieillesse, il commença à évacuer la terre autour du bloc de pierre, puis introduisit la longue tige et pesa de toutes ses forces sur son extrémité pour ébranler la roche. De leur côté les trois petits moutons entamaient le combat pour leur vie. La férocité du loup et ses hurlements, les éclairs, la pluie battante et le bruit du tonnerre amplifié par la grotte caverneuse s’étaient conjugués pour ajouter de l’horreur à cette bataille dantesque qui semblait d’avance perdue pour les innocents herbivores. Unissant leurs efforts ils grattèrent le sol avec leurs petits sabots pour remettre de la terre devant la pierre au fur et à mesure que le loup évacuait celle-ci et enfonçait son levier pour la faire glisser ou rouler. Comme pour la Noiraude, le combat dura toute la nuit. Aux premières lueurs de l’aube, le loup comme les agneaux étaient épuisés, mais ces derniers cédaient peu à peu du terrain et le loup, les babines frémissantes, malgré sa fatigue avait perçu que sa victoire était proche. Mais au moment où tout espoir semblait perdu, le petit mouton noir réalisa d’un coup qu’ils avaient ainsi creusé dans la grotte derrière la pierre un trou béant de plusieurs mètres de profondeur. Ne craignez rien mes frères » dit-il, nous le tenons, aidons le loup à faire rouler la pierre sur la terre bien sèche de la grotte de sorte qu’il pense pouvoir se jeter sur nous puis nous dévorer d’un seul coup. Et en même temps il saisit les deux peaux de mouton noir que sa mère lui avait donné et demanda à ses frères de s’en couvrir pour se dissimuler, puis de se serrer très fort l’un contre l’autre afin qu’il puisse monter sur leurs épaules et former à l’arrière du trou avec eux une pyramide compacte. Il leur demanda de plonger leurs museaux dans la terre afin de les camoufler. Ainsi, dans la pénombre cette pyramide éclairée, en de très courts instants, par les éclairs fulgurants ressemblait à un loup noir colossal, monstrueux et d’une cruauté démoniaque, car les trois petits moutons avaient à l’unisson mêlé et modifié leurs bêlements angoissés et rauques aux coups de tonnerre répétés qui suivaient les éclairs. De la sorte on pouvait très bien confondre ce cri collectif avec celui d’un lupus Magnus, tueur de loups et d’hommes à la fois. Le petit mouton noir avait tout compris d’habitude c’était le loup qui se déguisait et montrait patte blanche pour tromper les chevreaux, mais cette fois ce serait l’inverse. Avec cette ruse Il tentait le tout pour le tout pour lui et ses frères, pour leurs vies. La résistance derrière la pierre ayant brusquement cessée, le loup sentit sa victoire proche. Il redoubla d’efforts désormais inutiles la roche libérée roula si facilement sur la terre sèche de la grotte qu’en une fraction de seconde il se trouva face à ce loup géant à huit pattes qui le menaçait, plus effrayant encore que celui du Gévaudan dont lui avait parlé son grand-père. Aveuglé de terreur par cette bête épouvantable, il ne vit pas le trou béant à ses pieds, et mu par cette force de survie que vous donne la peur d’une mort horrible, il poussa la pierre de toutes ses forces en avant pour tenter d’écraser le monstre qui se présentait devant lui. Emporté par l’élan il tomba en même temps que la grosse pierre dans l’énorme trou que les trois frères avait creusé sans le savoir, avec l’énergie du désespoir la nuit durant. Les moutons quittèrent leur déguisement. Les frères s’embrassèrent de joie, ils étaient sauvés. Ils étaient les meilleurs ! Ils regardèrent ce vieux loup encore en vie au fond de la fosse les pattes coincées dans la pierre, condamné à une mort lente et certaine. Tant pis pour lui ! Il ne leur restait plus qu’à quitter les lieux et rejoindre en héros les chamois et les mouflons des hauts sommets. Mais le petit mouton blanc interpella ses frères Alors nous ne reverrons plus jamais notre mère et nos frères et qui les protègera désormais alors que nous avons vaincu le loup aussi dangereux que ce vieux fermier ? ». Le petit agneau brun regarda le vieux loup affamé au fond de son trou, il était bien inoffensif désormais. Lui aussi sans doute avait des enfants qui l’attendait après la chasse et était menacé par les fermiers qui voulaient l’exterminer songea t-il. Alors pris de compassion il retira de son sac sa réserve de fromage de brebis et prenant son courage à deux pattes il descendit dans la fosse, en assurant ses sabots fourchus, comme les cabris sur les anfractuosités pierreuses. Il lui offrit sa part de fromage sans s’attarder et il remonta. La pauvre bête l’engloutit d’un coup avec un regard reconnaissant. Méfiant les trois moutons l’observèrent, mais plutôt que de repartir immédiatement vers la montagne ils continuèrent à le nourrir avec du fromage, des baies sauvages et des glands pendant plusieurs jours. Curieusement cette présence, fut-elle celle d’un loup, semblait au fil des jours réconforter les jeunes moutons, puisqu’aucun autre loup ne s’était aventuré près de leur grotte. Peut-être cette image du loup affaibli et réduit à l’impuissance leur rappelait-t-elle celle, furtive, de leur père bélier si fort et si combatif qui protégeait le troupeau et que le cruel fermier avait un beau matin d’hiver réduit à l’impuissance et humilié entravé, rasé, numéroté, puis poussé sans ménagement dans un camion avec beaucoup d’autres moutons tondus. Le loup avait repris quelques forces mais semblait avoir changé. Le fromage de brebis était excellent, il réalisait petit à petit qu’il n’était donc pas nécessaire de manger les moutons pour vivre. Il était musulman certes, mais lui aussi avait été éduqué par une mère aussi généreuse que celle de Romulus et Rémus. Il réalisa qu’il était en présence de vrais petits agneaux de Dieu, ceux qui sont capables malgré leur vulnérabilité de comprendre le malheur et la souffrance des autres bien plus cruels qu’eux. Alors mettant toute sa sincérité dans sa voix de loup il s’adressa à eux Aidez moi à me libérer et je vous jure sur la tête du prophète que je redescendrai avec vous à la ferme, que vous reverrez votre mère à qui je dois une reconnaissance éternelle de vous avoir mis au monde. Je vous protégerai désormais, des fermiers et de tous ceux qui voudront vous emmener à l’abattoir, mais aussi des autres loups qui vous menaceront. » Le petit mouton noir restait méfiant tant sa mère l’avait mis en garde des fourberies du loup. Mais en réfléchissant il savait aussi que le fermier était pire que le loup car tous les agnelets, ses propres frères, non destinés à devenir bélier, c’est-à -dire presque tous, finiraient très jeunes à l’abattoir, leurs belles agnelles restant réduites à mettre au monde des petits, à produire du lait, du fromage et de la laine vierge une vie durant. Eternelles veuves génitrices, puis devenues stériles elles-mêmes condamnées à leur tour, comme les vieux béliers de la bergerie. Mesurant les risques il se décida le vieux loup était encore assez faible mais peut-être était-il sincère. Il se souvint aussi que certaines louves, comme lui avait raconté sa vieille tante brebis, sont capables de nourrir des petits d’hommes. Alors peut-être ce loup lui aussi avait eu vent de cette histoire et cette capacité de modifier son âme de loup pour devenir meilleur. Courageusement il descendit à son tour dans la fosse et dégagea les pattes écrasées et brisées de la bête à l’aide de la tige en bois. Il s’assura que le loup n’avait pas d’autres fractures. Il lui fit, aidé de ses frères la courte échelle, ce qui permis au loup de se hisser péniblement hors de la fosse car ses pattes arrières fonctionnaient encore, preuve que sa colonne vertébrale n’avait pas été atteinte. Puis ils le mirent en position latérale de sécurité, qui est celle des agneaux dans le ventre de leur mère. Ils lui firent deux attelles avec les branches qui jonchaient la seconde galerie et disposèrent les feuilles mortes de la première galerie en guise de matelas. Enfin ils l’enveloppèrent dans la peau de mouton noir supplémentaire. Gardant les trois autres pour eux-mêmes car la grotte après l’orage était devenue encore plus froide et humide. Plusieurs jours de repos furent nécessaires, car le vieux loup avait été sérieusement blessé. Au fur et à mesure que son état s’améliorait, il prit conscience que sans cette brave brebis, qui avait appris des rudiments de secourisme à ses enfants il ne serait plus en vie. Le matin du sixième jour, il s’adressa à eux d’un ton ferme et décidé Je vais mieux, nous allons redescendre vers la ferme, vous aller revoir votre mère et vos frères et sœurs, je tiendrai mes engagements, garderai la bergerie mieux que vos chiens pourraient le faire, je vous protégerai du fermier jusqu’à la fin de mes jours. » Dès le lendemain le petit groupe se remit en marche vers la vallée le loup encadré par les agneaux et caché sous les peaux de moutons pour ne pas éveiller les soupçons. Au crépuscule le petit groupe parvint enfin à la ferme. Ainsi le loup n’avait pas menti, il avait ramené les petits à leur mère. Laissons à chacun d’entre nous imaginer la joie indicible de la mère brebis, qui entre-temps avait mis son agnelle au monde. Quelques années plus tard... Introduit dans la bergerie ce vieux loup reconnaissant et honnête tint si bien parole que le monde de la vallée changea en quelques années. Les loups étaient désormais accompagnés des jolies bergères qui ne tuaient plus les petits chatons qui mangeaient leur fromage car il y en avait à profusion. Le loup surveillait avec les chiens de berger des troupeaux entiers. Le fermier touché par tant de solidarité animale, mais peut-être craignant que l’animal ne devienne plus humain que l’homme et que Dieu nous abandonne à leur profit avait recentré son activité uniquement sur la laine, le lait et les fromages. Mais en agriculteur avisé, Il avait également diversifié son activité. Prenant acte de cette conjoncture favorable, il utilisa avec leur consentement, les cornes de bouc et de bélier combatifs devenues inutiles grâce au loup protecteur, pour fabriquer ces nombreux bijoux ruraux qui permettraient aux citadins de rêver à leurs campagnes perdues. Devenu un brave fermier il rêvait aux pièces d’or qui ruisselaient sur ses terres et il n’eut plus besoin de compter ses moutons pour s’endormir du sommeil du juste. Quant au vieux loup, il avait lui aussi réalisé que pour sauver ses propres petits-enfants il fallait faire la paix avec tous les autres animaux et s’expliquer avec tous les hommes. Il pouvait désormais compter sur la mère brebis, avec laquelle il partageait désormais la plus belle vie celle de tous les jours. OUI vraiment, le monde meilleur était en train de naître, ici et maintenant chez nous, sur cette terre, dans les montagnes.
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agneau mort dans le ventre de la brebis