EugĂšneDelacroix. NĂ© en 1798 et mort en 1863, EugĂšne Delacroix a largement marquĂ© le mouvement romantique du XIXĂšme siĂšcle. À l’époque, le peintre est engagĂ© par l’État pour de nombreuses commandes de portraits mais aussi pour dĂ©corer l’architecture.Son tableau la LibertĂ© guidant le Peuple fait encore parler de lui et est l’une des piĂšces les plus importantes
La Peinture de Paysage Il est difficile de considĂ©rer la peinture de paysage comme un genre unique. La peinture religieuse, la nature morte ou les scĂšnes de genre sont facilement reconnaissables parce qu’elles portent des thĂšmes immuables. La peinture religieuse dĂ©peint des sujets religieux, la nature morte se compose de plateaux de fruits, de gibier, de fleurs etc
 Et on appelle peinture de genre les scĂšnes de vie anecdotiques ou familiĂšres. Si l’on suit cette logique, la peinture de paysage serait, comme l’évoque son titre, une reprĂ©sentation de la nature. Eh bien non! Du moins, pas directement. Il faudra attendre le XIXe siĂšcle pour qu’un paysage peint soit vraiment un paysage une nature sauvage, sans hommes. Sans hommes? Oui! Car voilĂ , la peinture de paysage, indissociable de l’homme, est le rĂ©sultat direct de notre conception de la nature Ă  travers les Ă©poques. A la croisĂ©e des dĂ©couvertes scientifiques, des bouleversements sociaux, des diktats esthĂ©tiques se trouve la peinture de paysage. RĂ©vĂ©lĂ©e par les Flamands , antiquisĂ©e par les Italiens, bouleversĂ©e par les Britanniques, harmonisĂ©e par les Chinois, immortalisĂ©e par les Français
 La peinture de paysage est un courant voyageur qui se niche peu Ă  peu dans les esprits pour atteindre des sommets aux XIXe et aux XXe siĂšcles. I- Les fondations de la peinture de paysage La plupart des civilisations fondatrices s’expliquent la crĂ©ation du monde par des manifestations divines. La nature, issue de leur crĂ©ation est vue Ă  travers le spectre de la divinité  Les dĂ©buts de la peinture de paysage occidentale Bien qu’on date la naissance de la peinture de paysage dĂšs l’antiquitĂ© Ă©gyptienne, celle-ci n’y apparaĂźt qu’à un stade embryonnaire. Chez les Ă©gyptiens, les Ă©lĂ©ments de nature sont principalement symboliques et leur reprĂ©sentation est par consĂ©quent trĂšs codifiĂ©e. La nature Ă©tant, par dĂ©finition irrĂ©guliĂšre, il Ă©tait peu probable qu’elle trouve une libertĂ© propre dans cette forme de peinture. Une nuance est Ă  noter pour l’Empire Romain, empire connu pour son goĂ»t de la terre et de l’expansion. Plusieurs fresques de villa romaines dĂ©voilent une vĂ©gĂ©tation parfois luxuriante, mais la peinture de paysage garde essentiellement une fonction dĂ©corative. D’ailleurs, Ovide et ses MĂ©tamorphoses sont une source essentielle pour comprendre la conception de la nature dĂšs l’AntiquitĂ©. La nature est considĂ©rĂ©e comme un lieu de rĂ©sidence privilĂ©giĂ© pour les dieux. Ce qui explique la fonction dĂ©corative du paysage qui est lĂ  pour mettre en valeur la divinitĂ©. Le Banquet d’Achelous par Rubens et Jan Brueghel I, 1615, huile sur toile, Metropolitan Museum of ArtLa fonction dĂ©corative du paysage de Rubens et Brueghel rappelle clairement les textes de leurs prĂ©dĂ©cesseurs latins. La nature enchanteresse prend la forme de voĂ»tes d’architecture Ă  l’arrondi parfait, donnant une noblesse directe aux crĂ©atures divines. Chaque Ă©lĂ©ment naturel est l’attribut ou le symbole d’un ou d’une divinitĂ©. Par exemple, les coquillages symbolisent Achelous, dieu de la RiviĂšre. Vitruve le bĂątisseur de la peinture de paysage occidentale Vitruve est le premier architecte Romain dont les textes nous soient parvenus. Son traitĂ© De Architectura », thĂ©orise l’utilisation de la nature dans les arts peinture, architecture, théùtre etc. Vitruve parle de Topia » dĂ©rivĂ© de “topiarus” jardinier. Topia dĂ©signe un jardin, soit un lieu naturel transformĂ© par l’homme selon sa fantaisie. Dans son traitĂ©, il incite Ă  sĂ©lectionner les Ă©lĂ©ments naturels ceux qui sont beaux et qui servent Ă  la comprĂ©hension de la scĂšne. Son approche de la nature profondĂ©ment architecturĂ©e aura un impact colossal dans l’évolution de la peinture de paysage en occident. Vitruve mis en Français par Ian Martin, “Architecture ou art de bien bĂątir”,1547, Metropolitan Museum of Art Cette illustration exprime parfaitement le point de vue de l’architecte latin. Les hommes prĂ©lĂšvent dans la nature les Ă©lĂ©ments qui leur serviront Ă  bĂątir une structure esthĂ©tiquement parfaite et ordonnĂ©e. La Chine Ă  la recherche d’une harmonie esthĂ©tique En Chine, La peinture de paysage est indissociablement liĂ©e Ă  la poĂ©sie et la littĂ©rature. Ensemble, elles forment les trois disciplines du pinceau. La technique est diffĂ©rente qu’en occident mais le concept est le mĂȘme prĂ©lever dans la nature le beau, et reconstruire une harmonie paysagĂšre
 Le ShanShui est un type de peinture ancestral, maĂźtrisĂ© par les peintres lettrĂ©s qui devient dominant sous la dynastie des Yuan 1279-1368. Shan veut dire montagne et Shui eau, mis bout Ă  bout ils forment le mot paysage. Le Shanshui est un art d’assemblage, c’est Ă  dire que les artistes vont exĂ©cuter de maniĂšre sĂ©parĂ©es les composantes de leur peinture, puis les regrouper, pour arriver Ă  une harmonie idĂ©ale et ainsi former le futur ShanShui. Le ShanShui est inĂ©vitablement liĂ© Ă  l’homme puisqu’il s’accompagne d’une rĂ©flexion poĂ©tique. C’est un paysage de mĂ©ditation et de contemplation supposĂ© provoquer l’apaisement des esprits et ouvrir la voie Ă  la sagesse. L’homme, Ă  travers cette nature idĂ©ale, s’engage dans un parcours initiatique, sinueux comme la montagne. De nombreux ShanShui sont Ă©galement destinĂ©s Ă  glorifier leur empereur, la montagne prend ici un symbole de soliditĂ© politique. Paysage dans le style de Zhao Boju, 1654, encre sur papier, Metropolitan Museum of ArtLa diffĂ©rence entre un ShanShui et la peinture de paysage occidentale rĂ©side dans la perspective. Le ShanShui est en fait une superposition de plans appelĂ©s lointains contrairement Ă  la peinture occidentale qui, dĂšs la Renaissance, utilise la fameuse perspective linĂ©aire rĂšgle du point de fuite. Le ShanShui Ă©tant incroyablement symbolique, son point de fuite se trouverait au sommet de la montagne, point culminant de cette quĂȘte initiatique. Le Moyen-Âge quand l’or recouvre les paysages Le Moyen-Ăąge est connu pour ses fonds d’or hĂ©ritĂ©s de la tradition byzantine. La peinture mĂ©diĂ©vale Ă©tant principalement religieuse et trĂšs codifiĂ©e, le fond d’or est associĂ© au divin. Dieu est considĂ©rĂ© comme Ă©tant Ă  l’origine de toutes choses, la nature n’a pas besoin d’ĂȘtre peinte puisque Dieu est nature. On peut nĂ©anmoins soulever une volontĂ© d’évolution avec certaines fresques de Giotto, primitif italien qui cherche Ă  dĂ©corer ses fonds d’une maniĂšre plus terrestre et annonce ainsi les bouleversements de la Renaissance. Peintre napolitain, L’Adoration des Mages,1340/43, Tempera sur bois, Metropolitan Museum of Art Ce retable est exĂ©cutĂ© par un primitif napolitain grand admirateur de Giotto. MĂȘme si le paysage prend ici une valeur symbolique, on observe dĂ©jĂ  une volontĂ© de dĂ©laisser le fond d’or au profit d’une exploration paysagĂšre. Ce tableau est trĂšs intĂ©ressant parce qu’il nous montre parfaitement cette transition. II-Les Flandres ou la RĂ©vĂ©lation de la peinture de paysage La Renaissance fragmente les croyances de toutes parts. Les frontiĂšres s’écartent. On dĂ©couvre que la terre fait partie d’un systĂšme solaire. On dĂ©couvre de nouvelles terres. La conception de la nature s’en voit grandement modifiĂ©e. C’est dans les Flandres que l’on trouve ce nouvel intĂ©rĂȘt pour le paysage
 Comment expliquer une telle avancĂ©e de la part des flamands? La rĂ©forme protestante C’est l’émergence du protestantisme dans les Flandres qui pousse au dĂ©veloppement de la peinture paysagĂšre. Calvin condamnant la peinture sainte comme de l’idolĂątrie, on privilĂ©gie dĂ©sormais une relation plus discrĂšte entre le fidĂšle et Dieu. C’est ainsi que les peintres des Flandres se mettent Ă  explorer de nouvelles thĂ©matiques pour vendre leurs toiles. La peinture de paysage va dĂšs lors se rĂ©pandre et atteindre un grand succĂšs. La rĂ©forme humaniste la pĂ©riode du XVe siĂšcle tire son inspiration d’Érasme et se veut propice aux rĂ©flexions sur la nature humaine. C’est lĂ  toute la force de la Renaissance qui admet son ignorance et va chercher de nouvelles explications, plus scientifiques Ă  ses croyances. Tous ces questionnements vont faciliter l’utilisation du paysage comme allĂ©gories des rĂ©flexions humaines. Avec les grandes expĂ©ditions menĂ©es Ă  cette Ă©poque, la soif de terres inexplorĂ©es lance un nouvel intĂ©rĂȘt pour la nature et les paysages. Les horizons sont plus vastes, les esprits aussi et cela se ressent sur les toiles. C’est Ă©galement Ă  cette mĂȘme pĂ©riode que l’on dĂ©couvre des lois mathĂ©matiques qui vont rĂ©volutionner la proportion dans la peinture. Mises en application, ces rĂšgles peuvent aussi expliquer une plus grande facilitĂ© dans l’art de peindre la nature. Albrecht Durer, Erasme de Rotterdam,1526, Gravure, Petit Palais, MusĂ©e des Beaux Arts de la Ville de Paris Joachim Patinier, Saint-JĂ©rĂŽme PĂ©nitent,1512/15,huile sur bois, Metropolitan Museum of Art. MĂȘme si les sujets religieux restent les acteurs principaux de ce triptyque, la place accordĂ©e au paysage est impressionnante. Bien Ă©videmment, c’est un paysage imaginĂ© de toutes piĂšces. C’est d’ailleurs Patinier qui poussera Ă  la popularisation dudit Paysage-monde » c’est Ă  dire une immensitĂ© naturelle dans laquelle se dĂ©roule une scĂšne religieuse rendue anecdotique par sa taille. C’est aussi au mĂȘme moment dernier tiers du XVe siĂšcle que se rĂ©pand la production de globes terrestres, cette curiositĂ© sur le monde et sur le lointain pourrait expliquer de la part des flamands cette volontĂ© d’englober » le plus de paysage possible. Le mystĂšre du peintre des petits paysages Peintre et graveur non identifiĂ© Ă  ce jour, Il est connu pour ses gravures de paysages en tous genres. Autrefois identifiĂ© comme Brueghel car, imprimĂ© par le grand JĂ©rĂŽme Cock, il reste Ă  ce jour l’inconnu parmi les peintres mais le maitre parmi les paysages. MaĂźtre des petits Paysages, Vue de Village,1550/60, plume et encre brune L’ñge d’or nĂ©erlandais du XVIIe siĂšcle Au dix-septiĂšme siĂšcle, les Provinces Unies, libĂ©rĂ©es du joug espagnol vont traverser une envolĂ©e tant sur le plan Ă©conomique et social que politique et artistique. leur activitĂ© commerciale qui avait dĂ©jĂ  fait leur rĂ©putation va prendre un nouvel essor et de nouvelles classes sociales vont s’imposer. Une bourgeoisie et une riche paysannerie sont Ă  l’origine dit-on du marchĂ© de l’art moderne qui fera fleurir l’activitĂ© des peintres. Mais surtout, ces nouveaux commanditaires auront des centres d’intĂ©rĂȘts directement liĂ©s Ă  leur rĂ©ussite sociale ce qui fera triompher les peintures de genre et de paysage sur les peintures d’Histoire jusqu’alors indĂ©trĂŽnables. restons cependant modĂ©rĂ©s quant Ă  notre propos, car la peinture d’Histoire conservera une place majoritaire! La demande va ĂȘtre telle, que les peintres constitueront des stocks » de peintures classĂ©es par genre pour satisfaire ces nouveaux clients. Il serait cependant trompeur de penser que ces paysages Ă©taient effectuĂ©s sur le motif en pleine nature, les artistes flamands les constituaient en atelier selon leur fantaisie. Jacob Van Ruisdael, Paysage avec un Village Lointain, huile sur bois, 1646, Metropolitan Museum of ArtVan Ruisdael immense paysagiste hollandais peint ce paysage Ă  dix-huit ans. Ses paysages faisant preuve d’une grande sensibilitĂ© serviront souvent d’exemple aux romantiques. En tĂ©moigne cette remarque d’EugĂšne Fromentin“De tous les peintres hollandais, RuysdaĂ«l est celui qui ressemble le plus noblement Ă  son pays. Il en a l’ampleur, la tristesse, la placiditĂ© un peu morne, le charme monotone et tranquille.“ La cartographie Le XVIIe siĂšcle pour les Flandres, c’est aussi l’ñge d’or de la cartographie. Ce n’est pas anodin si Vermeer peint “Le GĂ©ographe” ou “l’Officier et la Jeune Fille”. Une profusion de mappemondes, de globes et d’atlas se rĂ©pandent, facilitĂ©s par l’imprimerie. Cartographier implique l’observation de territoires pour se repĂ©rer de maniĂšre prĂ©cise dans ce monde aux frontiĂšres encore floues. Hors, l’observation des territoires sous-entend l’observation de la nature Ă©tude topographique. La cartographie a donc jouĂ© un rĂŽle dans l’intĂ©rĂȘt pour les paysages. Johannes Vermeer, La femme au Luth,1662/63, huile sur toile, Metropolitan Museum of Art La carte de l’Europe Ă  l’arriĂšre plan couplĂ©e au regard de la jeune femme par la fenĂȘtre pourrait sous-entendre qu’on s’intĂ©resse dĂ©sormais Ă  ce qu’il se passe au dehors. Carte du Monde, Jan de Visscher d’aprĂšs Nicolaes Pietersz Berchem, 1670/80, Rijksmuseum III- L’Italie des ruines Ă  la reconstruction C’est en Italie, prĂ©cisĂ©ment avec Antoine Carrache, qu’on dĂ©finit la peinture de paysage comme genre Ă  part entiĂšre au XVIe siĂšcle. Les FrĂšres Carrache vont notamment s’appuyer sur le principe dĂ©fendu par Vitruve qui prĂ©conisait de corriger par la peinture les petits dĂ©fauts de la nature . C’est ainsi que se dĂ©veloppa une rĂ©elle esthĂ©tique paysagĂšre, thĂšme si cher aux italiens dans leur inlassable quĂȘte du beau . Le Paysage IdĂ©al Des enseignements de Vitruve dĂ©coule le fameux paysage idĂ©al ». un paysage embelli selon les codes esthĂ©tiques du XVIe siĂšcle. Un exemple frappant pourrait ĂȘtre la popularitĂ© du thĂšme de l’Arcadie. L’Arcadie est une terre lĂ©gendaire de la GrĂšce antique, cĂ©lĂ©brĂ©e dĂšs la Renaissance pour l’harmonie de ses paysages et le bon vivre de ses bergers. Ce thĂšme sera si populaire qu’une AcadĂ©mie de l’Arcadie se crĂ©era Ă  Rome en 1690. Rappelons nous que Topia Ă©tait utilisĂ© par Vitruve pour dĂ©signer un lieu aux proportions idĂ©ales et harmonieuses. En 1516, c’est l’humaniste Thomas More qui invente le mot Utopia » sorte de paradis imaginaire rĂ©vĂ©lateur de cette nouvelle attirance pour la terre idĂ©ale. Il y avait donc un lien Ă©troit entre le pays et le paysage milieu naturel. Paysage arcadien, 1700, Alessandro Magnasco, huile sur toile, Art Institute of Chicago Une parenthĂšse française en pleine Italie C’est cependant le français Nicolas Poussin qui a tout de mĂȘme passĂ© la majeure partie de sa vie Ă  Rome qui reste connu pour ses Bergers d’Arcadie ». Lui et le peintre Claude Lorrain ont largement contribuĂ© Ă  dĂ©velopper l’art du paysage. En effet, particuliĂšrement Ă  cette Ă©poque du XVII e siĂšcle qui a vu la montĂ©e d’un acadĂ©misme puissant, la hiĂ©rarchie des peintures Ă©taient plus que jamais en vigueur. Au sommet la peinture d’histoire et ses scĂšnes bibliques et mythologiques. Jusqu’à prĂ©sent, le paysage Ă©tait un support, un agrĂ©ment qui valorisait la peinture d’histoire. Poussin et Lorrain ont donc fait preuve d’une grande ingĂ©niositĂ©. MĂȘme si le titre du tableau continue d’évoquer des thĂšmes nobles », on assiste Ă  une vĂ©ritable inversion. C’est le thĂšme mythologique qui sert dĂ©sormais de prĂ©texte Ă  l’exploration paysagĂšre. Poussin et Lorrain sont un bon exemple d’artistes qui voyagent. DĂ©jĂ  instiguĂ© pendant la Renaissance, les voyages et l’intĂ©rĂȘt pour la culture Ă©trangĂšre vont se dĂ©velopper. L’Italie sera une fois de plus mise en lumiĂšre. Entre ruines romaines et urbanisation, de nouveaux sous-genres attenants Ă  la peinture de paysage vont se dĂ©velopper. Nicolas Poussin, Orion aveugle cherchant le Soleil, 1658, huile sur toile, Metropolitan Museum of Art Ici Poussin s’amuse mĂȘme Ă  confondre Diane avec les nuages. Qui est le plus mis en valeur? Diane ou les nuages? Le goĂ»t de Poussin pour les paysages se reflĂštera Ă©normĂ©ment dans ses derniĂšres peintures Les Quatres Saisons. Claude Lorrain, La Campagne Romaine, 1639, huile sur toile, Metropolitan Museum of Art Les Vedute Puisque les analogies entre les Flandres et l’Italie sont indispensables lorsqu’on parle de peinture de paysage, permettons nous une lĂ©gĂšre Ă©vocation des Flandres. Vermeer dĂ©voile sa Vue de Delft » en 1661. Le plus beau tableau du monde » selon Proust n’est autre qu’un magnifique exemple de veduta. Pour ce faire, Vermeer aurait possiblement utilisĂ© une camera obscura », un instrument optique qui reçoit la lumiĂšre Ă©mise par des objets pour reformer ces objets en position inversĂ©e. On plaçait dedans une lentille convexe pour rĂ©tablir le sens des objets. L’utilisation de la camera obscura sera largement reprise par le peintre vĂ©nitien Canaletto au XVIIIe siĂšcle. Les XVIIe et XVIIIe siĂšcles sont marquĂ©s par des voyages aristocratiques d’éducation et de dĂ©couverte intitulĂ©s Grand Tour». Les destinations Ă©taient majoritairement La France, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Suisse et Ă©videmment l’Italie. C’est ainsi que les voyageurs dĂ©couvrent les ruines qui parcourent les paysages italiens. Cette pĂ©riode considĂ©rĂ©e comme le point de dĂ©part de l’histoire du tourisme aura un effet majeur sur la promotion des vedute et de la peinture de paysage en gĂ©nĂ©ral. De nombreux aristocrates vont vouloir rapporter des souvenirs » de leur voyage. C’est lĂ  toute la modernitĂ© de ces vedute car, cette-fois-ci, c’est le paysage lui-mĂȘme auquel on s’intĂ©resse. Le peintre Canaletto et les autres vĂ©dutistes feront fortune en commercialisant leurs vues de Venise. Canaletto, Le Grand Canal de Venise, 1730, huile sur toile, Metropolitan Museum of Art Exemple d’une projection de Camera Obscura Abelardo Morell, Vue de Brooklyn dans la chambre de Brady, 1992 Dessin de Camera Obscura, EncyclopĂ©die, 1762/77, Deferht Des paysages en ruines Capricci ou vedute ideate ! Le triomphe des peintures architecturales SacrĂ©s coteaux, et vous saintes ruines,Qui le seul nom de Rome retenez,Vieux monuments, qui encor soutenez L’honneur poudreux de tant d’ñmes divines, » Joachim Du Bellay, Les AntiquitĂ©s de Rome, 1558 Nouvelle exploration du paysage idĂ©al, le capriccio est la reprĂ©sentation d’un paysage imaginaire. FrancisĂ© en caprice » il s’oppose Ă  la reprĂ©sentation fidĂšle du vedute et est tout droit issu de la fantaisie du peintre. Depuis la Renaissance, on observe une grande redĂ©couverte des ruines romaines . Ce qui va dĂ©clencher une vĂ©ritable fascination esthĂ©tique et jeter les bases de la future architecture classique. De cet attrait pour les vestiges va Ă©merger une peinture architecturale. Les sujets mythologiques Ă©tant toujours au sommet de la pyramide infernale des peintures, c’est une belle astuce consciente ou inconsciente que d’antiquiser » le paysage pour le rendre plus noble. Francesco Guardi, Paysage Fantastique,1765, huile sur toile, Metropolitan Museum of Art Francesco Guardi, Vestiges de Colonnades, 1780/90, stylo et encre brune, Metropolitan Museum of Art IV- L’Angleterre une percĂ©e essentielle dans la peinture de paysage La fin du XVIIIĂšme et le XIXe siĂšcle se fondent sur une sĂ©rie d’expĂ©rimentations et de bouleversements rapides. Ils seront traversĂ©s par de nombreux mouvements aussi bien littĂ©raires que politiques, artistiques que scientifiques est le premier pays europĂ©en Ă  avoir enclenchĂ© sa rĂ©volution industrielle. Peut-ĂȘtre sa relative stabilitĂ© politique lui a-t-elle permis de prendre une telle avance ! L’expĂ©rimentation qui frappe ce siĂšcle dans tous les domaines entraĂźne une exploration fondamentale dans la peinture. L’Aquarelle ou “l’Eau des Peintres” Jusqu’ici, l’Angleterre n’avait pour ainsi dire pas vraiment pris part Ă  notre Ă©popĂ©e de la peinture de paysage. En bonne observatrice, elle s’imprĂ©gna des peintures italiennes et françaises Grand Tour mais Ă©galement et surtout flamandes. Monarchie dĂ©sormais constitutionnelle, Les rois et reines britanniques commissionnent de nombreux grands peintres Flamands et Germaniques d’effectuer leur portrait ce qui aura pour rĂŽle de diffuser les Ɠuvres de ces mĂȘmes peintres. Hors, nous avons vu que la peinture de paysage s’était dĂ©jĂ  lovĂ©e quelques siĂšcles plus tĂŽt dans le cƓur des flamands. N’oublions pas que, l’Angleterre n’est plus catholique depuis 1534. Tout comme les flamands, les anglais ont dĂ©veloppĂ© de nouveaux thĂšmes de peinture, plus en adĂ©quation avec leurs croyances. Durer rĂ©alisait des aquarelles de paysages, et l’Angleterre n’est-elle pas considĂ©rĂ©e comme l’inventeur de l’aquarelle moderne » ? la diffusion de la peinture Ă  l’aquarelle jouera un rĂŽle considĂ©rable dans l’histoire de la peinture. Sans elle, l’Angleterre n’aurait peut-ĂȘtre pas eu son monstre sacré  William Turner La virtuositĂ© de Turner en a fait un gĂ©nie de la peinture. InspirĂ© par Claude Lorrain et Nicolas Poussin, Turner rejoint parfaitement notre propos car c’est un artiste qui voyage. Plus que ça, c’est un grand paysagiste. Il travaillera dĂšs l’ñge de quatorze ans pour l’architecte Thomas Hardwick et effectuera de nombreux dessins et croquis de paysage ce qui lui donnera le goĂ»t de poursuivre dans cette voix. Bien que la biographie de Turner soit lacunaire, on le dĂ©finit comme un grand randonneur qui partait muni de son carnet de croquis et trouvait dans la nature toute son inspiration. Cette attitude d’artiste solitaire se reflĂšte dans un grand courant artistique de la mĂȘme Ă©poque le Romantisme. Avant toutes choses, il est important de clarifier notre emploi de tous ces termes gĂ©nĂ©raux qui sont apparus de plus en plus nombreux au XIXe siĂšcle Romantisme, RĂ©alisme, Naturalisme etc. Tous ces termes nous serviront de facilitĂ© d’explications mais ne doivent en aucun cas enfermer un artiste ni lui retirer sa singularitĂ©. Le Romantisme donc, apparaĂźt initialement en Angleterre et en Allemagne en rĂ©action aux normes strictes et mesurĂ©es du classicisme. Ce mouvement va se diffuser rapidement et aura un succĂšs considĂ©rable dans toute l’Europe et mĂȘme en AmĂ©rique du Sud. Les livres vont dĂ©sormais s’emplir de personnages contradictoires aux passions dĂ©chaĂźnĂ©es. Ces personnages souvent solitaires et incompris trouveront justement leur comprĂ©hension dans la nature qui, par ses forces cycliques et ses accĂšs changeants reprĂ©sente directement les sentiments Ă©prouvĂ©s par les romantiques. Le romantisme allume donc un projecteur sur l’immensitĂ© naturelle, mais la peinture de paysage reste inĂ©vitablement attachĂ©e Ă  la condition humaine. Le Voyageur contemplant une mer de nuages de Friedrich en est presque un exemple mĂ©tonymique. En effet, c’est le voyageur qui contemple la nature et pas autrement. Si le titre avait Ă©tĂ© La mer de nuages au voyageur » la peinture de paysage aurait pris une tournure diffĂ©rente, mais le Romantisme ne peut se dĂ©tacher de la condition humaine qui est au cƓur de ses prĂ©occupations. Pour revenir Ă  Turner, on le dĂ©crit souvent comme un romantique en raison de l’extrĂȘme sensibilitĂ© de ses peintures et ses couleurs poĂ©tiques et dĂ©chaĂźnĂ©es. Turner est le premier Ă  mĂ©langer aquarelle et peinture Ă  l’huile donnant un rendu embuĂ©, floutĂ© qu’on interprĂšte souvent comme annonciateur de l’impressionnisme. Turner, Saltash, 1811, huile sur toile Metropolitan Museum of Art Turner, Soir de dĂ©luge, 1843, huile sur toile, Washington National Gallery of ArtIl est intĂ©ressant ici d’observer la libertĂ© progressive que prend Turner qui se dĂ©tache des formes rĂ©alistes inspirĂ©es par Lorrain et Poussin pour arriver Ă  ce triomphe de substances et de textures qui lui est si particulier. L’expĂ©rimentation qui frappe le XIXe siĂšcle se ressent jusque dans les palettes. C’est d’ailleurs assez rĂ©vĂ©lateur de l’opposition scientifique qui traversait l’Europe au XIX e siĂšcle. Entre la science du tangible et du matĂ©riel et la science s’intĂ©ressant aux formes immatĂ©rielles et abstraites. Turner s’apparentant de plus en plus Ă  l’abstrait en fin de carriĂšre, c’est incontestablement Constable qui, en parallĂšle, s’affiche comme le maĂźtre du paysage rĂ©aliste. John Constable ProfondĂ©ment inspirĂ© par son prĂ©dĂ©cesseur paysagiste Thomas Gainsborough, Constable rĂ©ussit Ă  hisser la peinture de paysage Ă  une noblesse encore jamais atteinte. Il sera trĂšs influent notamment en France Delacroix l’admirera beaucoup. Constable est aussi reprĂ©sentatif d’une gĂ©nĂ©ration de la rĂ©volution industrielle qui voit ses paysages changer rapidement et s’urbaniser, et qui trouve dans la nature un refuge Ă  ce vacarme industriel. Constable rĂ©alise de nombreuses esquisses en pleine nature avant de peindre. C’est un peintre qui prĂŽne la beautĂ© pure du paysage c’est Ă  dire Ă  son Ă©tat originel. Cette conception aura un impact consĂ©quent sur la peinture de paysage. Nous sommes dĂ©sormais loin des paysages idĂ©alisĂ©s de Vitruve et Pline l’Ancien, la beautĂ© se trouve directement sous n’importe quelle haie et dans n’importe quelle prairie ». Thomas Gainsborough, Paysage de Montagne, annĂ©es 1780, craie noire et blanche estompĂ©es sur papier bleu-gris John Constable, 1825, la CathĂ©drale de Salisbury, huile sur toile, Metropolitan Museum of Art ParenthĂšse amĂ©ricaine Dans la jeune nation amĂ©ricaine se forme le dĂ©sir se se dĂ©tacher des conventions picturales europĂ©ennes et de crĂ©er un style Ă  part entiĂšre. Dans un pays aussi vaste aux terres encore en friche, les paysages s’affirment comme sujet de prĂ©dilection. Thomas Cole, Le MĂ©andre, 1836, huile sur toile, Metropolitan Museum of ArtOn voit bien ici les Ă©lĂ©ments qui prĂ©figurent la pensĂ©e nord-amĂ©ricaine. Un immense paysage encore en friche mĂȘlĂ© Ă  la douceur d’un ciel presque divin offrant Ă  la scĂšne une lumiĂšre dorĂ©e. Aller Ă  la conquĂȘte de terres inconnues sous l’égide directe du Ciel Dieu. Les guerres qui marquent le XIXe siĂšcle interrompent le phĂ©nomĂšne du Grand Tour » ce qui poussera les anglais Ă  voyager directement dans leurs campagnes . C’est ainsi que nous sont parvenues les plus belles toiles de paysages anglais, Ă©cossais et nord irlandais. L’Angleterre peut enfin se vanter d’avoir eu son heure de gloire. InspirĂ©e par la progression anglaise, la France la suivra de peu, sa rĂ©volution industrielle se dĂ©clare quelques temps aprĂšs, sa rĂ©volution picturale aussi
 V-La France et son autre rĂ©volution » La France depuis le XVIIIe s et encore plus au dĂ©but du XIX siĂšcle est frappĂ©e par un acadĂ©misme indĂ©trĂŽnable. Des peintres illustres comme Jacques Louis- David ou Thomas Couture forment aux Beaux Arts les futures gĂ©nĂ©rations de peintres. La peinture française Ă  cette Ă©poque se dĂ©finit par ses rĂšgles. C’est l’apothĂ©ose de la peinture d’histoire, de peintures militaires glorificatrices, de portraits de grandes figures de la noblesse. Le paysage est complĂštement laissĂ© Ă  l’abandon. Jacques Louis David, La Mort de Socrate, 1787, huile sur toile, Metropolitan Museum of Art L’Ecole de Barbizon Les dĂ©tachĂ©s de l’AcadĂ©mie » A l’époque oĂč le Salon Officiel dĂ©cide du verdict de chaque peinture, la cĂŽte du paysage est trĂšs basse. Certes, en 1816, le prix du paysage historique » fut ajoutĂ© par l’AcadĂ©mie Française au prix de Rome, mais le paysage s’inscrivait encore dans une vision architecturĂ©e ou idĂ©alisĂ©e. ThĂ©odore Rousseau 1812-1867, rĂ©alise de nombreuses esquisses en pleine nature et propose des paysages rĂ©alistes en opposition complĂšte avec les paysages acadĂ©miques » jusqu’alors tolĂ©rĂ©s. Cela lui vaudra de nombreux rejets du Salon. Pourtant, plusieurs facteurs vont finir par projeter le paysage au devant de la scĂšne. En 1824, le Salon de Paris expose de nombreuses toiles de maĂźtres paysagistes anglais notamment John Constable. Ce Salon peut avoir apportĂ© un dĂ©but d’ouverture d’esprit quant Ă  la beautĂ© et l’apprĂ©ciation des espaces naturels. De plus, depuis le XIXe siĂšcle, la course Ă  l’industrialisation est lancĂ©e dans toute l’Europe. Les productions massives des usines enfument les villes. Plusieurs artistes dont ThĂ©odore Rousseau voudront fuir ce brouhaha industriel . Ils trouveront justement leur refuge dans la forĂȘt de Fontainebleau ou le paisible petit village de Barbizon. D’autant que le dĂ©veloppement des lignes de chemins de fer permettait Ă  de plus en plus d’artistes de venir facilement s’y ressourcer. L’École de Barbizon n’est pas Ă  proprement parler une Ă©cole. C’est d’abord une communautĂ© d’artistes qui s’est retrouvĂ©e tout au long du XIXe siĂšcle Ă  partager des valeurs communes et qui ont fait avancer les codes instaurĂ©s par l’acadĂ©mie. Ils se retrouvaient Ă  l’Auberge de Ganne pour refaire le monde de la peinture et partager leurs dĂ©couvertes et leur enthousiasme. L’auberge de Ganne est aujourd’hui un musĂ©e absolument dĂ©diĂ© aux peintres de Barbizon. Le terme fut ensuite Ă©largi Ă  tous les artistes qui ont trouvĂ© en la forĂȘt de Fontainebleau un sujet d’inspiration. L’invention et la mise en service du tube de gouache en 1841 va Ă©galement faciliter la peinture en plein air en la rendant tout simplement possible et permettra une crĂ©ativitĂ© nouvelle que sauront capter les impressionnistes. Peut-ĂȘtre fallait-il l’industrialisation pour redĂ©couvrir la nature ? Le courant des peintres de Barbizon pave la voie aux futurs impressionnistes. C’est une vĂ©ritable fracture qui se crĂ©e dans la peinture acadĂ©mique française et qui apporte aux peintres une plus grande libertĂ© dans le choix de leurs thĂšmes. ThĂ©odore Rousseau, L’ OrĂ©e du Bois Ă  Monts-Girard,1852/54, huile sur bois, Metropolitan Museum of Art Quelques artistes incontournables de “l’Ecole de Barbizon” Jean François Millet, Meules de foin, Automne 1874, huile sur toile, Metropolitan Museum of Art Millet, qui mettra toute son ardeur dans la peinture paysanneest tenu comme exemple de nombreux peintres. C’est le peintre prĂ©fĂ©rĂ© de Van Gogh. Camille Corot, Le Batelier,1865, huile sur toile, Metropolitan Museum of ArtLe Batelier de Corot a la poĂ©sie venteuse de sa fin de carriĂšre. Corot s’est formĂ© auprĂšs de Valenciennes, peintre de paysages nĂ©oclassiques. Il inspira considĂ©rablement les impressionnistes. L’impressionnisme enfin ! Une bouffĂ©e d’air frais dans la peinture de paysage Monet, Degas, Sisley, Renoir, CĂ©zanne, ces noms sacrĂ©s qui rĂ©sonnent encore aujourd’hui comme des maĂźtres incontestĂ©s de la peinture. Pourquoi l’impressionnisme est-il devenu le mouvement pictural le plus cĂ©lĂšbre ? AnimĂ©s par le mĂȘme dĂ©sir de rupture, ces artistes ont su tirer profit de leur statut de marginaux. Le Salon des RefusĂ©s autorisĂ© en 1863 par l’empereur NapolĂ©on III permet justement Ă  des artistes comme Manet ou Pissarro de faire voir leurs Ɠuvres rejetĂ©es par le Salon de l’AcadĂ©mie des Beaux-Arts. Soutenus par le marchand d’art visionnaire Durand Ruel et le photographe Nadar, ils sauront se crĂ©er une place incontestable dĂšs les annĂ©es 1880. L’apparition de la photographie a d’ailleurs eu un impact considĂ©rable dans l’histoire de la peinture. Sa popularisation arrive en mĂȘme temps que l’impressionnisme et libĂšre les peintres et leur toiles de cette prĂ©occupation coupable qu’était la recherche de rĂ©alisme. La photographie remplissant parfaitement cet office, la peinture peut dĂšs lors s’adonner Ă  de nouvelles explorations que ne peut pas faire la photographie. L’impressionnisme brise les contours trop finis » du nĂ©oclassicisme et du rĂ©alisme. A l’heure oĂč la science dĂ©couvre que le monde est en rĂ©alitĂ© composĂ© d’une infinitĂ© de petites particules en vibration, les impressionnistes introduisent une nouvelle sensibilitĂ© dans leurs toiles. C’est une peinture de l’instant, aussi fugace soit-il. Il ne s’agit plus de peindre la rĂ©alitĂ© telle que nos yeux la voient, non, la science venait de prouver la capacitĂ© limitĂ©e de notre acuitĂ© visuelle. Il s’agit d’arriver Ă  une harmonie de composition qui donne une impression. Impression, ce terme qui se voulait dĂ©prĂ©ciateur de la part du critique Louis Leroy a en rĂ©alitĂ© marquĂ© Ă  tout jamais le monde de la peinture. L’impressionnisme vient chercher ce qui se cache derriĂšre le rĂ©el. Renoir l’exprime parfaitement dans cette phrase restĂ©e cĂ©lĂšbre Un matin, l’un de nous manquant de noir se servit de bleu l’impressionnisme Ă©tait nĂ© ». L’impressionnisme est donc Ă  la fois une esthĂ©tique distincte et un mouvement. En quoi est-ce fondamental pour la peinture de paysage ? Parce qu’en plus de rĂ©volutionner la maniĂšre de peindre, les peintres impressionnistes vont bousculer d’autres codes. Ils rĂ©aliseront d’immenses tableaux de paysage sur des formats d’ordinaire rĂ©alisĂ©s pour des genres plus nobles ». C’est ainsi que le paysage gagnera ses lettres de noblesse. Pierre Auguste Renoir, Jeune Fille au Bain, 1892, huile sur toile, Metropolitan Museum of ArtRenoir est un maĂźtre incontestĂ© de la lumiĂšre. Ses paysages et ses figures ont la brillance pĂąle de la nature s’adapte ici au mouvement des cheveux de la jeune fille et nous donne une grande impression de fraĂźcheur. Les impressionnistes procĂ©dant par “touches”, c’est sĂ»rement avec Renoir qu’on peut parler de grain de peau”. Ici, plus de combat entre la nature et le sujet, les deux se complĂštent pour former l’Impression. Camille Pissarro, Peupliers, Eragny, 1895, huile sur toile, Metropolitan Museum of ArtCamille Pissarro a la minutie d’une dentelliĂšre. Pourquoi y a t- il autant de lumiĂšre dans les tableaux impressionnistes ? C’est qu’ils maĂźtrisent les ombres Ă  la perfection. Leurs touches sont aussi folles et harmonieuses que la nature. Les impressionnistes observent les paysages avec un Ɠil nouveau, un Ɠil libre. Nous nous arrĂȘterons aux impressionnistes parce que c’est Ă  ce moment prĂ©cis que la peinture de paysage a pleinement Ă©tĂ© libĂ©rĂ©e et a atteint le sommet des genres. Évidemment, le XXe siĂšcle, siĂšcle d’accentuation est fascinant dans le domaine du paysage. Quant au XXIe siĂšcle, siĂšcle de dĂ©clinaisons et d’impertinences, le paysage reste toujours un thĂšme de prĂ©dilection. Cependant, ces deux siĂšcles mĂ©riteraient un article complet et une approche diffĂ©rente. Conclusion Celui qui veut relater l’histoire de la peinture de paysage devra comprendre la logique qui se cache derriĂšre. Un genre qui serpente entre les rĂšgles, les interdictions et les prĂ©ceptes des acadĂ©mies. Patience, voilĂ  le fin mot qui conclue l’histoire du paysage. BeautĂ© de l’ombre, la nature s’immisce peu Ă  peu dans les toiles, instiguĂ©e par les peintres qui ne peuvent renier son potentiel esthĂ©tique. Si l’histoire de la peinture de paysage est aussi riche, c’est qu’elle est indissociable des premiĂšres prĂ©occupations humaines l’homme est insĂ©parable de son environnement. Au fur et Ă  mesure des comprĂ©hensions, la nature des peintres change de style, devient plus folle. Ce n’est qu’au XIXe siĂšcle qu’on reconnaĂźt officiellement sa toute puissance dans la peinture. Officieusement, et si l’on s’intĂ©resse aux peintres en profondeur, on ressent souvent que la nature les attire, les appelle. N’oublions pas que jusqu’à trĂšs tard, les commanditaires rĂ©clamaient des peintures d’Histoire ou des portraits. Nos peintres, s’ils voulaient survivre n’avaient donc souvent guĂšre le choix. Mais, certaines toiles ne trompent pas. C’est le cas de cet inclassable
 El Greco, Vue de TolĂšde,1597-1599, huile sur toile, Metropolitan Museum of ArtParfois considĂ©rĂ© comme un expressionniste avant l’heure, El Greco donne Ă  ce chef d’Ɠuvre le mĂȘme regard orageux qu’ont ordinairement ses figures. Le paysage semble torturĂ©. TolĂšde se tord sous un ciel bleutĂ©, Ă©lectrique. Cette Ɠuvre reste inclassable tant dans son temps que dans son genre. Bibliographie Paysages Entre Nature et Histoire Pierre Wat, PĂ©rĂ©grinations L’Art des Paysages Nils Buttner, Citadelles et Mazenod Fables du Paysage Flamand, Alain TapiĂ©, Michel Weemans, Somogy Editions d’Art DĂ©couvrez une sĂ©lection d’objets en lien avec l’article
LaNational Gallery de Londres comporte 2.300 peintures qui couvrent les diffĂ©rents courants artistiques europĂ©ens, et allant du XIIIe siĂšcle au XXe siĂšcle. Elle a acquis les piĂšces grĂące Ă  photo de Septentria – Dans ce bref article, je vais vous exposer tous les arguments dĂ©montrant les avantages de la peinture acrylique, et les rares inconvĂ©nients d’utiliser une telle peinture. Si ce n’est que mon point de vue j’ai pu cependant constater que la peinture Ă  l’eau est beaucoup plus facile Ă  utiliser que la peinture Ă  l’huile et donne au final les mĂȘmes rĂ©sultats si l’on maitrise quelques techniques de bases. Si vous dĂ©butez en peinture, et que vous cherchez avec quelle peinture commencĂ©e, je vous conseille une peinture qui vous conviendra le mieux .Une peinture simple Ă  manipuler et qui nĂ©cessite un minimum d’effort pour vous concentrer sur la rĂ©alisation de vos premiers tableaux. Lorsque j’étais tout petit, j’avais l’habitude de peindre avec de la gouache et Ă  l’école il n’y avait que cela. Lorsque j’ai rĂ©alisĂ© mes premiĂšres toiles mon choix s’est naturellement tournĂ© vers la peinture acrylique, et au dĂ©part j’ai eu aussi ma pĂ©riode oĂč je peignais Ă  l’huile, malheureusement j’en ai gardĂ© un mauvais souvenir. PremiĂšrement parce que je peignais dans un lieu clos, et je n’avais pas de moyen pour ventiler la piĂšce. La peinture Ă  l’huile nĂ©cessite d’utiliser des diluants comme de l’essence de tĂ©rĂ©benthine ou bien du white spirit, et dans une piĂšce qui me servait d’atelier et de piĂšces Ă  coucher c’était plutĂŽt nocif. En plus de cela je rĂ©alisai que la peinture Ă  l’huile sĂ©chait lentement, et qu’il me fallait l’équivalent d’un mois pour finir une toile
la galĂšre! Et mĂȘme en ajoutant du siccatif qui est un accĂ©lĂ©rateur de sĂ©chage, il me fallait prĂšs de 3 heures pour que mes glacis puissent ĂȘtre totalement secs . De plus il fallait que je mette l’essence usagĂ©e dans un bidon pour la passer ensuite dans un tamis pour la rĂ©utiliser, si celle-ci Ă©tait encore potable, bien sĂ»r. Sinon il fallait la jeter dans un bidon rĂ©servĂ© Ă  la dĂ©chĂšterie. Sans compter qu’il fallait ensuite nettoyer les pinceaux dans l’essence, puis les passer dans le savon, rincer et au pire rĂ©pĂ©ter l’opĂ©ration, et je passais plus de temps pour la prĂ©paration et le nettoyage du matĂ©riel qu’à peindre, sans compter les multitudes de fois oĂč j’ai eu des crises d’asthme Ă  cause des vapeurs de tĂ©rĂ©benthine. C’est pour cela que je vais vous dĂ©tailler les 5 grandes raisons de peindre Ă  l’acrylique ou du moins utiliser une peinture Ă  l’eau et il existe mĂȘme maintenant de la peinture Ă  l’huile qui se dilue Ă  l’eau.. point n°1 Pas besoins d’utiliser de diluant ,vous n’avez besoin que d’eau. La peinture acrylique est une peinture qui se dilue Ă  l’eau ,et elle a l’avantage de sĂ©cher trĂšs vite. vous n’avez donc pas besoin d’essence pour nettoyer vos pinceaux ,et cela est fortement recommandĂ© lorsque vous peignez dans un lieu clos ou non ventilĂ©. Pour prĂ©parĂ© vos glacis vous n’aurez besoin que d’eau et d’un mĂ©dium vous n’en avez pas vous pouvez rĂ©aliser vos glacis avec de la biĂšre! Mais n’en abuser pas . Le rendu en peinture est parfois un peu diffĂ©rends, parce qu’une peinture Ă  l’eau ,sĂšche beaucoup plus vite,et vous n’avez probablement pas le temps de travailler certains il vous suffit seulement de maitriser le taux d’humiditĂ© de votre peinture pour la retravailler Ă  volontĂ© ensuite et mĂȘme si cela sĂšche trop vite, il existe des retardateurs que vous pouvez mĂ©langer Ă  votre glacis. Vous pouvez aussi rencontrer des difficultĂ©s Ă  rĂ©aliser des beaux fondus notamment parce que la peinture sĂšche avant que vous ayez terminĂ© de travailler sur toute la surface, et que vous n’avez pas eu le temps de retravailler certaines parties. Mais l’alternative Ă  cela, est d’utiliser des techniques spĂ©cifiques Ă  la peinture acrylique comme la superposition de glacis j’y reviendrais dans mes prochains articles pour vous l’expliquez plus en dĂ©tail ou bien ajoutĂ© Ă  votre prĂ©paration un gel qui retardera le sĂ©chage de la peinture, si vous ĂȘtes dans un environnement chaud et sec . Mais retenons les gros avantages avec la peinture acrylique vous avez besoin d’eau, et vous Ă©conomisez des bidons de white et de tĂ©rĂ©benthine. Le seul investissement que vous pouvez faire est d’acheter du retardateur, et encore vous n’en utiliserez que trĂšs peu ce qui fait que le flacon durera dans le temps. Une fois que votre eau est usĂ©e, vous pouvez la jeter dans les toilettes ou votre Ă©vier en laissant couler l’eau quelques instants, et il n’est pas recommandable de faire la mĂȘme chose si vous jetez de la tĂ©rĂ©benthine ou du white spirit, au risque de salir votre Ă©vier ou vos toilettes Ă  un point tel que vous passerez toute la soirĂ©e Ă  le nettoyer. Photographie de Francesco-Allano Torçy-Blanqui point n°2 Nettoyer ses pinceaux devient un vĂ©ritable jeux d’enfant Comme je l’ai expliquĂ© au dĂ©but de cet article, lorsque je peignais Ă  l’huile il fallait que je rĂ©serve plus de temps pour nettoyer mes pinceaux. La peinture Ă  l’huile est trĂšs grasse et ne peut pas ĂȘtre nettoyĂ©e Ă  l’eau. Dans ce cas il faut plonger les pinceaux dans une essence du type white spirit qui peut diluer et dĂ©graisser vos pinceaux, puis il faut ensuite enlever l’excĂšdent de peinture . Il faut ensuite faire tremper les soies du pinceau dans du savon noir, le faire mousser et rincer Ă  l’eau claire pour Ă©viter que les pinceaux durcissent en sĂ©chant . Mais le plus souvent il faut rĂ©pĂ©ter l’opĂ©ration plusieurs fois pour que le pinceau soit totalement propre. Un vrai cauchemar qui peut vous faire perdre du temps car parfois cela prend une bonne demi-heure pour nettoyer seulement quelques pinceaux . La peinture acrylique se dilue trĂšs facilement dans l’eau . Donc il vous suffit de prendre vos pinceaux une fois le travail terminer et les rincer abondamment dans l’eau en utilisant un peu de savon noir ou du savon de Marseille, et lorsque l’eau devient limpide et que le pinceau ne dĂ©gage plus d’eau colorĂ©e, votre pinceau est propre, et en ayant peint Ă  l’acrylique vous aurez rĂ©alisĂ© que vous avez Ă©conomisĂ© sur tous les points savon eau et temps de nettoyage, c’est un des points forts de la peinture acrylique lorsque vous nettoyez votre matĂ©riels,cependant il faut faire trĂšs attention de ne pas vous tacher car une fois sĂšches les taches d’acryliques sont irrĂ©versibles sur les vĂȘtements, mais je pense que peu de personnes peignent en costume cravate. La peinture acrylique lorsqu’elle est fraiche se nettoie trĂšs facilement, et c’est lĂ  que vous gagnez Ă©normĂ©ment de temps par rapport Ă  la peinture Ă  l’huile. Il vous suffit seulement de tremper les soies de votre pinceau pour les nettoyer avec un peu de savon afin d’enlever le restant de peinture qui pourrait encore se trouver dans les soies et l’opĂ©ration ne prend que deux Ă  trois minutes, contrairement au temps passĂ© Ă  nettoyer vos pinceaux lorsque vous peignez Ă  l’huile. photographie de Christophe Michou Point n°3 Vous contribuez Ă  prĂ©server l’environnement et votre santĂ© Les essences de tĂ©rĂ©benthine et de white spirit sont trĂšs nocives Ă  la fois pour l’environnement et pour la santĂ©. Il n’est pas saint pour vous d’ĂȘtre en contact prolongĂ© avec ces substances. Surtout si vous ĂȘtes dans un lieu clos. Avec la peinture acrylique, il n’y a que trĂšs peu d’odeur qui se dĂ©gage et ces quelques vapeurs ne sont pas nocives. Il est plus facile de se dĂ©barrasser de l’eau usĂ©e , que de jeter des diluants extrĂȘmement toxique pour le milieux naturelle. Lorsque vous jeter du white spirit dans les canalisations, celle-ci passe dans les eaux usĂ©es, cette eau est filtrĂ©e mais des particules nocives seront toujours prĂ©sentes et se dĂ©verseront dans les riviĂšres, ce qui est trĂšs mauvais pour tout le monde. C’est pour cela que les gens qui peignent Ă  l’huile ou Ă  la GlycĂ©ro ont une contrainte supplĂ©mentaire qu’ils doivent s’imposer, ils doivent mettre le white usagĂ© dans un rĂ©cipient et le porter Ă  la dĂ©chĂšterie. Ces diluants toxiques sont bien plus difficiles Ă  se dĂ©barrasser qu’une eau usagĂ©e. Personnellement il m’arrive quand mĂȘme d’utiliser ce type de solvants lorsque je vernis certaines de mes toiles notamment .mais j’en utilise que pour 10 % de mon travail. J’ai Ă  ma disposition dans mon atelier un bidon de 5 litres consacrĂ© au solvant usagĂ© que j’apporte Ă  la dĂ©chĂšterie au bout de 6 mois ou un an. peinture de Christophe Michou Point n°4 Vous gagnez du temps avec la peinture acrylique Un des arguments majeur Ă  retenir en faveur de la peinture acrylique, et qui fait toute la diffĂ©rence avec la peinture Ă  l’huile, est que le temps de sĂ©chage pour l’acrylique est quasiment instantanĂ©. Cela vous fait gagner beaucoup plus de temps sur vos rĂ©alisations plastiques, et vous pouvez mĂȘme dĂ©cider par vous-mĂȘme du temps de sĂ©chage, soit en le prolongeant, en mettant du retardateur, ou bien l’accĂ©lĂ©rer en sĂ©chant la peinture avec un sĂšche-cheveux. C’est une opĂ©ration que ne peut pas faire lorsque vous peignez Ă  l’huile, et vous n’avez pas le contrĂŽle du temps de sĂ©chage. Une peinture Ă  l’huile diluer Ă  l’extrĂȘme avec du white spirit et du siccatif prendra au minimum une demi-heure Ă  trois heures pour sĂ©cher, alors qu’avec de la peinture acrylique cela prend de 20 minutes Ă  une heure en sĂ©chage naturel, et 2 minutes lorsque la peinture est sĂ©chĂ©e artificiellement Ă  l’aide d’un sĂšche-cheveux! Le sĂ©chage Ă©tant accĂ©lĂ©rĂ© vous pouvez rĂ©aliser plus d’étape en un minimum de temps Vous n’avez donc besoin que de deux jours pour rĂ©aliser un travail qui prendrait quinze jours avec de la peinture Ă  l’huile Alors qu’il vous fallait parfois plus d’un mois pour achever une toile en peinture Ă  l’huile, cela vous demandera plus qu’une semaine avec de la peinture acrylique Peinture de Christophe Michou couple de chevaux acrylique sur toile 2014 Point n°5 devenez plus productif grĂące Ă  la peinture acrylique. Dans mes pĂ©riodes les plus fĂ©condes il m’est arrivĂ© de rĂ©aliser jusqu’à plusieurs toiles par jour ! Le plus souvent quand je travaille Ă  la rĂ©alisation d’une toile Ă©laborĂ©e de type hyperrĂ©aliste, je garde en rĂ©serve une autre toile pour mettre l’excĂ©dent de peinture qui il y a sur ma palette Ă  la fin de la journĂ©e, afin d’éviter toutes pertes car un des rares inconvĂ©nients de la peinture acrylique une fois sĂšche, elle ne peut plus ĂȘtre rĂ©utilisable. Au bout de 4 Ă  5 heures cette peinture est perdue .et l’on ne peut plus rien faire avec. rĂ©utiliser la peinture que l’on avait sur sa palette la veille, est malheureusement impossible. C’est la raison qui me motive d’utiliser l’excĂ©dent de peinture sur ma palette pour ne rien perdre. Cette mĂ©thode basĂ©e sur l’économie de la matiĂšre est plutĂŽt un cercle vertueux, car j’ai pu constater que je produisais plus de toiles 
 Certaines compositions simples Ă  rĂ©aliser ne demande que trois heures de travail et le plus souvent je les rĂ©alise en sĂ©rie. Selon l’organisation de mon temps en atelier , il m’arrive de reprendre un travail plus Ă©laborĂ©, et en fin de journĂ©e j’utilise une toile que j’ai mise de cĂŽtĂ© pour “finir la palette de la journĂ©e” et ainsi j’applique sur ma toile mon surplus de peinture. Puis chaque jour en fin de journĂ©e je retravaille cette toile en particulier, et au fil des jours j’élabore mon travail ainsi en parallĂšle des autres toiles que je rĂ©alise. Ainsi au lieu d’avoir rĂ©alisĂ© une toile et avoir de la perte en peinture, j’aurai rĂ©alisĂ© quatre Ă  Cinq toiles dans la semaine sans avoir fait de perte. La peinture acrylique vous sera trĂšs utile si vous manquez de temps et lorsque vous souhaitez rĂ©aliser un maximum de choses en un minimum de temps, et c’est un atout de taille. Et pour les plus impatients d’entre vous, vous aurez la possibilitĂ© de produire beaucoup plus de toiles et voir plus rapidement vos chefs-d’Ɠuvre prendre tournure
 Si cependant vous n’ĂȘtes pas satisfait par la peinture acrylique par son manque de souplesse il existe une alternative encore peu connue qui est la peinture Ă  l’huile diluable Ă  l’eau, qui ce travail comme une peinture Ă  l’huile avec toutes les caractĂ©ristiques et le temps de sĂ©chage de la peinture acrylique. Avec le mĂȘme rendu, et la mĂȘme glisse sur le support que la peinture Ă  l’huile, et que l’on ne retrouve pas avec l’acrylique, cette peinture sĂšche vite une fois diluĂ© Ă  l’eau . Cela peut vous servir en complĂ©ment de la peinture acrylique , aussi vous pouvez la mĂ©langer avec cette derniĂšre pour avoir un rendu pareil Ă  la peinture Ă  l’huile classique avec le net avantage du sĂ©chage rapide. Alors c’est le moment idĂ©al pour vous mettre Ă  la peinture Ă  l’eau 
Et vous pourrez produire beaucoup plus de toiles que vous l’auriez imaginĂ© auparavant.

8Siles couleurs doivent ĂȘtre apprĂ©ciĂ©es les unes en fonction des autres, le « prestige » du peintre consiste alors Ă  maĂźtriser au mieux les accords entre les « tons » de la toile, afin d’en rendre l’effet agrĂ©able.Par un agencement adĂ©quat des rapports chromatiques, dĂ©clare encore Diderot, il est possible de rehausser la qualitĂ© des teintes et d’obtenir ainsi un

La peinture est de plus en plus proche de la poĂ©sie, maintenant que la photographie l’a libĂ©rĂ©e du besoin de raconter une histoire. » Georges Braque De la peinture murale Ă  la peinture Ă  l’huile, l’histoire des arts a largement Ă©voluĂ© et connu de nombreux bouleversements. Comme toutes les pratiques artistiques, elle a Ă©galement connu son lot de grands noms, de scandales, et autres oeuvres remarquables. Une richesse sans prĂ©cĂ©dent, qui place l'art comme un univers aussi foisonnant que difficile Ă  apprĂ©hender lorsqu'on est nĂ©ophyte. Avec des mouvements et courants artistiques comme le classicisme, le romantisme, le symbolisme, la peinture flamande, le pop art ou autres, la peinture française et internationale n’a cessĂ© de se transformer et voir passer de grands chefs d’oeuvre comme le Radeau de la mĂ©duse, Guernica, ou encore la Joconde. Oui, mais au-delĂ  de ces noms trĂšs connus, on ne maĂźtrise pas toujours les contours de la pratique artistique, mais surtout de ce qu'elle a reprĂ©sentĂ©e dans l'Histoire, dans la vie des peintres, ou encore dans les consĂ©quences qu'elle a pu avoir sur nos modes de vies quotidiens. Pas de panique, nous sommes lĂ  pour dĂ©blayer le terrain ! Aujourd’hui, environ 6 français sur 10 affirment se rendre au musĂ©e au moins une fois par mois. L’occasion de dĂ©couvrir ou redĂ©couvrir les artistes français, les grands maĂźtres de la Renaissance italienne ou encore les huiles sur toile du mouvement cubiste. Alors MusĂ©e du Louvre, MusĂ©e d’Orsay ou centre Pompidou, n’hĂ©sitez pas Ă  vous perdre dans les grands musĂ©es nationaux Ă  la dĂ©couverte de l’histoire. En attendant, pour ne pas vous sentir trop perdue dans ces grands dĂ©dales de couloirs en tous genres, petit tour d'horizon de ce que l'histoire de la peinture a de meilleur ! Les meilleurs professeurs de Dessin disponibles5 18 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 9 avis 1er cours offert !4,8 4 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 5 avis 1er cours offert !5 10 avis 1er cours offert !5 18 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 9 avis 1er cours offert !4,8 4 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 5 avis 1er cours offert !5 10 avis 1er cours offert !C'est partiLa prĂ©histoire et les prĂ©mices de la peinture Les impressionnistes vous impressionnent ? Les cubistes vous laissent de marbre ? Vous vous demandez comment la chapelle Sixtine a Ă©tĂ© peinte ? Chaque chose en son temps ! Avant de se pencher sur de tels sujets, il convient de se demander comment la peinture est nĂ©e ! La peinture est beaucoup plus vieille que l’on peut le penser. Les hommes prĂ©historiques ont commencĂ© Ă  peindre lors de la pĂ©riode MagdalĂ©nienne, Ă  environ 17 000 Ă  10 000 ans avant JĂ©sus-Christ. C'est dire Ă  quel point cette pratique artistique nous donne du fil Ă  retordre ! Les hommes ne connaissaient alors que trois couleurs l’ocre jaune, l’ocre rouge et le noir charbon. Aujourd'hui, cela nous semble fou, mais pourtant, des merveilles Ă©taient faites avec ces pigments. Ces couleurs Ă©taient extraites de matiĂšres comme le manganĂšse ou encore le fer. Dame Nature a toujours le dernier mot ! Les premiĂšres peintures Ă©taient rĂ©alisĂ©es dans des grottes. Mais Ă  l’époque, pas question de peindre des portraits ou des natures mortes, encore moins des scĂšnes de guerre ou des beaux bĂątiments. Loin s'en faut ! Les hommes de la prĂ©histoire peignaient essentiellement des animaux comme des chevaux, des bisons ou encore des mammouths. Une peinture beaucoup plus proche de la rĂ©alitĂ© et des prĂ©occupations quotidiennes. Afin de donner quelques effets de reliefs Ă  leurs rĂ©alisations, les hommes utilisaient les bosses ou les creux naturels des parois sur lesquelles ils peignaient. Eh oui, les pinceaux n'Ă©taient Ă©videmment pas ceux que l'on connaĂźt aujourd'hui dans toute leur variĂ©tĂ© ! Rituel ou simple expression artistique, les grandes peintures rupestres font encore l’objet de grandes investigations archĂ©ologiques. Les plus grandes traces de la peinture prĂ©historiques se trouvent notamment en France et en Espagne, avec notamment les cĂ©lĂšbres grottes de Lascaux. Qui n'en a jamais entendu parler ? Bien Ă©videmment, elle s'est imposĂ©e comme un trĂ©sor, dĂ©couverte le 12 septembre 1940 par des adolescents, avant qu'ils ne dĂ©cident d'en parler Ă  leur instituteur un monument pictural et historique Ă©tait trouvĂ© ! Un monument vieux de 18000 ans, rien que ça ! Mais si la peinture a fait ses timides dĂ©buts lors de la prĂ©histoire, elle ne s'est pas arrĂȘtĂ©e en si bon chemin, non non ! L'Histoire l'a suivie ! Trouvez un cours de peinture geneve ici. La peinture durant l’AntiquitĂ© Quand la peinture et l'histoire se rencontrent, cela donne un beau pan de l'art ! L'antiquitĂ© est l'aristocratie de l'histoire - Alexandre Dumas La peinture Ă©volue avec le temps, mais les supports restent. À l’AntiquitĂ©, les Grecs peignent encore sur les murs afin de dĂ©corer les villas et autres Ɠuvres architecturales. Encore loin de la perspective telle qu'on la connaĂźt aujourd'hui, les motifs reprĂ©sentent des humains, des animaux ou des Ă©difices souvent Ă  caractĂšre religieux ou Ă©voquant certains sacrifices ou rituels. Un changement propre Ă  l'Ă©volution sociĂ©tale, qui place aussi la peinture non comme un repĂšre, mais comme un marqueur de son temps, Ă  la lumiĂšre de notre Ă©poque. La peinture grecque est aussi largement connue pour avoir dĂ©corĂ© toutes sortes de cĂ©ramiques, que l'on retrouve dans certains musĂ©es contemporains. Les couleurs noire et rouge sont notamment utilisĂ©es pour peindre la vie quotidienne de l’époque. Un style qui influencera par la suite la peinture romaine. En Italie, les peintures dĂ©corent essentiellement les grandes villas grĂące aux reprĂ©sentations de paysages ou bien les dĂ©buts du trompe-l’Ɠil. Et effectivement, les deux cultures se rĂ©pondent avec efficacitĂ©, notamment lors des conquĂȘtes d'Alexandre le Grand. Lorsque ce dernier Ă©tend son territoire, il l'ouvre aux cultures voisines, notamment celle de la pĂ©ninsule italienne. Les vases communicants commencent Ă  faire leur effet les deux cultures communiquent, jusque dans la peinture. Le moyen age et l’art des manuscrits Le Moyen Âge est une pĂ©riode faste dans l'Ă©volution de la peinture. Une pĂ©riode de transition, qui a permis d'ouvrir la porte ! Si l'art prend une place de choix Ă  l'AntiquitĂ©, la peinture au Moyen-Âge n’est encore que trĂšs peu rĂ©pandue dans la vie quotidienne. Celle-ci ne sert souvent qu’à la religion pour illustrer les grands manuscrits comme le livre d’Heures, un livre destinĂ© aux fidĂšles catholiques afin de savoir Ă  quel moment de la journĂ©e prier et quelles priĂšres suivre. Ce qu'il faut retenir de cette pĂ©riode, lorsqu'on parle de peinture, est que cette derniĂšre Ă©tait principalement religieuse. Son enjeu Ă©tait de diffuser la culture et la religion chrĂ©tienne, et cela passait donc, en toute logique, par les lieux comme les Ă©glises. On essaie, aujourd'hui, de restaurer tant bien que mal ce qui nous en reste ! Les enluminures sont alors les principales dĂ©monstration d’art mĂ©diĂ©val, cohabitant avec les peintures sur bois et les fresques. Car oui, un peu plus tard au Moyen Âge, on commence Ă  peindre sur des plaques de bois. Les parchemins sont encore utilisĂ©s mais ces panneaux de bois servent plus ou moins de toiles pour l’époque. Les sujets sont alors de plus en plus rĂ©alistes et les artistes tentent de retranscrire la perspective. Giotto di Bondone et Cimabue sont notamment connus pour ĂȘtre de grands artistes de la peinture mĂ©diĂ©vale. Concernant les couleurs, Ă  la diffĂ©rence de la prĂ©histoire, celles-ci se sont dĂ©mocratisĂ©es, et la pĂ©riode mĂ©diĂ©vale en retient cinq le jaune, le bleu, le noir, le blanc, le rouge et le vert. Chacune d'entre elle possĂšde une portĂ©e symbolique par exemple, le bleu signifiait, dans une peinture, la loyautĂ© et la justice. PlutĂŽt idĂ©al pour faire passer des messages Ă  ses contemporains, non ? Et si, Ă  cette pĂ©riode, les peintres Ă©taient considĂ©rĂ©s comme de simples artisans, leur place va prendre un intĂ©rĂȘt grandissant au fil de l'Histoire. Les meilleurs professeurs de Dessin disponibles5 18 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 9 avis 1er cours offert !4,8 4 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 5 avis 1er cours offert !5 10 avis 1er cours offert !5 18 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 9 avis 1er cours offert !4,8 4 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 8 avis 1er cours offert !5 5 avis 1er cours offert !5 10 avis 1er cours offert !C'est partiLa renaissance les dĂ©buts des toiles Fra Angelico est l'un des plus grands peintres de la Renaissance. La pĂ©riode de la Renaissance est pour la peinture une vĂ©ritable rĂ©volution, tant sur le plan technique que de la pensĂ©e. Les artistes peintres se dĂ©tachent peu Ă  peu de la seule image religieuse pour reprĂ©senter le monde qui les entoure en rĂ©alisant notamment des portraits. À l’image de LĂ©onard de Vinci, les sciences entrent dans l’art. De Vinci utilisera notamment les sciences pour Ă©tudier l’anatomie du corps humain et reprĂ©senter des personnes de maniĂšre plus rĂ©alistes. En parallĂšle, les artistes ne deviennent plus de simples artisans, mais bel et bien des personnalitĂ©s Ă  part entiĂšre, dont on parle encore de nos jours. Des personnalitĂ©s aux idĂ©es bien arrĂȘtĂ©es, marquant l'avĂšnement de l'humanisme. S'il faut retenir quelque chose de la peinture de la Renaissance, c'est pourtant bien que les thĂšmes et les pensĂ©es humanistes comme la libertĂ© de pensĂ©e ou l'Ă©ducation qui sont les piliers et les pivots ! de l'histoire de la peinture. L’apparition de la toile change le rapport Ă  l’exercice de la peinture. Bien que les supports en bois continuent d’ĂȘtre utilisĂ©s, la toile est peu Ă  peu employĂ©e par les artistes. C’est Ă©galement le dĂ©but de la peinture sur chevalet. Cela va ressembler de prĂšs ou de loin Ă  un outil supplĂ©mentaire pour travailler la technique et le rendu global. La perspective commence alors Ă  apparaĂźtre dans les reprĂ©sentations, marquant cette rĂ©flexion sur la technique. Fra Angelico, Andrea Mantegna, Le Tintoret, Sandro Botticelli, RaphaĂ«l, LĂ©onard de Vinci, Michel-Ange, les grands artistes de l’époque sont majoritairement italiens, bien que l’école de la peinture hollandaise rĂ©ussie Ă  se faire un nom. Le nord de l’Europe est alors marquĂ© par des peintres comme Lucas Cranach l'Ancien ou encore Pieter Brueghel l'Ancien. Qui n'a jamais rĂȘvĂ© devant un tableau de Leonard de Vinci ? Il fait partie intĂ©grante de l'Histoire de la peinture ! La Haute Renaissance comprise entre 1500 et 1530 est une pĂ©riode considĂ©rĂ©e comme l’apogĂ©e de la peinture. LĂ©onard de Vinci vient s’installer en France sous les ordres de François 1er et dĂ©veloppe avec brio la technique du sfumato donnant plus de libertĂ© dans les finitions des Ɠuvres. Les dĂ©tails sont moins prĂ©cis et les artistes entrent dans le style du maniĂ©risme. Une façon d’annoncer le style baroque des annĂ©es Ă  venir. Pourquoi ne pas dĂ©couvrir l'histoire de la peinture grĂące aux cours de dessin en ligne ? La peinture baroque et rococo Au dĂ©but du XVIIĂšme siĂšcle, les peintres se dĂ©tachent considĂ©rablement des peintures de la Renaissance, et crĂ©ent ce qu’on appellera la peinture baroque. De maniĂšre assez simple, la peinture baroque est nĂ©e en Italie, et place les dĂ©tails comme le socle de tout. Ces mĂȘmes dĂ©tails viennent alors s'accompagner de la perspective, et des effets de luminositĂ©. Un trio gagnant, en somme ! Parmi les autres caractĂ©ristiques de la peinture baroque, on pourrait Ă©voquer les personnages sans cesse en mouvement, ou encore l'expression dĂ©cuplĂ©e des sentiments, et la grandeur de Dieu. Car la peinture baroque a une origine religieuse ! En effet, si la peinture baroque a existĂ© et existe aujourd'hui dans les livres d'art, c'est parce que le Concile de Trente a apposĂ© une mission de la plus haute importance aux artistes et Ă  l'art en gĂ©nĂ©ral rameuter les protestants et les protestantes de leur cĂŽtĂ©. Il faut ainsi compter de nombreux artistes aujourd’hui reconnus parmi les plus grands peintres de l’histoire comme Le Caravage, Rembrandt, Rubens, VĂ©lasquez, Poussin, Georges de La Tour, Vermeer, Et bien d'autres encore ! Les peintures du peintre Le Caravage sont notamment trĂšs caractĂ©ristiques de la peinture baroque. Contrairement aux tableaux de la Renaissance, les peintures baroques reprĂ©sentent les faits au moment les plus tragiques. Les artistes ne se censurent pas et utiliser les jeux d’ombres et de lumiĂšre et les couleurs afin de renforcer les Ă©motions impliquĂ©es dans la toile. Regardez, contemplez une toile du Caravage, vous verrez, c'est saisissant ! Les historiens de l’art notent particuliĂšrement l’invention de la technique du clair-obscur mettant en avant certains dĂ©tails des personnages grĂące Ă  l’éclairage d’une bougie ou autre. Les contrastes sont trĂšs forts et les tableaux plutĂŽt sombres. Ces Ă©lĂ©ments sont tout Ă  fait significatifs et reprĂ©sentatifs de la peinture baroque. Un peu plus tard, le style rococo envahit l’Europe. Cette fois, le style doit ĂȘtre lĂ©ger et parfois mĂȘme Ă©rotique. VĂ©ritable style dĂ©coratif utilisĂ© aussi bien en peinture que pour la confection de meubles, le style rococo sĂ©duit la cour royale et les nobles. Watteau, Chardin ou encore Fragonard en sont les principaux reprĂ©sentants en France, et sont souvent reproduits en dessin classe. On reconnaĂźt la peinture rococo Ă  ses couleurs pastel, Ă  ses formes plutĂŽt incurvĂ©es, et Ă  ce qu'elle reprĂ©sentent au sein de ses tableaux. En effet, cette derniĂšre met en scĂšne de longues promenades, des parties de campagne ou encore des scĂšnes pastorales. Parmi les modĂšles en la matiĂšre Jean-Antoine Watteau nĂ© en 1684 et mort en 1721 OĂč trouver des cours de dessin lausanne ? Fragonard fait partie des grands peintres de l'esprit rococo. Du nĂ©oclassicisme au rĂ©alisme Le XIXĂšme siĂšcle fut trĂšs mouvementĂ© en terme de mouvements artistiques. Les styles et mouvements se succĂšdent les uns et les autres et marquent le siĂšcle comme l’un des plus importants de l’histoire de l’art. Pour rĂ©sumer, le courant nĂ©oclassiciste apparaĂźt Ă  Rome, entre 1760 et 1770. Et s'il se place au XIX Ăšme siĂšcle, c'est parce qu'il se dĂ©veloppe jusqu'en 1830 environ ! Le nĂ©o-claciscisme de Jacques-Louis David Vers la fin du XVIIIĂšme siĂšcle, de nombreux peintres Ă©prouvent le dĂ©sir de revenir Ă  la simplicitĂ©. Aux frivolitĂ©s, Ă  la fantaisie de l’esprit rococo et au cĂŽtĂ© sombre du mouvement baroque, les peintres dĂ©cident de reprendre les caractĂ©ristiques d’une peinture plus classique. Cela passe par, selon eux, des thĂšmes plus nobles. En pleine pĂ©riode de LumiĂšres, le mouvement nĂ©o-classique apparaĂźt notamment au moment oĂč l’on redĂ©couvre les ruines de PompĂ©i. Le style antique devient alors un modĂšle pour les artistes dĂ©sireux de revenir aux sources de l’art. Les personnages se font beaucoup moins nombreux, on retrouve dans les toiles des motifs plus gĂ©omĂ©triques, les gestes sont plus Ă©loquents, et les corps sont davantage inspirĂ©es par la prĂ©cision des statues grĂ©co-romaines. De la prĂ©cision, de la simplicitĂ©, que reprĂ©sentent David, GuĂ©rin ou Peyron. Le mouvement artistique s’essouffla peu Ă  peu pour laisser place au romantisme. Trouvez votre cours de dessin genĂšve ici pour tout savoir sur l'histoire de l'art. Le romantisme d’EugĂšne Delacroix Le mouvement romantique a Ă©tĂ© l’un des plus marquants des mouvements artistiques de l’histoire de l’art. On lui attribue une naissance allemande, aux alentours de 1795, Ă  partir de la littĂ©rature. Car oui, le romantisme prend sa source dans les livres, mais surtout dans l'imaginaire et dans la nature. De grands peintres comme EugĂšne Delacroix, ThĂ©odore GĂ©ricault, ou encore Francisco de Goya ont fait partie de ce mouvement faisant aussi appel aux sentiments et Ă  la mĂ©lancolie. Les tableaux reprĂ©sentent souvent des paysages ou des Ă©vĂ©nements dans lesquels la nature reprend ses droits. Le mouvement reflĂšte la volontĂ© de montrer que la nature est plus forte que l’humanitĂ©. On admire alors des tableaux de massacres, de naufrages, etc. L'artiste se place alors sur le devant de la scĂšne avec ses Ă©motions, et permet Ă  tout un chacun notamment de nos jours de mieux comprendre le quotidien de l'Ă©poque ! Une reprĂ©sentation subjective de la rĂ©alitĂ©, qui devient aujourd'hui, un tĂ©moin objectif de l'Histoire de la peinture. Le rĂ©alisme de Gustave Courbet C'est effectivement Gustave Courbet qui donne naissance au rĂ©alisme en peinture. NĂ© aprĂšs la rĂ©volution de 1848, il s'Ă©tend jusqu'Ă  la fin du siĂšcle, et s'inscrit dans la contradiction avec les romantiques. Car oui, le rĂ©aliste veut, comme son nom l'indique, reprĂ©senter la rĂ©alitĂ© avec le plus d'objectivitĂ© possible ! Mais il ne s'agit pas seulement de faire un copiĂ©-collĂ© de ce qu'il voit ! Le peintre a pour ambition de retranscrire les moeurs de son Ă©poque, Ă  travers la rĂ©alitĂ© des faits. On y perçoit alors des scĂšnes de la vie courante, ou encore des peintures d'histoire, ou des natures mortes. Telles de vĂ©ritables photographies d’époque, le mouvement rĂ©aliste tend donc Ă  tĂ©moigner de la vie et des Ă©vĂ©nements d’actualitĂ©s. Loin de l’imaginaire et de l’esthĂ©tique du mouvement romantique, les peintres rĂ©alistes souhaitent, en pleine moitiĂ© du XIXĂšme siĂšcle, remettre l’humain au cƓur des tableaux. L’évolution sociale, la vie quotidienne, l’arrivĂ©e des machines, les peintures rĂ©alistes permettent de rĂ©aliser une belle photographie de la vie du XIXĂšme siĂšcle. Mais avec l’arrivĂ©e de la photographie vers la fin du XIXĂšme siĂšcle, les artistes n’ont plus besoin de peindre ce qui les entoure de maniĂšre rĂ©aliste. La peinture se transforme alors peu Ă  peu en devenant avant tout un moyen d’expression. OĂč trouver des cours de peinture lausanne ? Courbet peignait les Ă©vĂ©nements sociaux de l'Ă©poque. La peinture moderne et contemporaine La peinture moderne et contemporain est un pan capital de l'histoire de la peinture, qui se dĂ©coupe en plusieurs styles, en plusieurs pĂ©riodes, et en plusieurs artistes majeurs. En 1872, Claude Monet expose au Salon des RefusĂ©s son tableau Impression soleil levant ». TrĂšs dĂ©calĂ© des codes acadĂ©miques de l’époque, les critiques se moquent de ce tableau qui marquera pourtant le dĂ©but de la peinture moderne. Une peinture rĂ©alisĂ©e en extĂ©rieur et qui permet de reproduire des moments de vie qui peuvent paraĂźtre sans importance Ă  cĂŽtĂ© des grands Ă©vĂ©nements peints tout au long de l’histoire de la peinture. Et pourtant, c'est cela qui va faire le sel de cette peinture ! Le mouvement impressionniste est nĂ© ! S’en est suivi de nombreux tableaux et artistes dĂ©veloppant ainsi l’esprit de la peinture moderne. CĂ©zanne, Gauguin et Van Gogh continuent ainsi de reprĂ©senter des paysages et natures mortes en tout genre. La fauvisme mais aussi l’école de Pont-Aven viennent renforcer l’idĂ©e que la peinture moderne a dĂ©finitivement trouvĂ©e sa place. Quelques annĂ©es plus tard, la peinture contemporaine fait son apparition avec notamment le trĂšs reconnu Pablo Picasso. Avec son tableau Les Demoiselles d’Avignon », Picasso marque l’histoire grĂące Ă  sa peinture dĂ©construite, sans perspective, ni proportion humaine. Ainsi, l’artiste fonde les bases de ce qu’on appelle le cubisme. Avec son ami Georges Braque, ils prennent plaisir Ă  inventer leur propres limites. Et c'est peut-ĂȘtre lĂ  le propre de l'art pictural. Parfois, la peinture a bien plus de choses Ă  nous dire qu'on pourrait le penser. Et cela passe notamment par les grands noms qu'elle a traĂźnĂ© avec elle au fil de l'histoire. S’en suivent l’art abstrait de Kandinsky, le dadaĂŻsme de Marcel Duchamp et Francis Picabia ou encore le surrĂ©alisme de Dali et Magritte. Des mouvements artistiques qui marqueront Ă  jamais l'histoire de l'art du XXĂšme siĂšcle. À la fin des annĂ©es 1970, des mouvements europĂ©ens comme le nĂ©o-expressionnisme ou Nouveaux Fauves, ou encore Figuration Libre en France font leur apparition. L'idĂ©e ? Peindre sur des grands formats, laisser sa libertĂ© s'exprimer. Ce style connaĂźt un grand intĂ©rĂȘt de la part des publics, et aujourd'hui encore, il n'a de cesse d'ĂȘtre reprĂ©sentĂ©. Aujourd'hui, l'art numĂ©rique se dĂ©veloppe, au mĂȘme titre que, ça et lĂ , l'art naĂŻf, l'abstraction graphique, l'hyperrĂ©alisme, ou encore l'Op'art l'art optique, via, notamment les illusions d'optique, qui s'Ă©loignent de la peinture. Une palanquĂ©e de nouvelles techniques, qui ne demandent qu'Ă  ĂȘtre explorĂ©es par les artistes, mais aussi et surtout par nous ! La peinture est donc bien autre chose que ce qu'on pourrait s'imaginer Ă  travers des grands noms. Certes, ces derniers ont contribuĂ© Ă  faire de ce que l'on en connaĂźt aujourd'hui un domaine d'exception, mais il se trouve que l'Histoire de la peinture est bien plus riche qu'on pourrait le croire. En traversant les siĂšcles, elle a aussi traversĂ© la sociĂ©tĂ© et toutes ses classes. Et rien que pour ça elle vaut le coup d'oeil, non ?

Lechef-d’Ɠuvre de Vermeer a Ă©tĂ© passĂ© Ă  la loupe durant 48 heures, Ă  la joie des conservateurs et du grand public.
JOHANNES VERMEER VAN DER MEER DE DELFT PremiĂšre partie Pour peu qu'on ait approfondi l'Ă©tude de l'art ancien, qu'on ait fouillĂ© les vieilles archives, feuilletĂ© les livres de comptes des princes, des villes ou des États, parcouru les rĂŽles des corporations et les listes des acadĂ©mies, il est bien rare qu'on ait pu se dĂ©fendre d'un mouvement d'Ă©tonnement d'abord, puis d'inquiĂ©tude et de malaise, Ă  la rĂ©vĂ©lation d'une quantitĂ© Ă©norme d'artistes de tout Ă©tat, gens de mĂ©rite probable, de valeur certaine, honorĂ©s par leurs confrĂšres, estimĂ©s de leurs contemporains, souvent mĂȘme distinguĂ©s par les princes ou par les rois, et qui nous sont aujourd'hui Ă  peu prĂšs inconnus. — Hommes de talent dont les noms parvenus accidentellement jusqu'Ă  nous ne nous disent rien, car nous n'avons pas la moindre notion des qualitĂ©s ou des dĂ©fauts qui ont bien pu caractĂ©riser leurs Ɠuvres. Il se produit, en effet, dans toutes les Ă©coles un phĂ©nomĂšne singulier. L'histoire de l'art, au bout d'un temps relativement trĂšs court, se synthĂ©tise. Les rayons lumineux qu'elle projette ne s'arrĂȘtent plus que sur un nombre limitĂ© de tĂȘtes spĂ©cialement favorisĂ©es; les autres restent plongĂ©s dans une ombre qui va toujours s'Ă©paississant, et que chaque annĂ©e qui s'Ă©coule rend plus obscure. Fait plus regrettable encore, les Ɠuvres de ces infortunĂ©s subissent le mĂȘme sort que leur nom. Elles disparaissent peu Ă  peu de la circulation, et quand elles ne sont pas brutalement dĂ©truites, elles sont dĂ©naturĂ©es, elles changent d'Ă©tiquette et passent au compte d'autres artistes mieux cotĂ©s. La constatation de ce mĂ©fait ne date pas d'hier. Personne n'ignore, Ă©crivait en 1808 le chevalier de Burtin1, qu'en effaçant les noms un vil manĂšge a dĂ©jĂ  plongĂ© dans l'oubli le souvenir de maint excellent artiste ancien dont on ne retrouve plus, ou presque plus de traces, sinon dans les ouvrages des biographes, qui nous ont transmis les justes Ă©loges qu'ont mĂ©ritĂ©s de leurs contemporains parmi tant d'illustres concurrents beaucoup de peintres dont on ne connaĂźt plus les ouvrages aujourd'hui.» C'est ainsi que la spĂ©culation dĂ©pouille certains artistes de la part de gloire Ă  laquelle ils ont droit, en attribuant uniformĂ©ment leurs Ɠuvres Ă  un rival dont la signature fait prime, et Ă  cinquante ans de distance une gĂ©nĂ©ration touffue de peintres et de sculpteurs, qui comptait par centaines les hommes de talent, semble se rĂ©sumer en une douzaine de producteurs qui, seuls, demeurent connus et apprĂ©ciĂ©s du public. Le plus souvent, il est vrai, celui qui constate cette Ă©trange absorption essaye de se consoler de cette disparition singuliĂšre, en se persuadant que ceux qui n'ont pas survĂ©cu n'Ă©taient pas nĂ©s viables. En vain l'estime dont ils ont joui dans leur temps vient-elle protester contre un jugement si lestement formulĂ©. En vain objecte-t-on les prix relativement Ă©levĂ©s payĂ©s pour leurs Ɠuvres, le goĂ»t avĂ©rĂ© de leurs protecteurs, la haute considĂ©ration dont les entouraient leurs confrĂšres, on trouve toujours quelque bonne raison pour s'abuser sur leur compte, quelque motif ingĂ©nieux pour expliquer leur Ă©clipse, jusqu'au jour oĂč l'apparition subite d'un chef-d'Ɠuvre inattendu vient renverser le pĂ©nible Ă©chafaudage de ces suppositions malveillantes, et attester que le pauvre mĂ©connu Ă©tait sinon un artiste de gĂ©nie, du moins un ouvrier d'un merveilleux talent. C'est lĂ  le cas de Johannes Vermeer, dont nous allons essayer de retracer la Rien n’est Ă  la fois plus instructif et plus curieux que l'histoire de ce grand peintre mĂ©connu. De son vivant, il fut apprĂ©ciĂ© comme artiste et honorĂ© comme homme. Dirk van Bleyswijck, secrĂ©taire du magistrat de la ville de Delft, personnage considĂ©rable par consĂ©quent, voulant consacrer pour la postĂ©ritĂ© les gloires de sa ville natale, publia, en 1667, un Ă©norme volume de prĂšs de 1,000 pages, sous le nom de Description de la ville de Delft2, et, parmi les artistes qui faisaient honneur Ă  la citĂ©, il mentionne Johannes Vermeer, quoiqu'il fĂ»t encore un jeune homme, et, quoique discret et rĂ©servĂ© autant qu'un fonctionnaire public doit l'ĂȘtre, Bleyswijck se soit montrĂ© trĂšs avare de renseignements sur les Delvenaars, vivant encore au temps oĂč il Ă©crivait. De son cĂŽtĂ©, Arnold Bon, l'Ă©diteur de la Beschryvinge, libraire bien posĂ©, mais poĂšte Ă  ses heures, et du reste trĂšs mauvais poĂšte3 ayant estimĂ© qu'il Ă©tait de son devoir d'Ă©crire une piĂšce de vers pour dĂ©plorer la mort de Carel Fabritius, crut indispensable de citer notre peintre comme un de ceux qui pouvaient sinon faire oublier, du moins remplacer dans une certaine mesure le phĂ©nix», c'est ainsi qu'il appelait Fabritius, et qui, en attendant, marchaient le plus dignement sur ses traces. Partageant Ă  l'Ă©gard de leur jeune confrĂšre l'estime dont Bleyswijck et Arnold Bon donnaient des preuves publiques, les membres de la corporation des peintres de Delft, les maĂźtres de la gilde de Saint-Luc, firent Ă  plusieurs reprises, de Johannes Vermeer un de leurs doyens. Enfin quand des Ă©trangers de marque traversaient la ville de Delft, on les conduisait voir l'atelier de notre peintre. A Delphes sic, Ă©crit Balthazar de Monconys, je vis le peintre Vermer, qui n'avait point de ses ouvrages; mais nous en vismes chez un boulanger, qu'on avait payĂ© six cens livres, quoiqu'il n'y eut qu'une figure4...» N'avoir point de tableaux dans son atelier, vendre ses Ɠuvres un bon prix, ĂȘtre visitĂ© par les Ă©trangers, honorĂ© de la confiance des artistes ses confrĂšres, chantĂ© par les poĂštes, enregistrĂ© par les historiens, si ce n'est pas lĂ  de la notoriĂ©tĂ©, mieux que cela mĂȘme, de la cĂ©lĂ©britĂ©, je demanderai ce que cela peut bien ĂȘtre. Il semble donc qu'avec de pareils atouts dans son jeu on soit sĂ»r de passer Ă  la postĂ©ritĂ©. Eh bien, non. — A peine Vermeer est-il mort que sa trace se perd, son nom s'oublie, son Ɠuvre se disperse. Il ne faut pas vingt ans pour que cette renommĂ©e, en apparence si bien assise, s'Ă©vanouisse complĂštement. Houbraken5, le Vasari de l'Ă©cole hollandaise, si gĂ©nĂ©reux envers nombre d'artistes qui ne le mĂ©ritent guĂšre, conteur si prolixe d'histoires plus ou moins authentiques, biographe qui prend de toutes mains et accepte pour exacts tous les rĂ©cits qu'on lui fait, Houbraken ne parle mĂȘme pas de lui, ne cite mĂȘme pas son nom. Chez Campo Weyermann6, il n'en est pas plus question que s'il n'avait jamais peint, et Van Goll ignore mĂȘme qu'il existe de ses Ɠuvres7. En France, Ă  plus forte raison, mĂȘme oubli et mĂȘme silence. Ni Decamps8, ni de Piles9, ni l'auteur anonyme des Anecdotes des beaux-arts10, si remplies de commĂ©rages sur le compte des maĂźtres hollandais, ne semblent avoir eu la moindre connaissance de son nom et de ses ouvrages. En Allemagne, c'est tout de mĂȘme. Fiorillo11, dans les quatre volumes qu'il consacre Ă  la peinture hollandaise et flamande, ne mentionne pas une seule fois le nom de Vermeer, et Fusslin12 avant lui avait Ă©tĂ© tout aussi rĂ©servĂ©. Ce fut seulement en 1816 que les deux auteurs hollandais de l'Histoire de la peinture nationale13 essayĂšrent de protester contre cette ingratitude et tentĂšrent en faveur du maĂźtre de Delft un essai de rĂ©habilitation biographique. Mais Ă  ce moment la trace de notre peintre Ă©tait si bien perdue, qu'il n'Ă©tait mĂȘme plus en possession de son nom. Comme le constatent ses deux biographes de 1816, on le nommait dĂ©jĂ  communĂ©ment Van der Meer, et mieux Van der Mer de Delft Delft-schen Van der Meer pour le distinguer des deux Jean Van der Meer de Haarlem, le vieux et le jeune, et de Jean Van deer de Schoonhoven, qui habita Utrecht, et fut non seulement peintre, mais encore conseiller municipal de cette ville et receveur des convois et licences de la navigation14. Quant Ă  des dĂ©tails personnels sur Vermeer, Van Eynden et Van der Willigen n'en connaissent point d'autres que ceux donnĂ©s par Bleyswijck, et que nous connaissons dĂ©jĂ . S'ils ajoutent quelque particularitĂ© bibliographique, on peut ĂȘtre sĂ»r qu’elle est de leur invention, et dĂšs lors qu’elle est erronĂ©e. C’est ainsi qu’ils prennent prĂ©texte d’une vente qui eut lieu Ă  Amsterdam, le 16 mai 1696, et oĂč l’on rencontre vingt et un tableaux de Vermeer, pour prĂ©tendre qu’il mourut Ă  Amsterdam cette annĂ©e-lĂ , et que cette vente est celle de l’artiste lui-mĂȘme, sa vente aprĂšs dĂ©cĂšs. — Nous verrons tout Ă  l’heure quelle crĂ©ance mĂ©rite cette affirmation audacieuse. Quant Ă  ses Ɠuvres, ils mentionnent trois de ses tableaux et croient s'acquitter envers lui en le proclamant le Titien de l'Ă©cole moderne hollandaise15». Il faut, certes, remercier, malgrĂ© les inexactitudes de leur rĂ©cit et leur trop discret laconisme, les deux auteurs nĂ©erlandais d'avoir, aprĂšs une si longue attente, remis enfin notre grand peintre Ă  la place qui lui Ă©tait due; toutefois, ce serait peut-ĂȘtre un peu forcer la note que de leur en laisser tout le Si les biographes s'Ă©taient tĂ» avec une singuliĂšre persĂ©vĂ©rance pendant prĂšs d'un siĂšcle et demi, les oeuvres de Vermeer n'avaient point imitĂ© leur inqualifiable silence. Chaque fois que l'une d'elles s'Ă©tait manifestĂ©e, elle avait parlĂ©, et parlĂ© avec une forte Ă©loquence. Beaucoup de ses tableaux, il est vrai, avaient subi le sort que nous signalions tout Ă  l'heure on les avait dĂ©marquĂ©s, altĂ©rĂ©s, mutilĂ©s, rendus mĂ©connaissables et attribuĂ©s Ă  d'autres maĂźtres. Mais chaque fois qu'il en passait en vente un bien pur et bien authentique, non seulement les enchĂšres le saluaient, solides et nourries17, mais les experts avaient grand soin de proclamer bien haut le talent et la valeur de l'artiste. C'est ainsi que l'expert Le Brun, en 1809, le dĂ©clarait un trĂšs grand peintre dans la maniĂšre de Metzu», et que, sept annĂ©es plus tard, un autre expert, PĂ©rignon, dans le catalogne de la premiĂšre vente LapĂ©riĂšre, lui reconnaissait le talent de rendre, dans une maniĂšre large, le fini de la nature, la diffĂ©rence des objets, le soyeux des Ă©toffes par la justesse de ses teintes et de l'effet.» À demeure dans une galerie princiĂšre ou dans une collection privĂ©e, l'effet produit par lui n'Ă©tait guĂšre moins grand. Chacune de ses oeuvres resplendissait d'un tel Ă©clat, se manifestait avec tarit d'ampleur qu'Ă  sa vue les gens du mĂ©tier s'arrĂȘtaient Ă©tonnĂ©s, surpris, Ă©mus et se croyaient obligĂ©s de constater l'Ă©vidente supĂ©rioritĂ© de cet inconnu. C'est ainsi que Reynolds, qui devait se sentir de pressantes affinitĂ©s pour ce ne manque pas de mentionner sa Femme transvasant du lait18, parmi les tableaux qui l'ont le plus frappĂ© en Hollande19. C'est ainsi que, dans des temps plus modernes, des critiques fort compĂ©tents eux aussi, mais non moins touchĂ©s par la puissance de cet admirable artiste, lui ont payĂ© leur juste tribut d'Ă©loges. M. Maxime Du Camp en 1857 Revue de Paris, ThĂ©ophile Gautier, en 1858 Moniteur, M. Paul Mantz, en 1868 Gazette des Beaux-Arts, M. ClĂ©ment de Ris, en 1872 Moniteur, rendent Ă  Vermeer toute la justice qui lui est due. Quant Ă  M. Viardot, la prĂ©caution qu'il prend de nous inviter Ă  ne pas confondre Johannes Vermeer avec le vieux GĂ©rard van der Meir, qui fut, comme chacun sait, Ă©lĂšve des Van Eyck, si elle dĂ©cĂšle un bon naturel, ennemi de toute complication inutile, elle prouve aussi que l'oeuvre mutilĂ©e de notre grand artiste avait frappĂ© l'auteur des MusĂ©es de Hollande. Toutefois c'est Ă  ThorĂ©, ou plutĂŽt Ă  W. BĂŒrger, car c'est sous ce nom de guerre que notre regrettĂ© collaborateur entreprit sa campagne d'exhumation, c'est Ă  W. BĂŒrger que Johannes Vermeer est redevable de sa rĂ©habilitation, et c’est Ă  lui qu'il faut en faire honneur. C'est Ă  BĂŒrger, en effet, qui, avec une conviction, une ardeur, une passion qu'on ne saurait trop louer et trop admirer, s'est attachĂ© Ă  dĂ©couvrir une Ă  une et Ă  mettre en lumiĂšre les Ɠuvres de ce peintre inconnu, c'est Ă  lui, c'est Ă  ses constantes investigations que nous devons d'avoir retrouvĂ© une vingtaine d'Ɠuvres bien authentiques de ce maĂźtre si puissant et si fort, c'est Ă  son infatigable dĂ©vouement qu'il faut attribuer le lĂ©gitime et grandissant intĂ©rĂȘt qui s'attache aujourd'hui aux ouvrages de ce maĂźtre si rare et si parfait. Une seule chose a manquĂ© Ă  BĂŒrger, c'est de pouvoir, en fournissant quelques dates certaines, limiter la vie de son peintre de prĂ©dilection, de ce sphinx», comme il aimait Ă  l'appeler. C'est cette lacune que nous venons combler aujourd' Rien n'est plus intĂ©ressant, passionnant mĂȘme, que la chasse au document, surtout quand elle a lieu sur un terrain incertain, mal connu et qui se dĂ©robe Ă  chaque instant sous les pieds du chasseur. DĂšs sa rĂ©solution arrĂȘtĂ©e de percer les tĂ©nĂšbres qui entouraient son sphinx», BĂŒrger fut fort embarrassĂ© et se trouva aux prises avec une prodigieuse quantitĂ© de Jan Van der Meer, car aucun nom n'est plus commun en Hollande. Tout d'abord, rien que parmi les maĂźtres du XVIIe siĂšcle, il en rencontra quatre ayant maniĂ© le pinceau 1°Jan van der Meer, d'Utrecht, qui a peint de grands tableaux et des portraits; 2° Jan van der Meer, de Haarlem, surnommĂ© le Vieux, paysagiste, et 3° Jan van der Meer, de Haarlem, surnommĂ© le Jeune, Ă©galement paysagiste, mais dans le goĂ»t de Berchem, et enfin 4° Jan van der Meer, de Delft. Il lui fallut avant tout faire la part de chacun d'eux. Son embarras se serait encore accru s'il avait pu fouiller les archives de Delft et sonder les profondeurs de son Ă©tat civil, pour ne parler que des contemporains de notre peintre, des van der Meer qui habitaient de son temps sa ville natale. Il se serait heurtĂ©, en 1640, Ă  un Jan van der Meer, pharmacien, demeurant sur le Voldersgracht; en 1647, Ă  un Jan Jansz van der Meer, veuf consolĂ© qui logeait sur l'Out Beyerlant; en 1648, Ă  un Jan Cornelisz van der Meer, non moins veuf, mais Ă©galement consolĂ©, et de plus chapelier de son Ă©tat, ayant son domicile dans la Buitenketelpoort; en 1665, il aurait pris connaissance de l'hĂ©ritage de Jan Reyers van der Meer, et, en 1680, de celui de la femme du scleoolmeester Johannes van der Meer, etc., etc., complication assurĂ©ment inattendue, et qui n'aurait pas manquĂ© d'augmenter le dĂ©sarroi dans lequel il se trouvait plongĂ©. Mais BĂŒrger fut plus sage. Il ne s'aventura pas lui-mĂȘme dans les archives de Delft. II alla aux renseignements, s'adressa au gardien attitrĂ© du trĂ©sor et fut Ă©conduit avec une bonne grĂące si parfaite, qu'il demeura convaincu de l'impossibilitĂ© de rien arracher Ă  ce prĂ©cieux dĂ©pĂŽt ni au cerbĂšre qui le gardait. Les archives de Delft ont Ă©tĂ© dispersĂ©es, Ă©crit-il de la meilleure foi du monde, surtout dans la partie qui concerne le XVIIe siĂšcle, et, malgrĂ© les recherches que l'archiviste a bien voulu faire, on n'a rien trouvĂ© sur la naissance et la mort de Van der Meer.» La vĂ©ritĂ© est que l'Ă©tat civil de la ville de Delft est des plus complets, et qu'aucune recherche sĂ©rieuse et intelligente n'a Ă©tĂ© faite par l'archiviste dont parle BĂŒrger, sans quoi cet archiviste n'eĂ»t pas manquĂ© d'y apercevoir ce que moi-mĂȘme, pauvre Ă©tranger, je devais y dĂ©couvrir en 1877 et ce que plus rĂ©cemment y a retrouvĂ© M. O Obreen, c'est-Ă -dire la date de naissance, la date de mariage et la date de mort de notre peintre. La vĂ©ritĂ©, c'est que la partie des archives de Delft qui regarde la Burgerlijke Stand, c'est-Ă -dire l'Ă©tat civil, ne compte pas moins de cent soixante-quinze registres qui vont de l'annĂ©e 1575 Ă  l'annĂ©e 1808 sans presque prĂ©senter de lacune. La vĂ©ritĂ©, c'est que sachant la confession des individus, il n'est nullement impossible, lorsqu'on veut s'en donner la peine et qu'on peut y consacrer le temps nĂ©cessaire, de retrouver les renseignements dont on a besoin, et je suis certain que ce n'est pas l'archiviste actuel, mon excellent ami J. Soutendam, qui me dĂ©mentira. Il est Ă  supposer, toutefois, qu'on aura commencĂ© Ă  chercher Ă  l'annĂ©e indiquĂ©e par Bleyswijck et que, ne trouvant pas de Vermeer ni de Van der Meer Ă  cette annĂ©e-lĂ , on ne sera pas allĂ© plus loin. Mais le fait n'Ă©tait pas pour dĂ©courager un chercheur expert tous ceux qui ont pratiquĂ© les archives hollandaises savent bien que jusqu'Ă  la seconde moitiĂ© du XVIIe siĂšcle les noms de famille figurent trĂšs rarement et Ă  l'Ă©tat absolument exceptionnel sur certains registres de l'Ă©tat civil. Il fallait donc tĂącher de savoir quel avait Ă©tĂ© le prĂ©nom du pĂšre de notre peintre. Eh bien, ce prĂ©nom nous devait ĂȘtre livrĂ© par la mention matrimoniale de Jan Vermeer. Cette mention, en effet, nous apprend que son pĂšre s'appelait Reynier. DĂšs lors, plus d'erreur possible, et nos lecteurs se souviennent que, il y a six ans bientĂŽt, nous donnions dans la Chronique20 le texte mĂȘme de cet acte de naissance ci vainement cherchĂ© par le paresseux archiviste et dĂ©couvert par nous. Cet acte est conçu comme suit Dito 31 octobre 1632. I kint Joannis, vader ReynierJanssoon, mƓder Dingnum Balthazars Getuygen Pieter Brarnmer, Jan Heyndrickz, Maertge Jans. C'est-Ă -dire Dito du 31 octobre 1632. Un enfant, Joannis, le pĂšre est Reynier fils de Jean, la mĂšre Dingnum, fille de Balthazar, les tĂ©moins sont Pieter Brammer, Jan, fils d'Heyndrick, et Marthe, fille de Jan. Ce Joannis ou Jan Ă©tant, dans l'annĂ©e 1632, — annĂ©e indiquĂ©e par Bleyswijck — le seul fils de Reynier mentionnĂ© par l'Ă©tat civil de Delft, il Ă©tait donc clairement Ă©tabli que c'Ă©tait bien lĂ  la dĂ©claration de naissance de notre peintre; toutefois un doute pouvait encore subsister. Aujourd'hui il n'existe plus une mention mortuaire produite rĂ©cemment par M. O. Obreen est venue confirmer notre dĂ©couverte. Cette mention est relative Ă  la mĂšre de notre peintre; en voici la teneur Begraven in de nieutve kerk 13 february 1670, Dyna Baltens, weduwe van Reynier Vermeer in de Vlamingstraet. Je traduis Enseveli dans la nouvelle Ă©glise le 13 fĂ©vrier 1570, Dyna Baltens, veuve de Reynier Vermeer, demeurant dans la Vlamingstraet. Dyna Ă©tant l'abrĂ©viation de Dingnum et Baltens celle de Balthasars, il n'y a plus de place pour le moindre doute. La seconde mention d'Ă©tat civil relative Ă  Johannes Vermeer rencontrĂ©e par nous sur les registres de l'Ă©tat civil de Delft est celle de son mariage. Nous la relevons sur les registres de l'hĂŽtel de ville, Ă  la date du 5 avril 1653 Johannes Reyniers Z. Vermeer opt Martvelt, Catharina Bolenes J. D. mede aldaer C'est-Ă -dire Johannes, fils de Reynier Vermeer, jeune homme demeurant sur le marchĂ© avec Catharina Bolenes, jeune fille, au mĂȘme endroit. Et, en marge, on lit attestatie g. g. op Schepl, den 20 april 1653. Stadthuys. Attestation donnĂ©e par le corps des Ă©chevins le 20 avril 1653. HĂŽtel de ville. VoilĂ  notre Vermeer mariĂ©, il a vingt et un ans. Le premier recueil de documents oĂč il nous va apparaĂźtre maintenant ne figure plus Ă  l'Ă©tat civil de Delft, mais Ă  la bibliothĂšque royale de La Haye Ce recueil se nomme le MeestersbƓrk — ou le livre de maĂźtrise — de la gilde de Saint-Luc. Il nous apprendra que c'est l'annĂ©e mĂȘme de son mariage que notre peintre se fit recevoir maĂźtre. Schilder, den 29 December 1653. Johannis Vermeer heft hem dƓn aenteijkenen als meester schilder, sijnde burger en heeft op sijn meester geldt betaelt 1 gul 10 stuyv rest 4 gul 10 st. — Den 24 July 1656 in alles betaelt. Traduisons Peintre Le 29 dĂ©cembre 1653. Johannis Vermeer s'est fait inscrire comme maĂźtre peintre Ă©tant bourgeois, et il a pour son droit de maĂźtrise payĂ© 1 fl. 10 sols, reste 4 fl. 10 Le 24 juillet 1656 il a tout payĂ©. Ce mĂȘme livre de maĂźtrise nous reparle de lui en 1663. Cette fois, ce n'est plus comme simple maĂźtre qu'il figure sur les registres de la corporation, mais comme syndic, comme doyen, comme Hooftman, comme chef-homme. Il exerce pendant deux ans ces importantes fonctions 1662-1663, puis il rentre dans le rang pour en ressortir en 1670 et figurer encore, en 1671, parmi les doyens. AprĂšs cela, plus rien. — Ce silence peut sembler extraordinaire si l'on s'en tient Ă  la date mortuaire donnĂ©e par les auteurs de la Vaderlandsche Schilderkunst, c'est-Ă -dire 1696. Mais une vente de tableaux, quelque nombreuse et fournie qu'elle puisse ĂȘtre en Ɠuvres d'un maĂźtre, n'est pas un acte de dĂ©cĂšs, et c'est ce qui nous avait fait estimer et mĂȘme affirmer que Vermeer devait ĂȘtre mort aux environs de 167321. Nous ne nous Ă©tions trompĂ©s que de deux ans. Notre Johanues Vermeer passa de vie Ă  trĂ©pas le 13 dĂ©cembre 1675; il n'Ă©tait, par consĂ©quent, ĂągĂ© que de quarante-deux ans. Voici la copie de la mention mortuaire inscrite Ă  cette date sur les registres mortuaires Jan Vernneer Kunstschilder aen de onde Langedyck in de Kerk. Jean Vermeer, artiste peintre, — demeurant sur la vieille Langedyk, enterrĂ© dans l'Ă©glise la vieille Ă©glise. Et une note marginale indique qu'il laissait huit enfants mineurs. Ainsi se clĂŽt cette carriĂšre si brillante, si nous en jugeons par les rares productions qui ont survĂ©cu du beau talent de Vermeer, par l'estime de ses confrĂšres, par ses contemporains. NĂ© en 1632, mariĂ© en avril 1653, inscrit comme maĂźtre le 23 dĂ©cembre de la mĂȘme annĂ©e, chef-homme de sa corporation en 1662-1663, c'est-Ă -dire Ă  trente ans, de nouveau doyen en 1670 et 1671, mort en 1675. VoilĂ  la restitution complĂšte, intĂ©grale de cette vie que BĂ»rger dĂ©clarait si obscure. Les archives qu'il croyait condamnĂ©es Ă  un mutisme Ă©ternel ont parlĂ©. Le sphinx», comme il aimait Ă  appeler Vermeer, a livrĂ© son secret. Il nous reste Ă  voir maintenant comment ces dates, heureusement retrouvĂ©es, viennent dĂ©truire l'Ă©chafaudage de suppositions qu'on avait Ă©levĂ© autour de cette sympathique figure, et expliquer ses Ɠuvres mieux que ne peuvent le faire les plus ingĂ©nieuses suppositions. Notes 1. TraitĂ© thĂ©orique et pratique des connaissances qui sont nĂ©cessaires Ă  sont amateur de tableaux, etc. Bruxelles, 1808, t. Ier p. 303 2. Beschryvinge der Stadt Delft betreffende des selfs situatie oorsprong en ouderdom, etc. Delft, 1667. 3. Campo Weyermann, faisant allusion Ă  ses vers, traite Arnold Bon de poĂšte de deux sous Een zeker poƓt van deux aas», et ajoute qu'il aurait dĂ» se nommer, non pas bon, mais trĂšs mĂ©chant. 4. Journal des voyages de M. de Monconys. Lyon, 1665-1666, p. 149. 5. De groote schonburgh der nederlantsche konstschilders. Amsterdam, 1719. 6. De Levensbeschryvingen der nederlandsche Kuntschilders. La Haye, 1729. 7. De Nieuwe Schonburg der nederlantsche Kuntschilders. La Haye, 1754. 8. La Vie des peintres flamands et hollandais. Paris, 1753. 9. OEuvres diverses de M. de Piles, de l'AcadĂ©mie royale de peinture et de sculpture. Tome Ier, contenant l'abrĂ©gĂ© de la vie des peintres avec des rĂ©flexions sur leurs ouvrages. Paris, 1767. 10. Anecdotes des Beaux-Arts. Paris, 1776. 11. Geschichte der zeichnenden Kunste in Deutschland und den vereinigten Niederlander. Hannover, 1818. 12. Hans Rudolph Fusslins kritisches verzeichniss. Zurich, 1816. 13. Geschiedenis der vaderlandsche Schilderkunst. Haarlem, 1816. 14. Geschiedenis, etc., t. ler, p. 164. 15 Johannes Vermeer den Titiaan der moderne schilders van de Hollandsche Scholl nƓmen mag» 16. D'autant mieux que RƓland van Eynden, l'un des deux biographes en question, dans le MĂ©moire qui, en 1786, obtint le prix du concours Teyler relatif Ă  la peinture hollandaise, ne mentionne pas encore Vermeer. 17. TĂ©moin la LaitiĂšre, dont nous donnons la gravure, payĂ©e Ă  la vente de Bruyn 1798 4,550 florins, et Ă  la vente Muilman 1813 2,125 florins, prĂšs de 5,000 francs. 18. Aujourd'hui Ă  Amsterdam, dans la galerie Six 19. Voir les Ɠuvres complĂštes du chevalier JosuĂ© Reynolds. Paris, 1806. — Voyage en Flandre, en Hollande, Ă  DĂŒsseldorf, t. II, p. 338. 20. AnnĂ©e 1877, n° 43. 21. Voir Histoire de la peinture hollandaise, Paris, A. Quantin, Ă©diteur, p. 488.
TheRijksmuseum collectionne les peintures du siĂšcle d’Or nĂ©erlandais. Vous pouvez y admirer les arts de Rembrandt, Vermeer, Hals, Steen et de Hooch. La bibliothĂšque du musĂ©e est la bibliothĂšque publique la plus complĂšte sur l’histoire artistique des Pays-Bas. Le musĂ©e d’art de Stedelijk C’est le musĂ©e d’art moderne et contemporain du centre-ville Dans la région de Liyue, il existe un lieu magnifique avec de nombreux bassins aux eaux turquoise. Ce lieu c’est le lac Luhua et il renferme un gros trésor. Un personnage Géo est nécessaire pour récupérer le butin final. Par oÃÂč commencer ? Parlez tout d’abord à Vermeer, un peindre itinérant. En cherchant le meilleur point de vue, il a perdu une partie de son matériel. Retrouvez les pinceaux et la peinture de Vermeer ! A l’aide des 2 peintures en couleur fournies par Vermeer, vous devez retrouver les lieux d’oÃÂč il a peint et ainsi retrouver sur place son matériel.  Retournez ensuite rendre ce que vous avez trouvé à Vermeer. Trouvez une autre pierre particuliÚre ! Vermeer vous a donné une pierre en récompense qui semble ÃÂȘtre un Å“il pour l’une des statues. Cherchez dans les bassin d’eau devant les statues le 2e Å“il. Percez le secret du lac Luhua Grimpez sur les épaules de chaque statue afin d’insérer la pierre dans leur tÃÂȘte. Le trésor est proche ! L’activation des 2 pierres libÚre un totem Géo entre les deux statues. Activez le pour déclencher un défi durant lequel vous devrez vaincre 3 mages un Pyro, un Cryo et un Hydro en 90 secondes. Une fois terminé, la grille se lÚve et vous pouvez récupérer les trésors. Attention aux araignées qui vous attaquent Bonus Si vous avez vaincu Stormterror, retournez voir Vermeer qui est sur l’un des points de vue voir image ci-dessous pour obtenir un succÚs !
Dexteravis outil . Dexter avis outil : la sĂ©lection produits Leroy Merlin de ce mercredi au meilleur prix ! Retrouvez ci-aprĂšs nos 1401 offres, marques, rĂ©fĂ©rences et promotions en stock prĂȘtes Ă  ĂȘtre livrĂ©es rapidement dans nos magasins les plus proches de chez vous.
Peintre discret de la riche Hollande du XVIIe siĂšcle, Vermeer aurait Ă©tĂ© Ă©tonnĂ© de dĂ©couvrir l’engouement que ses toiles suscitent aujourd’hui. Pour comprendre d’oĂč lui vient cette gloire, partons Ă  sa rencontre Ă  Delft et surtout, laissons parler ses Ɠuvres... La drĂŽle de famille du Renard Nous sommes le 31 octobre 1632 et les membres de la petite famille Vos le Renard » s'empressent vers la Nieuwe Kerke, la Nouvelle Église de Delft, symbole du calvinisme. Ils y sont attendus par le pasteur pour cĂ©lĂ©brer le baptĂȘme de leur garçon, un enfant peu pressĂ© puisqu'il est nĂ© 12 ans aprĂšs sa sƓur Gertruy. Mais ses parents, Reynier et Digna, l'accueillent chaleureusement et lui donnent le prĂ©nom de son grand-pĂšre paternel, Johannes .... C'est dans un milieu Ă  la fois trĂšs vivant et artistique que le petit Johannes grandit. Mais nous n'en saurons pas plus la formation du futur virtuose reste un mystĂšre complet. A-t-il dĂ©couvert sa vocation Ă  la suite d'une rencontre ? Quel atelier a-t-il frĂ©quentĂ© ? Le fils du Renard se fait dĂ©jĂ  discret. 1653 est dĂ©cidĂ©ment une belle annĂ©e pour les Vermeer. Johannes a rĂ©ussi Ă  convaincre Catharina Bolnes de le prendre pour Ă©poux, malgrĂ© les doutes de sa future belle-mĂšre, fiĂšre de ses vieilles origines bourgeoises et catholiques. Le jeune couple, qui allait donner vie Ă  quinze enfants, s'installe rapidement chez Maria, dans un quartier de Delft oĂč les jĂ©suites sont fort influents. C'est donc vers la peinture religieuse que va d'abord se tourner Vermeer, officiellement enregistrĂ© comme artiste indĂ©pendant dans la guilde de Saint-Luc en dĂ©cembre de cette mĂȘme annĂ©e. À 22 ans, il est d'ailleurs fort jeune pour avoir dĂ©jĂ  droit Ă  un tel honneur, ce qui prouve sans contexte un talent prĂ©coce et reconnu. Il a certainement profitĂ© de l'ambiance stimulante qui rĂšgne alors Ă  Delft, quatriĂšme ville de Hollande dĂ©jĂ  cĂ©lĂšbre pour ses manufactures de faĂŻences. En attendant la gloire, Vermeer s'installe avec chevalets et pinceaux au premier Ă©tage de la maison de sa belle-mĂšre. Il est temps de trouver un style. De la dĂ©bauche Ă  la sĂ©rĂ©nitĂ© Le troisiĂšme tableau de Vermeer est un coup de maĂźtre fini, les scĂšnes mythologiques et religieuses des premiĂšres Ɠuvres, place aux scĂšnes de genre ! Et il ne va pas chercher l'inspiration trĂšs loin, puisqu'on sait que sa belle-mĂšre avait ornĂ© ses murs de quelques toiles bien choisies, dont une reprĂ©sentation d'une courtisane par Dirck van Baburen. Elle devient sous le pinceau de Vermeer une Entremetteuse 1656, s'inscrivant dans cette mode des scĂšnes de genre qui ont fait le succĂšs d'un Jan Steen tavernes ou maisons closes deviennent les dĂ©cors de rĂ©unions grivoises censĂ©es faire passer un message moralisateur au spectateur. Mais Vermeer va s'Ă©loigner rapidement de ces reprĂ©sentations pleines de vie pour adopter le style plus sobre de Gerard Ter Borch, un de ses amis prĂ©sent Ă  son mariage. Les personnages, banals, sont isolĂ©s dans des intĂ©rieurs Ă  la fois cossus et quasiment vides oĂč l'artiste les piĂšge dans des moments intimes qui nous resteront mystĂ©rieux Ă  quoi pense ce gĂ©ographe qui vient de relever la tĂȘte de ses travaux ? que contient cette lettre qui semble Ă©mouvoir cette jeune femme ? Pour rĂ©pondre, on peut se faire enquĂȘteur et rechercher les indices une mer tourmentĂ©e reprĂ©sentĂ©e sur un tableau, dans le fond de la toile, et la passion se fait houleuse ; une perle qui apparaĂźt sous un turban, et la jeune fille en devient toute innocente. Il suffit d'une porcelaine chinoise posĂ©e sur une table pour Ă©voquer la puissance maritime du pays, et quelques bobines de fil appellent Ă  la patience et la modestie .... Les objets du peintre Une rapide comparaison des toiles permet de comprendre que meubles et accessoires Ă©taient ceux qui entouraient Vermeer dans son cadre de vie. On a par exemple trouvĂ© mention dans l'inventaire effectuĂ© aprĂšs son dĂ©cĂšs de la cruche en vermeil prĂ©sente dans La Femme Ă  l'aiguiĂšre 1658 et du crucifix d'ivoire disposĂ© dans L'AllĂ©gorie de la Foi 1670-1674. ArrĂȘtons-nous Ă©galement sur les cartes gĂ©ographiques qui remplissent les arriĂšre-plans de cinq de ses Ɠuvres elles Ă©taient alors Ă  la mode dans la bourgeoisie qui y voyait avec fiertĂ© le symbole de la toute jeune nation hollandaise et de ses succĂšs commerciaux. Elles contenaient donc un message, comme celle de L'Art de la peinture qui reprĂ©sente les 17 provinces des Pays-Bas telles qu'elles existaient en 1636 et qui ne sont plus que souvenir 30 ans plus tard, au moment de la rĂ©alisation de l'Ɠuvre. Faut-il pour autant y voir une critique de la division de ce pays ? Une sixiĂšme carte aurait dĂ» apparaĂźtre, comme le rĂ©vĂšlent les radiographies effectuĂ©es sur La LaitiĂšre 1658-1660 mais l'artiste a prĂ©fĂ©rĂ© la faire disparaĂźtre, ne laissant malicieusement sur le mur que quelques traces de clous... TrĂšs apprĂ©ciĂ©s, les tapis d'Orient Ă©taient eux aussi considĂ©rĂ©s comme signes de richesse, preuves des nombreux Ă©changes effectuĂ©s avec les pays les plus exotiques. Chez Vermeer chaque dĂ©tail compte les fruits abandonnĂ©s dans une assiette La Jeune fille au verre de vin, 1659, le balai posĂ© dans un coin La Lettre d'amour, 1669 tout comme les bijoux en perles ne sont pas lĂ  uniquement pour attirer l'Ɠil mais aussi pour souligner le danger guettant la femme qui dĂ©laisse ses occupations pour rĂȘver Ă  l'amour .... Épisode suivant ‱ 20 aoĂ»t 1672 mort tragique de Jan de Witt PubliĂ© ou mis Ă  jour le 2020-05-12 155725
Ilest temps de trouver de nouveaux Peinture Vermeer meubles et accessoires pour la maison ! Achetez chez Zazzle pour trouver des milliers de designs magnifiques et uniques pour votre maison ! Copie de la jeune femme Ă  la perle de Vermeer acrylique sur toile 2014 L’art de la copie AprĂšs un moment d’absence, je reviens vers vous avec quelques conseils qui vous aideront Ă  booster votre crĂ©ativitĂ© . Si vous ĂȘtes amateur d’art, ou un vĂ©ritable passionnĂ© de peinture, vous faites partie de ces gens qui vont au musĂ©e le week-end et qui restent scotchĂ©s sur une toile en particulier, pendant un bon bout de temps .Si vous avez eu un coup de cƓur pour une Ɠuvre que vous avez vu, vous allez vous prĂ©cipiter pour acheter une carte postale ou un poster de votre Ɠuvre prĂ©fĂ©rĂ© Ă  la fin de la visite , et peut-ĂȘtre que vous ne la trouverez pas. Il y a quelques annĂ©es je me suis mis Ă  la peinture et la premiĂšre chose que j’ai fait Ă©tait de chercher Ă  imiter les grands peintres qui m’ont le plus marquer .Dans ce nouvel article je vais vous montrer comment vous pouvez avoir des tableaux de grands noms dans l’art sans avoir Ă  dĂ©penser des millions, et sans Ă  avoir volĂ© des toiles dans les grands musĂ©es, et je n’incite Ă©videmment en aucun cas ce genre d’acte rĂ©prĂ©hensible .Si vous copiez un tableau, il existe une rĂšgle d’or que vous devez respecter il ne faut absolument pas que vous peigner aux mĂȘme dimensions que l’originale ni mĂȘme que vous vendiez la copie, sauf si vous y apporter une touche personnelle. Ce que je vais vous prĂ©senter est tout simplement un exercice Ă  faire qui vous apportera du plaisir et vous permettra de progresser dans votre art, tout en vous procurant une grande satisfaction. Pour les dĂ©butants qui me lisent, vous devez sans doute dire que c’est impossible et que vous n’avez pas le talent nĂ©cessaire pour peindre comme cela, et vous aurez sans doute raison . Je vais vous annoncer une bonne nouvelle Vous pouvez le faire vous aussi et vous verrez que rien n’est impossible, il faut seulement commencer Ă  pratiquer, et savoir maitriser un art comme la peinture nĂ©cessite de l’exercice . C’est en vous inspirant des maitres en peinture et en copiant leurs Ɠuvres, que vous allez acquĂ©rir et dĂ©couvrir leur technique picturale, et l’exercice rĂ©pĂ©ter va vous permettre de prendre des rĂ©flexes qui deviendront des habitudes .Et c’est ainsi que vous pourrez trouver plus facilement votre propre style pictural par la suite. Ce qui va booster considĂ©rablement votre progression sera votre dĂ©sir irrĂ©sistible d’arriver au mĂȘme rĂ©sultat que votre peintre prĂ©fĂ©rĂ© et cela passe par
 Avoir la passion pour une Ɠuvre -La passion en arts et dans tout autres domaines de la vie est la motivation premiĂšre Ă  la rĂ©alisation de belles choses, parce que vous cherchez chaque jour Ă  vous perfectionner et Ă  vous dĂ©passer, et c’est ce que j’avais Ă  l’esprit lorsque j’ai voulu reproduire quelques tableaux de maitre qui avait le plus attirĂ© mon attention. Copie de la Joconde de Leonard De Vinci acrylique sur toile 2005 et 2012 – Au dĂ©but cela peut paraitre difficile Ă  rĂ©aliser surtout si l’on n’a pas dĂšs le dĂ©part les bases du dessin et de la peinture nĂ©cessaire Ă  la rĂ©alisation de l’Ɠuvre. Vous pouvez nĂ©anmoins commencer Ă  vous exercer, et bien Ă©videmment le rĂ©sultat ne sera pas au rendez-vous tout de suite, ce que vous ferez ne sera pas parfait, si vous vous dĂ©couragez c’est alors que vous devez changer les choses en vous et vous dire que les erreurs que vous avez pu faire vont vous servir pour progresser, votre regard au dĂ©part n’était pas assez aiguisĂ© et c’est en peignant que vous prenez conscience de vos erreurs. Aussi vous devez toujours garder votre motivation et ne jamais baisser les bras malgrĂ© le niveau de difficultĂ© et votre passion va vous permettre de progresser beaucoup plus vite. – Votre investissement sera votre talent, et votre apprentissage si vous ĂȘtes un dĂ©butant. La matiĂšre premiĂšre ne va pas vous ruiner car vous aurez seulement besoin de toiles, de crayons, de fusain, de pinceaux, et de la peinture. Vous devez ensuite vous armer de patience et de dĂ©termination car parfois ce n’est pas Ă©vident. Lorsque j’ai commencĂ© Ă  copier des tableaux je n’avais encore aucune notion ni en dessin ni en peinture, cependant j’avais seulement quelques notions de bases que j’ai pu dĂ©velopper en observant minutieusement des Ɠuvres d’art , et le reste n’a Ă©tĂ© qu’un exercice de pratique artistique, copier un tableau est le meilleur moyen d’apprendre Ă  peindre et explorer les diffĂ©rentes techniques des peintres utilisĂ©es Ă  travers les Ăąges. Apprendre Ă  se perfectionner – Se mettre Ă  l’apprentissage de la peinture nĂ©cessite de la patience et de l’observation, c’est un art complet qui apporte Ă  la fois un aiguisement de votre observation et de nombreuses techniques Ă  assimiler. DĂšs le dĂ©but je vous conseille de faire des exercices en dessin et en aquarelle chaque jour, il n’est pas nĂ©cessaire de faire un travail Ă©laborĂ©, n’essayez pas de faire le chef-d’Ɠuvre de votre vie, il s’agira plutĂŽt de vous exercer, pour pouvoir rĂ©aliser ou copier les tableaux que vous voulez rĂ©aliser le plus simplement possible. Pour copier un tableau de maitres munissez-vous d’une bonne photographie de l’Ɠuvre, dans un premier temps vous ferez une photocopie de cette photographie ou de ce poster pour tracer les lignes de construction du tableau, vous prendrez ensuite votre carnet de croquis pour rĂ©aliser une esquisse rapide au fusain ou bien au crayon de papier, aprĂšs ce travail d’analyse vous commencerez Ă  travailler sur toile, si vous ne vous sentez pas en confiance avec le dessin, vous pouvez dessiner avec un quadrillage puis le reporter sur votre toile. La peinture Apprendre Ă  regarder la maniĂšre de peindre des grands maitres – SynthĂ©tiser les formes et les effets de peinture pour les rendre plus efficaces cela ne va pas de soi , il faut arriver Ă  faire simple tout en arrivant Ă  restituer des textures et des effets qui ne sont pas forcĂ©ment Ă©vidents au dĂ©part, pour la bonne raison qu’il est nĂ©cessaire de dĂ©passer le stade de l’illusion globale que votre sens visuel peut se faire de la rĂ©alitĂ©, le travail que vous avez alors Ă  rĂ©aliser sur vous est de dĂ©passer vos impressions premiĂšres sur les objets, afin d’en faire abstraction pour pouvoir les restituer par des formes, des effets de couleurs et des ombres et lumiĂšres bien placĂ©, qui donneront l’illusion du rĂ©el. Ă©tude prĂ©paratoire rĂ©aliser au musĂ©e du Louvre copie de l’astronome de Vermeer huile sur toile 1999 – Copier une toile n’est pas Ă©vident, il faut tout d’abord apprendre Ă  regarder comment l’artiste Ă  peint la toile puis analyser comment le tableau a Ă©tĂ© construit, avec les perspectives, les points de fuite la rĂšgle des tiers et les points de force de l’image. Vous observez ensuite comment se rĂ©partit chaque Ă©lĂ©ment de la composition en se concentrant minutieusement sur son ensemble, et pour minimiser au maximum les erreurs de dessin focaliser vous sur les vides et les pleins plutĂŽt que sur chaque dĂ©tail de la composition. – Une fois que vous avez rĂ©alisĂ© l’esquisse prĂ©paratoire sur la toile, vous commencerez Ă  peindre. Depuis des annĂ©es j’ai une grande admiration pour les tableaux de Vermeer, c’est un peintre nĂ©erlandais du 17e qui rĂ©alisait des scĂšnes de la vie quotidienne .Les tableaux De Vermeer ressemblent Ă  des photographies, alors qu’au 17e siĂšcle l’appareil photo n’existait pas ! AprĂšs de longues recherches Ă  la bibliothĂšque j’ai dĂ©couvert que Vermeer utilisait un systĂšme optique appeler CamĂ©ra obscura ou chambre noire, et c’est l’ancĂȘtre de l’appareil photo, il s’agit d’une boite avec une lentille optique et au fond de cette boite il y a un trou laissant passer l’image inversĂ©e .Vermeer utilisait ce systĂšme optique pour projeter une image sur son support afin de reproduire directement l’image qui se reflĂ©tait sur le support. On retrouve aussi dans ses tableaux de petites touches de peinture qui correspondent au flou de l’objectif. Jusqu’alors aucun peintre n’avait rĂ©alisĂ© de tableaux aussi proches de la rĂ©alitĂ© , et c’est un dĂ©clic que j’ai eu en voyant ses toiles . De loin l’image Ă  une cohĂ©rence photographique et de prĂšs les touche de peinture donne plutĂŽt une impression qu’il s’agit de petites taches disposĂ©es mĂ©ticuleusement par l’artiste. CamĂ©ra obscura Planche tirĂ© de l’encyclopĂ©die de Diderot – Chaque artiste Ă  des techniques picturales et si vous voulez copier un tableau de maitre il faut prendre en compte ses techniques picturales pour produire une copie fidĂšle au modĂšle. C’est en imitant et en vous immergeant dans la grande histoire de l’art que vous allez apprendre Ă  peindre. Votre esprit va ainsi assimiler toujours de nouvelles maniĂšre de peindre vous allez voir l’évolution des techniques picturales Ă  travers les Ăąges, et ce travail aura aussi pour vous un apport culturel toujours plus grand. Ainsi en explorant ce mode d’apprentissage vous allez pouvoir commencer Ă  crĂ©er vos propres toiles, et ce moment-lĂ  va correspondre Ă  l’entiĂšre assimilation par votre esprit de toutes ces connaissances acquises grĂące Ă  l’exercice de la copie. Ce qui va vous amener Ă  
 DĂ©veloppez votre talent crĂ©atif. En ayant copiĂ© des tableaux de maitres vous pourrez ensuite créé vos propres tableaux de qualitĂ© dans votre registre personnel, car vous aurez totalement assimilĂ© les techniques et le fait de copier vous donnera beaucoup plus d’aisance pour composer des tableaux harmonieux car vous aurez pris l’habitude de regarder Ă  partir des rĂšgles de composition perspectives, rĂšgles des tiers, harmonie des couleurs. Ce qui fera de vous un artiste expĂ©rimentĂ©. Si vous n’ĂȘtes pas encore Ă  l’aise pour explorer votre propre univers, je vous conseille de reprendre les toiles de maitre que vous avez copiĂ© et de reprendre un Ă©lĂ©ment du tableau pour en faire des variations . et surtout cette astuce prĂ©cieuse que je vous ai donnĂ© de 
 Copier les toiles des grands maitres, car c’est en copiant que l’on apprend Copie de la MĂ©tamorphose de Narcisse de Salvador Dali huile sur toile 2001 Documentation CamĂ©ra Obscura Planche tirĂ© de l’encyclopĂ©die de Diderot, sources wikipĂ©dia lB4GC.
  • q30hg2p8g2.pages.dev/163
  • q30hg2p8g2.pages.dev/137
  • q30hg2p8g2.pages.dev/133
  • q30hg2p8g2.pages.dev/326
  • q30hg2p8g2.pages.dev/114
  • q30hg2p8g2.pages.dev/304
  • q30hg2p8g2.pages.dev/2
  • q30hg2p8g2.pages.dev/112
  • q30hg2p8g2.pages.dev/300
  • retrouver les pinceau et la peinture de vermeer