Laréforme du code du travail, dite loi El Khomri, prévoit que les entreprises pourront, dÚs 2017, émettre leurs bulletins de paie en format électronique, sans accord préalable du salarié. A partir du 1er janvier 2017, les employeurs pourront dématérialiser par défaut les bulletins de salaire, conformément à une disposition de la
L’article 6, 5° de la LIL dispose que pour faire l’objet d’un traitement, les donnĂ©es Ă  caractĂšres personnel doivent ĂȘtre conservĂ©es sous une forme permettant l’identification des personnes concernĂ©es pendant une durĂ©e qui n’excĂšde pas la durĂ©e nĂ©cessaire aux finalitĂ©s pour lesquelles elles sont collectĂ©es et traitĂ©es ». Dans le mĂȘme sens, l’article 5, e du RGPD prĂ©voit que les donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel doivent ĂȘtre conservĂ©es sous une forme permettant l’identification des personnes concernĂ©es pendant une durĂ©e n’excĂ©dant pas celle nĂ©cessaire au regard des finalitĂ©s pour lesquelles elles sont traitĂ©es; les donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel peuvent ĂȘtre conservĂ©es pour des durĂ©es plus longues dans la mesure oĂč elles seront traitĂ©es exclusivement Ă  des fins archivistiques dans l’intĂ©rĂȘt public, Ă  des fins de recherche scientifique ou historique ou Ă  des fins statistiques conformĂ©ment Ă  l’article 89, paragraphe 1, pour autant que soient mises en Ɠuvre les mesures techniques et organisationnelles appropriĂ©es requises par le prĂ©sent rĂšglement afin de garantir les droits et libertĂ©s de la personne concernĂ©e limitation de la conservation » Il ressort de ces deux textes que la durĂ©e de conservation des donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel ne saurait ĂȘtre illimitĂ©e. Elle doit ĂȘtre proportionnĂ©e Ă  la finalitĂ© du traitement. Toute la question est alors de savoir comment dĂ©terminer une durĂ©e adaptĂ©e Ă  la conservation des donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel traitĂ©es. A l’examen, il apparaĂźt que le lĂ©gislateur a posĂ© un principe assorti de plusieurs dĂ©rogations. §1 Le principe Dans sa dĂ©libĂ©ration n°2005-213 du 11 octobre 2005 la CNIL avait considĂ©rĂ© que, au fond, face Ă  la mĂ©moire de l’informatique, seul le principe du “droit” Ă  l’oubli consacrĂ© par l’article 6-5° de la loi du 6 janvier 1978 peut garantir que les donnĂ©es collectĂ©es sur les individus ne soient pas conservĂ©es, dans les entreprises, pour des durĂ©es qui pourraient apparaĂźtre comme manifestement excessives ». Aussi, la Commission a-t-elle pour mission de veiller au respect de ce principe s’agissant, en particulier, des durĂ©es de conservation relatives aux informations collectĂ©es par les entreprises, organismes ou Ă©tablissements privĂ©s mais aussi des modalitĂ©s de conservation de ces informations. A l’examen, la dĂ©termination de la durĂ©e de conservation des donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel suppose de s’interroger sur quatre points Le point de dĂ©part de la durĂ©e de conservation Le cycle de conservation des donnĂ©es Le quantum de la durĂ©e de conservation Les modalitĂ©s de la conservation A Sur le point de dĂ©part de la durĂ©e de conservation Dans une dĂ©libĂ©ration n°2013-420 du 3 janvier 2014 la CNIL a dĂ©cidĂ© que D’une part, la fixation de durĂ©es de conservation dĂ©finies ne saurait avoir pour objet ni pour effet de supprimer des donnĂ©es des utilisateurs alors qu’eux-mĂȘmes en auraient encore l’usage. D’autre part, le point de dĂ©part d’une durĂ©e de conservation n’est pas fonction de la date de la collecte, mais de la suppression du compte utilisateur Il en rĂ©sulte, pour la Commission, que la fixation de ce point de dĂ©part autorise le responsable du traitement Ă  conserver les donnĂ©es collectĂ©es des annĂ©es durant, si nĂ©cessaire. Pour le Conseil d’état, le point de dĂ©part de la durĂ©e de conservation des donnĂ©es est le dernier fait enregistrĂ© », lequel doit nĂ©cessairement ĂȘtre entendu comme le fait constitutif de la contravention ou tout acte postĂ©rieur interruptif de la prescription » CE 30 juill. 2014, n°359402. En toute hypothĂšse, au terme au terme de la rĂ©alisation du traitement l’exĂ©cution d’un contrat par exemple, les donnĂ©es doivent ĂȘtre Soit effacĂ©es Soit archivĂ©es Soit faire l’objet d’un processus d’anonymisation, afin de rendre impossible la rĂ©-identification » des personnes. Ces donnĂ©es, n’étant plus des donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel, peuvent ainsi ĂȘtre conservĂ©es librement et valorisĂ©es notamment par la production de statistiques. B Sur le cycle de conservation des donnĂ©es Il ressort de l’analyse menĂ©e par la CNIL que le cycle de conservation des donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel comporte trois phases successives distinctes L’archivage courant L’archivage intermĂ©diaire L’archivage dĂ©finitif Sur l’archivage courant Il s’agit de la durĂ©e d’utilisation courante des donnĂ©es ou autrement dit, la durĂ©e nĂ©cessaire Ă  la rĂ©alisation de la finalitĂ© du traitement. Toutes les donnĂ©es qui intĂ©ressent l’exĂ©cution d’un contrat peuvent ĂȘtre conservĂ©es par le responsable du traitement. Sans ces donnĂ©es, la rĂ©alisation de la prestation serait rendue impossible. Il apparaĂźt donc pleinement justifiĂ© qu’elles puissent ĂȘtre conservĂ©es pendant toute la durĂ©e de la convention. Des mesures techniques et organisationnelles doivent ĂȘtre prĂ©vues pour protĂ©ger les donnĂ©es archivĂ©es destruction, perte, altĂ©ration, diffusion ou accĂšs non autorisĂ©s
. Ces mesures doivent assurer un niveau de sĂ©curitĂ© appropriĂ© aux risques et Ă  la nature des donnĂ©es. Si des mesures de sĂ©curitĂ© informatiques sont indispensables, il convient, en outre, de prĂ©voir des mesures de sĂ©curitĂ© physique, notamment lorsque des dossiers sont archivĂ©s sous format papier. Lorsque l’archivage est confiĂ© Ă  un sous-traitant, le responsable du fichier doit s’assurer que son prestataire prĂ©sente des garanties suffisantes en matiĂšre de sĂ©curitĂ© et la confidentialitĂ© des donnĂ©es qui lui sont confiĂ©es. 2. Sur l’archivage intermĂ©diaire ==> Les cas d’archivage intermĂ©diaire La CNIL a Ă©noncĂ© plusieurs cas au titre desquels il apparaĂźt justifiĂ© que les donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel soient conservĂ©es pour des durĂ©es plus longues que l’exĂ©cution du contrat on parle alors d’archivage intermĂ©diaire. Au nombre des cas visĂ©s par la CNIL figurent L’hypothĂšse oĂč il existence une obligation lĂ©gale de conservation de donnĂ©es pendant une durĂ©e fixĂ©e ; L’hypothĂšse oĂč en l’absence d’obligation de conservation, ces donnĂ©es prĂ©sentent nĂ©anmoins un intĂ©rĂȘt administratif, notamment en cas de contentieux, justifiant de les conserver le temps des rĂšgles de prescription/forclusion applicables, notamment en matiĂšre commerciale, civile et fiscale ; L’hypothĂšse oĂč, sous rĂ©serve de garanties appropriĂ©es pour les droits et libertĂ©s des personnes concernĂ©es, certaines donnĂ©es peuvent ĂȘtre traitĂ©es exclusivement Ă  des fins archivistiques dans l’intĂ©rĂȘt public, Ă  des fins de recherche scientifique ou historique ou Ă  des fins statistiques. ==> La limitation de l’archivage La Commission a eu l’occasion de prĂ©ciser que, en cas d’archivage intermĂ©diaire, le responsable du fichier doit veiller Ă  ne conserver que les donnĂ©es nĂ©cessaires au respect de l’obligation prĂ©vue ou lui permettant de faire valoir un droit en justice un tri doit donc ĂȘtre effectuĂ© parmi la totalitĂ© des donnĂ©es collectĂ©es pour ne garder que les seules donnĂ©es indispensables. Les donnĂ©es ainsi archivĂ©es ne sont conservĂ©es que le temps nĂ©cessaire Ă  l’accomplissement de l’objectif poursuivi elles doivent donc ĂȘtre supprimĂ©es lorsque le motif justifiant leur archivage n’a plus raison d’ĂȘtre. Par exemple, des donnĂ©es archivĂ©es pour se prĂ©munir d’une action en justice durant le temps d’une prescription ou d’une forclusion doivent ĂȘtre supprimĂ©es lorsque cette action est prescrite forclose. ==> Les modalitĂ©s de l’archivage Pour les archives intermĂ©diaires, le choix du mode d’archivage est laissĂ© Ă  l’apprĂ©ciation du responsable du fichier. Des donnĂ©es peuvent ainsi ĂȘtre archivĂ©es Dans une base d’archive spĂ©cifique, distincte de la base active, avec des accĂšs restreints aux seules personnes ayant un intĂ©rĂȘt Ă  en connaitre en raison de leurs fonctions par exemple, le service du contentieux Dans la base active, Ă  condition de procĂ©der Ă  un isolement des donnĂ©es archivĂ©es au moyen d’une sĂ©paration logique gestion des droits d’accĂšs et des habilitations pour les rendre inaccessibles aux personnes n’ayant plus d’intĂ©rĂȘt Ă  les traiter En tout Ă©tat de cause, l’accĂšs aux donnĂ©es faisant l’objet d’un archivage intermĂ©diaire doit ĂȘtre limitĂ©. ==> Sur l’archivage dĂ©finitif L’intĂ©rĂȘt public historique, scientifique ou statistique peut parfois justifier que certaines donnĂ©es ne fassent l’objet d’aucune destruction c’est l’archivage dĂ©finitif. Les archives sont l’ensemble des documents, y compris les donnĂ©es, quels que soient leur date, leur lieu de conservation, leur forme et leur support, produits ou reçus par toute personne physique ou morale et par tout service ou organisme public ou privĂ© dans l’exercice de leur activitĂ©. La conservation des archives est organisĂ©e dans l’intĂ©rĂȘt public tant pour les besoins de la gestion et de la justification des droits des personnes physiques ou morales, publiques ou privĂ©es, que pour la documentation historique de la recherche. S’agissant des modalitĂ©s de conservation des archives dĂ©finitives, la CNIL prĂ©conise de les conserver sur un support physique indĂ©pendant, non accessible par les systĂšmes de production, n’autorisant qu’un accĂšs distinct, ponctuel et prĂ©cisĂ©ment motivĂ© auprĂšs d’un service spĂ©cifique seul habilitĂ© Ă  les consulter par exemple, la direction des archives lorsqu’elle existe. C Sur le quantum de la durĂ©e de conservation des donnĂ©es Afin de dĂ©terminer le quantum de la durĂ©e de conservation des donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel, il convient de se reporter Soit aux textes lĂ©gaux et rĂ©glementaires Soit aux dĂ©libĂ©rations de la CNIL Sur les textes lĂ©gaux et rĂ©glementaires Il convient de se reporter aux textes qui Soit posent des durĂ©es de conservation des donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel Soit posent des dĂ©lais de prescription/forclusion applicable en matiĂšre civile, commerciale ou fiscale ==> Sur les textes posant des durĂ©es de conservation des donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel Les donnĂ©es relatives Ă  la gestion du personnel d’une entreprise 5 ans L’article R. 1221-26 du Code du travail dispose que les mentions portĂ©es sur le registre unique du personnel sont conservĂ©es pendant cinq ans Ă  compter de la date Ă  laquelle le salariĂ© ou le stagiaire a quittĂ© l’établissement» Les donnĂ©es relatives aux bulletins de paie et aux reçus pour solde de tout compte 5 ans L’article L. 3243-4 du Code du travail prĂ©voit que l’employeur conserve un double des bulletins de paie des salariĂ©s ou les bulletins de paie remis aux salariĂ©s sous forme Ă©lectronique pendant cinq ans» Les documents comptables des commerçants 10 ans L’article L. 123-22 du Code de commerce dispose que les documents comptables et les piĂšces justificatives sont conservĂ©s pendant dix ans. » Les documents fiscaux 6 ans L’article L. 102 B du Livre des procĂ©dures fiscales prĂ©voit que les livres, registres, documents ou piĂšces sur lesquels peuvent s’exercer les droits de communication, d’enquĂȘte et de contrĂŽle de l’administration doivent ĂȘtre conservĂ©s pendant un dĂ©lai de six ans Ă  compter de la date de la derniĂšre opĂ©ration mentionnĂ©e sur les livres ou registres ou de la date Ă  laquelle les documents ou piĂšces ont Ă©tĂ© Ă©tablis. Les contrats conclus par voie Ă©lectronique 10 ans L’article L. 213-1 du Code de la consommation prĂ©voit que lorsque le contrat est conclu par voie Ă©lectronique et qu’il porte sur une somme Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  120 euros, le contractant professionnel assure la conservation de l’écrit qui le constate pendant un dĂ©lai dĂ©terminĂ© et en garantit Ă  tout moment l’accĂšs Ă  son cocontractant si celui-ci en fait la demande. L’article D. 213-2 prĂ©cise que ce dĂ©lai est fixĂ© Ă  dix ans Ă  compter de la conclusion du contrat lorsque la livraison du bien ou l’exĂ©cution de la prestation est immĂ©diate. Dans le cas contraire, le dĂ©lai court Ă  compter de la conclusion du contrat jusqu’à la date de livraison du bien ou de l’exĂ©cution de la prestation et pendant une durĂ©e de dix ans Ă  compter de celle-ci. Les donnĂ©es de trafic collectĂ©es pour les besoins de la recherche, de la constatation et de la poursuite des infractions pĂ©nales 1 an L’article R. 10-13 du Code des postes et communications Ă©lectroniques prĂ©voit que leur durĂ©e de conservation est d’un an Ă  compter du jour de l’enregistrement. A cet Ă©gard, sont conservĂ©es Les informations permettant d’identifier l’utilisateur ; Les donnĂ©es relatives aux Ă©quipements terminaux de communication utilisĂ©s ; Les caractĂ©ristiques techniques ainsi que la date, l’horaire et la durĂ©e de chaque communication ; Les donnĂ©es relatives aux services complĂ©mentaires demandĂ©s ou utilisĂ©s et leurs fournisseurs ; Les donnĂ©es permettant d’identifier le ou les destinataires de la communication. Le dossier mĂ©dical dans les Ă©tablissements de santĂ© publics et privĂ©s 20 ans L’article R. 1112-7 du Code de la santĂ© publique prĂ©voit que le dossier mĂ©dical mentionnĂ© Ă  l’article R. 1112-2 est conservĂ© pendant une durĂ©e de vingt ans Ă  compter de la date du dernier sĂ©jour de son titulaire dans l’établissement ou de la derniĂšre consultation externe en son sein. Lorsqu’en application des dispositions qui prĂ©cĂšdent, la durĂ©e de conservation d’un dossier s’achĂšve avant le vingt-huitiĂšme anniversaire de son titulaire, la conservation du dossier est prorogĂ©e jusqu’à cette date. Dans tous les cas, si la personne titulaire du dossier dĂ©cĂšde moins de dix ans aprĂšs son dernier passage dans l’établissement, le dossier est conservĂ© pendant une durĂ©e de dix ans Ă  compter de la date du dĂ©cĂšs. Ces dĂ©lais sont suspendus par l’introduction de tout recours gracieux ou contentieux tendant Ă  mettre en cause la responsabilitĂ© mĂ©dicale de l’établissement de santĂ© ou de professionnels de santĂ© Ă  raison de leurs interventions au sein de l’établissement. A l’issue du dĂ©lai de conservation mentionnĂ© Ă  l’alinĂ©a prĂ©cĂ©dent et aprĂšs, le cas Ă©chĂ©ant, restitution Ă  l’établissement de santĂ© des donnĂ©es ayant fait l’objet d’un hĂ©bergement en application de l’article L. 1111-8, le dossier mĂ©dical peut ĂȘtre Ă©liminĂ©. La dĂ©cision d’élimination est prise par le directeur de l’établissement aprĂšs avis du mĂ©decin responsable de l’information mĂ©dicale. Dans les Ă©tablissements publics de santĂ© et les Ă©tablissements de santĂ© privĂ©s participant Ă  l’exĂ©cution du service public hospitalier, cette Ă©limination est en outre subordonnĂ©e au visa de l’administration des archives, qui dĂ©termine ceux de ces dossiers dont elle entend assurer la conservation indĂ©finie pour des raisons d’intĂ©rĂȘt scientifique, statistique ou historique. Les donnĂ©es issues d’un dispositif de vidĂ©osurveillance 1 mois L’article L. 252-3 du Code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure prĂ©voit que les modalitĂ©s de transmission des images et d’accĂšs aux enregistrements ainsi que la durĂ©e de conservation des images, dans la limite d’un mois Ă  compter de cette transmission ou de cet accĂšs, sans prĂ©judice des nĂ©cessitĂ©s de leur conservation pour les besoins d’une procĂ©dure pĂ©nale. » ==> Sur les textes posant des dĂ©lais de prescription/forclusion applicable en matiĂšre civile, commerciale ou fiscale DĂ©lai de prescription de droit commun en matiĂšre en matiĂšre civile 5 ans L’article 2224 prĂ©voit que les actions personnelles ou mobiliĂšres se prescrivent par cinq ans Ă  compter du jour oĂč le titulaire d’un droit a connu ou aurait dĂ» connaĂźtre les faits lui permettant de l’exercer. DĂ©lai de prescription en matiĂšre commerciale 5 ans L’article L. 110-4 du Code de commerce prĂ©voit que les obligations nĂ©es Ă  l’occasion de leur commerce entre commerçants ou entre commerçants et non-commerçants se prescrivent par cinq ans si elles ne sont pas soumises Ă  des prescriptions spĂ©ciales plus courtes. DĂ©lai de prescription en matiĂšre de droit de la consommation 2 ans L’article L. 218-2 du Code de la consommation dispose que l’action des professionnels, pour les biens ou les services qu’ils fournissent aux consommateurs, se prescrit par deux ans. 2. Sur les dĂ©libĂ©rations de la CNIL Prospection commerciale La CNIL s’est prononcĂ©e sur la durĂ©e de conservation des donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel en matiĂšre de prospection commerciale dans une dĂ©libĂ©ration n° 2016-264 du 21 juillet 2016 portant modification d’une norme simplifiĂ©e concernant les traitements automatisĂ©s de donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel relatifs Ă  la gestion de clients et de prospects A cet Ă©gard, il a estimĂ© que les donnĂ©es des clients utilisĂ©es Ă  des fins de prospection commerciale peuvent ĂȘtre conservĂ©es pendant un dĂ©lai de trois ans Ă  compter de la fin de la relation commerciale par exemple, Ă  compter d’un achat, de la date d’expiration d’une garantie, du terme d’un contrat de prestations de services ou du dernier contact Ă©manant du client. Les donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel relatives Ă  un prospect non client peuvent, quant Ă  elles, ĂȘtre Ă©galement conservĂ©es pendant un dĂ©lai de trois ans Ă  compter de leur collecte par le responsable de traitement ou du dernier contact Ă©manant du prospect par exemple, une demande de documentation ou un clic sur un lien hypertexte contenu dans un courriel ; en revanche, l’ouverture d’un courriel ne peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme un contact Ă©manant du prospect. Au terme de ce dĂ©lai de trois ans, le responsable de traitement peut reprendre contact avec la personne concernĂ©e afin de savoir si elle souhaite continuer Ă  recevoir des sollicitations commerciales. En l’absence de rĂ©ponse positive et explicite de la personne, les donnĂ©es devront ĂȘtre supprimĂ©es ou archivĂ©es conformĂ©ment aux dispositions en vigueur, et notamment celles prĂ©vues par le code de commerce, le code civil et le code de la consommation. DonnĂ©es contenues dans les badges dĂ©tenus par les salariĂ©s sur leur lieu de travail Dans une dĂ©libĂ©ration n°02-001 du 08 janvier 2002 la CNIL a considĂ©rĂ© que les Ă©lĂ©ments d’identification des salariĂ©s ou des agents publics ne doivent pas ĂȘtre conservĂ©s au-delĂ  de 5 ans aprĂšs le dĂ©part du salariĂ© ou de l’agent de l’entreprise ou de l’administration. S’agissant des Ă©lĂ©ments relatifs aux dĂ©placements des personnes, ils ne doivent pas ĂȘtre conservĂ©s plus de trois mois. Toutefois, les informations relatives aux salariĂ©s ou aux agent publics peuvent ĂȘtre conservĂ©s pendant 5 ans lorsque le traitement a pour finalitĂ© le contrĂŽle du temps de travail. Quant Ă  la conservation des donnĂ©es relatives aux motifs d’absence, elle est limitĂ©e Ă  une durĂ©e de cinq ans sauf dispositions lĂ©gislatives contraires. En cas de paiement direct ou de prĂ©-paiement des repas, les donnĂ©es monĂ©tiques ne peuvent ĂȘtre conservĂ©es plus de trois mois. En cas de paiement par retenue sur le salaire, la durĂ©e de conservation est de 5 ans. DonnĂ©es rĂ©sultant de l’évaluation et de la sĂ©lection des risques en matiĂšre d’octroi de crĂ©dit scoring La CNIL a affirmĂ©, dans une dĂ©libĂ©ration 2006-019 du 02 fĂ©vrier 2006 que, en cas de rejet de la demande de crĂ©dit, les informations spĂ©cialement collectĂ©es pour son instruction sont conservĂ©es au maximum pendant une pĂ©riode de six mois Ă  compter du dĂ©pĂŽt de la demande, lorsque le demandeur n’est pas par ailleurs client de l’établissement de crĂ©dit. Elles ne peuvent ĂȘtre utilisĂ©es qu’aux fins de l’instruction de nouvelles demandes de crĂ©dit. Les cookies La CNIL s’est prononcĂ©e sur la durĂ©e de vie des cookies dans une dĂ©libĂ©ration n° 2013-378 du 5 dĂ©cembre 2013 portant adoption d’une recommandation relative aux cookies et aux autres traceurs. Relevant que le consentement Ă  ĂȘtre suivi peut ĂȘtre oubliĂ© par les personnes qui l’ont manifestĂ© Ă  un instant donnĂ©, la commission a estimĂ© nĂ©cessaire de limiter dans le temps la portĂ©e de ce dernier. Aussi, recommande-elle que le dĂ©lai de validitĂ© du consentement au dĂ©pĂŽt des cookies soit portĂ© Ă  treize mois au maximum. A l’expiration de ce dĂ©lai, le consentement devra ĂȘtre Ă  nouveau recueilli. En consĂ©quence, les cookies doivent donc avoir une durĂ©e de vie limitĂ©e Ă  treize mois aprĂšs leur premier dĂ©pĂŽt dans l’équipement terminal de l’utilisateur faisant suite Ă  l’expression du consentement et leur durĂ©e de vie ne doit pas ĂȘtre prolongĂ©e lors de nouvelles visites sur le site. D Les modalitĂ©s de conservation Quel que soit le type d’archivage effectuĂ© par le responsable du traitement, celui-ci doit mettre en Ɠuvre les mesures techniques et d’organisation appropriĂ©es pour protĂ©ger les donnĂ©es archivĂ©es contre la destruction accidentelle ou illicite, la perte accidentelle, l’altĂ©ration, la diffusion ou l’accĂšs non autorisĂ©s, notamment lorsque le traitement comporte des transmissions de donnĂ©es dans un rĂ©seau, ainsi que contre toute autre forme de traitement illicite. Ces mesures doivent assurer un niveau de sĂ©curitĂ© appropriĂ© au regard des risques prĂ©sentĂ©s par le traitement et de la nature des donnĂ©es Ă  protĂ©ger. Le non-respect de l’obligation de sĂ©curitĂ© est sanctionnĂ© par l’article 226-17 du code pĂ©nal cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende. L’article 35 de la loi du 6 janvier 1978 prĂ©voit, par ailleurs que le responsable du traitement, lorsque l’archivage est effectuĂ© pour son compte, doit choisir un sous-traitant qui apporte des garanties suffisantes au regard des mesures de sĂ©curitĂ© technique et d’organisation relatives aux traitements Ă  effectuer et qu’il doit veiller au respect de ces mesures. La rĂ©alisation de traitements en sous-traitance doit ĂȘtre rĂ©gie par un contrat ou un acte juridique qui lie le sous-traitant au responsable de traitement et qui prĂ©voit notamment que le sous-traitant n’agit que sur la seule instruction du responsable de traitement et que les obligations en matiĂšre de sĂ©curitĂ© incombent Ă©galement Ă  celui-ci. Pratiquement, dans sa dĂ©libĂ©ration n°2005-213 du 11 octobre 2005, la CNIL a prĂ©conisĂ© plusieurs modalitĂ©s de conservation selon le type d’archive concernĂ©e S’agissant des archives intermĂ©diaires, il est recommandĂ© que l’accĂšs Ă  celles-ci soit limitĂ© Ă  un service spĂ©cifique par exemple un service du contentieux et qu’il soit procĂ©dĂ©, a minima, Ă  un isolement des donnĂ©es archivĂ©es au moyen d’une sĂ©paration logique gestion des droits d’accĂšs et des habilitations. S’agissant des archives dĂ©finitives, il est recommandĂ© qu’elles soient conservĂ©es sur un support indĂ©pendant, non accessible par les systĂšmes de production, n’autorisant qu’un accĂšs distinct, ponctuel et prĂ©cisĂ©ment motivĂ© auprĂšs d’un service spĂ©cifique seul habilitĂ© Ă  consulter ce type d’archives par exemple la direction des archives de l’entreprise. La CNIL recommande, en outre, afin de garantir l’intĂ©gritĂ© des donnĂ©es archivĂ©es, de mettre en Ɠuvre des dispositifs sĂ©curisĂ©s lors de tout changement de support de stockage des donnĂ©es archivĂ©es ainsi que des dispositifs de traçabilitĂ© des consultations des donnĂ©es archivĂ©es. §2 Les dĂ©rogations L’article 36 de la LIL dispose que les donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel ne peuvent ĂȘtre conservĂ©es au-delĂ  de la durĂ©e prĂ©vue au 5° de l’article 6 qu’en vue d’ĂȘtre traitĂ©es Ă  des fins archivistiques dans l’intĂ©rĂȘt public, Ă  des fins de recherche scientifique ou historique ou Ă  des fins statistiques » Ainsi, est autorisĂ©e la conservation de donnĂ©es Ă  caractĂšres personnel pour une durĂ©e qui excĂšde la finalitĂ© initiale du traitement lorsqu’elles sont traitĂ©es Ă  des fins historiques, statistiques ou scientifiques. Dans le mĂȘme sens, l’article 5, e du RGPD prĂ©voit que les donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel peuvent ĂȘtre conservĂ©es pour des durĂ©es plus longues dans la mesure oĂč elles seront traitĂ©es exclusivement Ă  des fins archivistiques dans l’intĂ©rĂȘt public, Ă  des fins de recherche scientifique ou historique ou Ă  des fins statistiques conformĂ©ment Ă  l’article 89, paragraphe 1, pour autant que soient mises en Ɠuvre les mesures techniques et organisationnelles appropriĂ©es requises par le prĂ©sent rĂšglement afin de garantir les droits et libertĂ©s de la personne concernĂ©e limitation de la conservation ». Si, le RGPD ne semble pas distinguer selon la nature des archives conservĂ©es, tel n’est pas le cas de la LIL qui renvoie Ă  l’article L. 212-3 du Code du patrimoine. Cette disposition ne concerne, en effet, que les seules archives publiques. Par archives publiques, il faut entendre, au sens de l’article L. 211-4 du Code du patrimoine Les documents qui procĂšdent de l’activitĂ© de l’Etat, des collectivitĂ©s territoriales, des Ă©tablissements publics et des autres personnes morales de droit public. Les actes et documents des assemblĂ©es parlementaires sont rĂ©gis par l’ordonnance n° 58-1100 du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblĂ©es parlementaires ; Les documents qui procĂšdent de la gestion d’un service public ou de l’exercice d’une mission de service public par des personnes de droit privĂ© ; Les minutes et rĂ©pertoires des officiers publics ou ministĂ©riels et les registres de conventions notariĂ©es de pacte civil de solidaritĂ©. L’article 89 du RGPD prĂ©cise que le traitement Ă  des fins archivistiques dans l’intĂ©rĂȘt public, Ă  des fins de recherche scientifique ou historique, ou Ă  des fins statistiques est soumis, conformĂ©ment au prĂ©sent rĂšglement, Ă  des garanties appropriĂ©es pour les droits et libertĂ©s de la personne concernĂ©e. Ces garanties doivent garantir la mise en place de mesures techniques et organisationnelles, en particulier pour assurer le respect du principe de minimisation des donnĂ©es. Ces mesures peuvent comprendre la pseudonymisation, dans la mesure oĂč ces finalitĂ©s peuvent ĂȘtre atteintes de cette maniĂšre. Chaque fois que ces finalitĂ©s peuvent ĂȘtre atteintes par un traitement ultĂ©rieur ne permettant pas ou plus l’identification des personnes concernĂ©es, il convient de procĂ©der de cette maniĂšre. Le considĂ©rant n°158 du RGPD prĂ©cise que lorsque les donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel sont traitĂ©es Ă  des fins archivistiques, les autoritĂ©s publiques ou les organismes publics ou privĂ©s qui conservent des archives dans l’intĂ©rĂȘt public doivent ĂȘtre des services qui, en vertu du droit de l’Union ou du droit d’un État membre, ont l’obligation lĂ©gale de collecter, de conserver, d’évaluer, d’organiser, de dĂ©crire, de communiquer, de mettre en valeur, de diffuser des archives qui sont Ă  conserver Ă  titre dĂ©finitif dans l’intĂ©rĂȘt public gĂ©nĂ©ral et d’y donner accĂšs. Conservationdes bulletins de paie par l’employeur. L’employeur doit conserver un double des bulletins de salaire pendant 5 ans (art. L3243-4 du Code du travail ). L'employeur peut Ă©galement conserver les bulletins de paie sur support informatique lorsque la paie est traitĂ©e par un systĂšme de gestion informatisĂ©e rĂ©pondant aux garanties de contrĂŽle, par les inspecteurs L'Ă©laboration de la fiche de paie est un moment incontournable pour tous les employeurs. Retrouvez dans cette fiche toutes les mentions qui doivent obligatoirement y figurer. La dĂ©livrance du bulletin de salaire, ou fiche de paie, s’applique Ă  toutes les personnes salariĂ©es ; toutes les personnes qui travaillent pour un ou plusieurs employeurs, quels que soient le montant et la nature de leurs rĂ©munĂ©rations ; la forme, la nature et la validitĂ© de leur contrat. Vous pouvez tĂ©lĂ©charger nos modĂšles directement sur le site taux 2017 Ă  jour fiches de paie pour non cadres fiches de paie pour cadres fiches de paie pour apprentis 1. La remise de la fiche de paie L’employeur doit remettre Ă  chaque salariĂ© une fiche de paie comportant diverses mentions dont certaines sont obligatoires ou, Ă  l’inverse, interdites. Il a la possibilitĂ© de remettre ce document selon les modalitĂ©s suivantes en main propre ; par courrier ; par voie Ă©lectronique. Le bulletin doit ĂȘtre remis Ă  chaque paie. Sa pĂ©riodicitĂ© peut ĂȘtre diffĂ©rente par quinzaine, chaque mois, etc. En cas de rupture du contrat de travail, il est remis Ă  la date de fin du contrat. Important En cas d’absence du salariĂ© au moment de la remise du bulletin, l’employeur est tenu de le lui faire parvenir par tout moyen. Il ne suffit pas de le tenir Ă  sa disposition. La non remise du bulletin de paie peut entraĂźner une condamnation de l’employeur au versement de dommages-intĂ©rĂȘts et elle peut faire l’objet d’une amende prĂ©vue pour les contraventions de la troisiĂšme classe. Cette amende est multipliĂ©e par le nombre de bulletins manquants. 2. Les mentions obligatoires dans la fiche de paie La fiche de paie doit comporter un certain nombre de mentions obligatoires. S’il Ă©tablit un bulletin irrĂ©gulier, l’employeur est lĂ  encore passible d’une amende de troisiĂšme classe, cette amende Ă©tant multipliĂ©e par le nombre de bulletins irrĂ©guliers. En outre, le salariĂ© peut Ă©galement demander des dommages-intĂ©rĂȘts. Ces mentions obligatoires sont le nom et l’adresse de l’employeur ainsi que, le cas Ă©chĂ©ant, la dĂ©signation de l’établissement dont dĂ©pend le salariĂ© ; la rĂ©fĂ©rence de l’organisme auquel l’employeur verse les cotisations de sĂ©curitĂ© sociale Urssaf, MSA, le numĂ©ro de Siret, le code APE pour certaines entreprises ; l’intitulĂ© de la convention collective de branche applicable au salariĂ© ; le nom et l’emploi du salariĂ© ainsi que sa position dans la classification conventionnelle qui lui est applicable. La position du salariĂ© est notamment dĂ©finie par le niveau ou le coefficient hiĂ©rarchique qui lui est attribuĂ© ; la pĂ©riode et le nombre d’heures de travail auxquels se rapporte le salaire en distinguant, s’il y a lieu, les heures payĂ©es au taux normal et celles qui comportent une majoration pour heures supplĂ©mentaires ou pour toute autre cause travail de nuit, ou lors d’un jour fĂ©riĂ©, par exemple et en mentionnant le ou les taux appliquĂ©s aux heures correspondantes la nature et le volume du forfait auquel se rapporte le salaire des salariĂ©s dont la rĂ©munĂ©ration est dĂ©terminĂ©e sur la base d’un forfait hebdomadaire ou mensuel en heures, d’un forfait annuel en heures ou en jours ; l’indication de la nature de la base de calcul du salaire lorsque, par exception, cette base de calcul n’est pas la durĂ©e du travail salariĂ©s payĂ©s Ă  la tĂąche, pigistes
 ; le montant de la rĂ©munĂ©ration brute du salariĂ© ; la nature, l’assiette, le taux et le montant des cotisations salariales regroupĂ©es en six grandes rubriques sĂ©curitĂ© sociale maladie, vieillesse, assurance chĂŽmage, retraite, AGFF, APEC, s’il y a lieu, rĂ©gime de prĂ©voyance et de frais de santĂ© et rĂ©gime de retraite supplĂ©mentaire ; le montant de la somme effectivement perçue par le salariĂ© ; la date de paiement de cette somme ; les dates de congĂ© et le montant de l’indemnitĂ© correspondante, lorsqu’une pĂ©riode de congĂ© annuel est comprise dans la pĂ©riode de paie considĂ©rĂ©e ; le montant de la prise en charge des frais de transport public ou des frais de transports personnels. Remarque depuis le 1er janvier 2015, les cotisations patronales ne sont plus une mention obligatoire, consĂ©quence de la rĂ©forme de la simplification du bulletin de paie. Les entreprises peuvent adopter de façon volontaire ce nouveau bulletin de paie. L’objectif est de gĂ©nĂ©raliser ce bulletin de paie d’ici 2017. La fiche de paie doit Ă©galement contenir une mention, en caractĂšres apparents, qui incite le salariĂ© Ă  le conserver sans limitation de durĂ©e. A titre d’exemple, le bulletin de paie peut indiquer Pour faire valoir vos droits, conservez ce bulletin de paie sans limitation de durĂ©e ». La fourniture, par l’employeur, d’un logement et d’un vĂ©hicule constitue un avantage en nature qu’il y a lieu d’inclure dans le montant de la rĂ©munĂ©ration du salariĂ© et qui doit ĂȘtre indiquĂ© sur le bulletin de paie qui lui est remis. La date d’anciennetĂ© figurant dans le bulletin de paie vaut prĂ©somption de reprise d’anciennetĂ© sauf si l’employeur rapporte la preuve contraire. 3. Les mentions interdites Le bulletin de salaire ne peut contenir une mention concernant l’exercice du droit de grĂšve. Dans ce cas, l’absence qui engendre le non-paiement des heures de grĂšve portera la mention absence non rĂ©munĂ©rĂ©e ». Le bulletin de paie ne peut Ă©galement indiquer l’activitĂ© de reprĂ©sentation heures de dĂ©lĂ©gation des salariĂ©s. La nature et le montant de la rĂ©munĂ©ration de l’activitĂ© de reprĂ©sentation figurent sur une fiche annexĂ©e au bulletin de paie Ă©tabli et fourni par l’employeur. Cette fiche a le mĂȘme rĂ©gime juridique que le bulletin de paie. 4. La fiche de paie Ă©lectronique, un document lĂ©gal La dĂ©livrance d’un bulletin de salaire Ă©lectronique est lĂ©gale depuis la loi du 13 mai 2009 dite de simplification et de clarification du droit et de l’allĂšgement des procĂ©dures ». Il a donc la mĂȘme valeur juridique que celui remis sur support papier. Cette remise sous forme dĂ©matĂ©rialisĂ©e n’est possible qu’avec l’accord du salariĂ© et dans des conditions de nature Ă  garantir l’intĂ©gritĂ© des donnĂ©es, c’est-Ă -dire que le bulletin ne puisse pas avoir Ă©tĂ© modifiĂ©, volontairement ou non. 5. L’acceptation et la conservation de la fiche de paie Le fait d’accepter la fiche de paie n’interdit pas au salariĂ© de contester l’exactitude des sommes indiquĂ©es. Ainsi, l’acceptation sans protestation ne peut valoir de sa part renonciation au paiement dĂ» selon, la loi, le rĂšglement, la convention collective applicable, l’accord collectif du travail, le contrat de travail pour tout ou partie du salaire ; les indemnitĂ©s ou accessoires de salaire. Le salariĂ© peut contester les sommes exposĂ©es dans le bulletin de paie, pendant cinq ans, devant le conseil des prud’hommes. Il appartient alors Ă  l’employeur de prouver qu’il a bien payĂ© le salaire dĂ», notamment par la production de piĂšces comptables. L’employeur doit de toute façon conserver un double du bulletin de paie pendant cinq ans, soit sur support papier, soit sur support informatique, et mĂȘme dans le cas d’une transmission sous forme Ă©lectronique. ArticleR3243-1. Version en vigueur depuis le 26 mars 2020. ModifiĂ© par DĂ©cret n°2020-325 du 25 mars 2020 - art. 1. Le bulletin de paie prĂ©vu Ă  l'article L. 3243-2 comporte : 1° Le nom et l'adresse de l'employeur ainsi que, le cas Ă©chĂ©ant, la dĂ©signation de l'Ă©tablissement dont dĂ©pend le salariĂ© ; 2° Le numĂ©ro de la nomenclature d La valeur juridique du bulletin de salaire est relative. Ainsi, notamment ‣ Le bulletin de paie ne prime pas sur le contrat de travail ; ‣ L’acceptation du bulletin de paie ne fait pas obstacle Ă  une rĂ©clamation ultĂ©rieure ; ‣ Le bulletin de paie n’équivaut pas Ă  un arrĂȘtĂ© de compte ; ‣ Le bulletin de paie ne constitue, en principe, qu’un commencement de preuve ; ‣ L’omission d’une mention n’interdit pas Ă  l’employeur de rapporter la preuve du paiement. Conservation et communication du bulletin de salaire L’employeur est tenu de conserver pendant 5 ans un double de chacun des bulletins de paie remis aux salariĂ©s soit sur support papier, soit sur support informatique. Attention Cependant, pour plus de sĂ©curitĂ© juridique et notamment en cas de contrĂŽle de l’administration ïŹscale, de l’URSSAF ou des caisses sociales, il est recommandĂ©, dans la pratique, de conserver les doubles des bulletins de salaires plus longtemps. Sanctions Si l’employeur ne remet pas le bulletin de paie ou s’il Ă©tablit un bulletin irrĂ©gulier, il est passible de l’amende prĂ©vue Ă  l’article R. 3246-2 du Code du travail. L’amende est prononcĂ©e autant de fois qu’il manque de bulletins ou qu’il y a de bulletins irrĂ©guliers. En outre, l’employeur est passible du dĂ©lit de travail dissimulĂ© et de dommages et intĂ©rĂȘts Ă©ventuels envers le salariĂ© si celui-ci a subi un prĂ©judice du fait de l’irrĂ©gularitĂ© du bulletin de salaire ou de son absence de dĂ©livrance. 100% Pratique Voici un exemple de ïŹche de paie simpliïŹĂ©e pour un salariĂ© dont le salaire de base est infĂ©rieur au plafond de la SĂ©curitĂ© Sociale dans une entreprise de moins de 49 salariĂ©s et dont le salaire de base est calculĂ© sur la durĂ©e de travail et pas au forfait.

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Relatif Ă  la loi El Khomri, le dĂ©cret concernant la dĂ©matĂ©rialisation des bulletins de paie et leur accessibilitĂ© dans le cadre du compte personnel d’activitĂ© a Ă©tĂ© publiĂ© au journal officiel du 18 dĂ©cembre 2016. Explications. A compter du 1er janvier 2017, la remise du bulletin de salaire au format Ă©lectronique ne requiert plus l’autorisation prĂ©alable du salariĂ© qui peut toutefois faire valoir un droit d’opposition. Les modalitĂ©s du dĂ©cret 1. L’employeur qui dĂ©cide de recourir au bulletin dĂ©matĂ©rialisĂ© doit informer les salariĂ©s, par tous moyens confĂ©rant date certaine, de leur possibilitĂ© de s’y opposer 1 mois avant la remise du premier bulletin dĂ©matĂ©rialisĂ©, Ou, au moment de son embauche. 2. Le salariĂ© qui souhaite exercer son droit d’opposition, le notifie Ă  son employeur – par tous moyens confĂ©rant date certaine – Ă  tout moment, y compris aprĂšs la premiĂšre remise de bulletin dĂ©matĂ©rialisĂ©. 3. L’employeur dispose d’un dĂ©lai maximum de 3 mois pour faire droit Ă  sa demande. DurĂ©e de disponibilitĂ© des bulletins de paie dĂ©matĂ©rialisĂ©s L’employeur arrĂȘte les conditions dans lesquelles il garantit la disponibilitĂ© du bulletin dĂ©matĂ©rialisĂ© par le salariĂ© Soit pendant une durĂ©e de 50 ans, Soit 6 ans aprĂšs que le salariĂ© ait atteint l’ñge de la retraite Fermeture du service En cas de fermeture du service de mise Ă  disposition du bulletin – cessation d’activitĂ© du prestataire ou de l’employeur qui assure directement la conservation des bulletins – les utilisateurs doivent ĂȘtre informĂ©s au moins 3 mois avant afin de pouvoir rĂ©cupĂ©rer leurs bulletins stockĂ©s. Les utilisateurs doivent pouvoir rĂ©cupĂ©rer facilement et Ă  tout moment l’intĂ©gralitĂ© de leurs bulletins, dans un format courant et structurĂ© type pdf. Consultation des bulletins sur le CPA L’employeur ou le prestataire doit garantir la possibilitĂ© pour le salariĂ© d’accĂ©der Ă  tous ses bulletins par le service en ligne associĂ© au compte personnel d’activitĂ©. Voir aussi Ă  quoi va ressembler le bulletin de paie clarifiĂ© Pour en savoir plus rendez-vous sur le site legifrance dĂ©cret N°2016-1762 du 18 dĂ©cembre 2016
13.17. Bulletin de paie . 1.3.18. Cotisation et charge sociale - Bordereau pĂ©riodique et appel Ă  cotisation . 1.3.19. DĂ©claration annuelle de donnĂ©e sociale (DADS) 1.3.20. Cessation progressive d’activitĂ© . 1.3.21. Remboursement de la CPAM Ă  l’employeur . 1.3.22. Agent de la collectivitĂ© mis Ă  disposition . 1.3.23. Allocation de
Depuis le 1er janvier 2017, la dĂ©matĂ©rialisation des fiches de paie est officiellement entrĂ©e en vigueur dans le cadre de la loi travail. Alors qu’auparavant, l’utilisation d’un bulletin de paie dĂ©matĂ©rialisĂ© par l’employeur Ă©tait possible mais soumis Ă  l’accord du salariĂ©, l’entreprise peut Ă  prĂ©sent remettre librement des bulletins de salaire sous cette forme sauf en cas d’opposition claire du salariĂ©. Toutefois, l’utilisation d’un e-bulletin de paie est soumise Ă  certaines conditions voici justement 5 prĂ©cautions Ă  prendre pour les employeurs afin de respecter la lĂ©gislation. 1 Informer les salariĂ©s En cas de transition entre papier et bulletin de paie Ă©lectronique, il est nĂ©cessaire de prĂ©venir les salariĂ©s concernĂ©s de ce futur changement, et ce au moins 1 mois Ă  l’avance. Par ailleurs, le droit du salariĂ© Ă  s’opposer Ă  cette transition doit ĂȘtre mentionnĂ© et les dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel s’il y a lieu doivent ĂȘtre informĂ©s prĂ©alablement du changement. À noter que le salariĂ© peut faire part de son opposition Ă  tout moment avant ou aprĂšs la remise du premier e-bulletin et que sa demande devra ĂȘtre prise en compte dans un dĂ©lai de 3 mois. 2 Garantir la confidentialitĂ© de la fiches de paie dĂ©matĂ©rialisĂ©e L’employeur doit transmettre les bulletins de salaire dĂ©matĂ©rialisĂ©s au salariĂ© dans des conditions qui garantissent la confidentialitĂ© des informations contenues dans le document, ainsi que leur intĂ©gritĂ©. Le e-bulletin peut notamment ĂȘtre conservĂ© dans un coffre-fort numĂ©rique pour garantir que ses donnĂ©es d’origine ne seront pas modifiĂ©es d’une quelconque façon. 3 Assurer la disponibilitĂ© du bulletin de paie dĂ©matĂ©rialisĂ© L’employeur doit faire en sorte que la fiche de paie Ă©lectronique soit disponible et accessible pour le salariĂ© pendant une durĂ©e de 50 ans ou bien jusqu’à ce que le salariĂ© atteigne l’ñge de 75 ans. En cas de cessation d’activitĂ©, le service de mise Ă  disposition des bulletins de salaire ou l’entreprise si elle les conserve elle-mĂȘme doit informer les salariĂ©s 3 mois avant la fermeture afin qu’ils puissent rĂ©cupĂ©rer leurs fiches. 4 Assurer la facilitĂ© d’accĂšs des e-bulletins de paie Le salariĂ© doit pouvoir accĂ©der et rĂ©cupĂ©rer simplement sans manipulations complexes et rĂ©pĂ©titives ses bulletins de salaire Ă©lectroniques. Ces derniers doivent aussi ĂȘtre enregistrĂ©s dans un format commun et bien structurĂ©. 5 Lier les bulletins au compte personnel d’activitĂ© Le service en ligne associĂ© au CPA Compte Personnel d’ActivitĂ© doit permettre au salariĂ© qui en est titulaire d’accĂ©der Ă  toutes ses fiches de paie dĂ©matĂ©rialisĂ©es. Il est de la responsabilitĂ© de l’entreprise ou du prestataire agissant pour elle de garantir l’accĂšs aux e-bulletins via ce service. Maintenant que vous connaissez les principales obligations des employeurs vis-Ă -vis de leurs salariĂ©s pour mettre en place la dĂ©matĂ©rialisation des bulletins de paie, vous pouvez opter pour les fiches de paie Ă©lectroniques en toute tranquillitĂ© et ainsi rĂ©duire la paperasse. Et si la gestion de la paye est toujours un casse-tĂȘte, vous pouvez aussi utiliser un logiciel de paie pour vous simplifier la vie.
Lesbulletins de salaire ainsi que l’avis de prĂ©lĂšvement comportent les informations concernant le prĂ©lĂšvement Ă  la source (base, taux et montant). Aucune copie de bulletin de salaire antĂ©rieure aux 3 derniĂšres dĂ©clarations de votre employeur ne peut vous ĂȘtre dĂ©livrĂ©e par l'Urssaf service Cesu. A compter du mois de juillet 2022
Les mentions du bulletin de paieUn bulletin de salaire, correspondant Ă  la rĂ©munĂ©ration perçue en contrepartie du travail fourni, est obligatoirement remis Ă  chaque salariĂ© par l'employeur avec lequel il est liĂ© par un contrat de travail. Sur ce bulletin de salaire, certaines informations doivent obligatoirement ĂȘtre mentionnĂ©es, d'autres mentions sont facultatives et enfin certaines sont le bulletin de paie, plusieurs informations sont obligatoires, d'autres sont facultatives et certaines sont interditesDepuis le 1er janvier 2018, tous les employeurs doivent adopter un nouveau modĂšle de bulletin de paie. Cette fiche de paie simplifiĂ©e, en vigueur depuis le 1er janvier 2017 pour les entreprises de plus de 300 salariĂ©s, doit respecter une prĂ©sentation conforme Ă  la rĂ©glementation et faire apparaĂźtre certaines mentions qui sont le tour de toutes ces mentions obligatoires qu'un bulletin de paie simplifiĂ© doit de l'employeur le nom de l'employeur ; l'adresse de l'employeur ; la dĂ©signation de l'Ă©tablissement dont dĂ©pend le salariĂ©, si l'entreprise dĂ©tient plusieurs Ă©tablissements. L'identification de l'employeur le code APE qui dĂ©signe l'activitĂ© principale exercĂ©e par l'entreprise ou par l'Ă©tablissement d'emploi du salariĂ©, sous son code NAF composĂ© de 4 chiffres et 1 lettre et attribuĂ© par l'INSEE ; le numĂ©ro SIRET constituĂ© de 14 chiffres et attribuĂ© par l'INSEE pour identifier l'Ă©tablissement d'une entreprise. Le SIRET comprend le numĂ©ro SIREN, identifiant unique de l'entreprise, constituĂ© de 9 chiffres, auquel l'INSEE ajoute le NIC propre Ă  l'Ă©tablissement et composĂ© de 5 chiffres. Les textes applicables l'intitulĂ© ou le code IDCC de la convention collective applicable au salariĂ© ; Ă  dĂ©faut de convention collective, la rĂ©fĂ©rence au Code du travail concernant les dispositions relatives Ă  la durĂ©e des congĂ©s payĂ©s et Ă  la durĂ©e des dĂ©lais de prĂ©avis en cas de cessation de la relation de travail. L'identification du salariĂ© le nom et le prĂ©nom du salariĂ© ; l'emploi du salariĂ© l'intitulĂ© du poste occupĂ© par le salariĂ© ; la position du salariĂ© dans la classification conventionnelle niveau et/ou coefficient hiĂ©rarchique. L'activitĂ© du salariĂ© la pĂ©riode d'emploi du salariĂ© couvrant le paiement du salaire sur la fiche de paie dans la plupart des cas, du premier au dernier jour du mois ; le nombre total d'heures travaillĂ©es par le salariĂ© sur cette pĂ©riode ; le nombre d'heures travaillĂ©es et payĂ©es au taux normal ; le nombre d'heures complĂ©mentaires ou supplĂ©mentaires en prĂ©cisant le taux de majoration appliquĂ© avec une ligne distincte pour chaque taux de majoration ; le nombre d'heures payĂ©es Ă  un taux majorĂ© pour travail de nuit, un jour fĂ©riĂ©, etc. ; la nature et le volume du forfait auquel se rapporte le salaire pour les salariĂ©s sous convention de forfait forfait hebdomadaire ou mensuel en heures, forfait annuel en heures ou en jours ; la nature de la base de calcul du salaire quand, exceptionnellement, cette base de calcul n'est pas la durĂ©e du travail. Remarque Certaines professions ne sont pas rĂ©munĂ©rĂ©es au temps de travail mais Ă  la tĂąche ou Ă  la commission, comme les VRP, les artistes ou les pigistes. Les accessoires de salaires la nature et le montant des accessoires de salaire soumis aux cotisations salariales et patronales avantages en nature, primes diverses, frais professionnels, etc.. Le salaire brut le montant de la rĂ©munĂ©ration brute du salariĂ©. Les assiettes et les taux de cotisations sociales le montant, l'assiette base de calcul des cotisations et le taux des cotisations et contributions lĂ©gales et conventionnelles Ă  la charge du salariĂ© ; le montant et l'assiette sans les taux des cotisations lĂ©gales et conventionnelles Ă  la charge de l'employeur avant dĂ©duction des exonĂ©rations et exemptions. Remarque Les cotisations de protection sociale doivent ĂȘtre rĂ©unies au sein de cinq rubriques SantĂ©, Accidents du travail-maladies professionnelles, Retraite, Famille-SĂ©curitĂ© sociale et Assurance chĂŽmage. Les versements et retenues non soumis Ă  cotisations sociales la nature et le montant des versements et retenues autres que les cotisations sociales salariales et patronales les frais professionnels indemnitĂ©s de repas, frais de transport domicile-travail, frais de grands dĂ©placements, etc., les avances ou acomptes sur salaire, les saisies sur salaire. Remarque Les frais professionnels payĂ©s par l'employeur sur justificatifs n'ont pas Ă  apparaĂźtre sur le bulletin de paie. Le net Ă  payer le montant du salaire net versĂ© au salariĂ©. La date du paiement la date de paiement du salaire net. Les congĂ©s les dates de congĂ© et le montant de l'indemnitĂ© correspondante si le salariĂ© a pris des congĂ©s sur la pĂ©riode de paie considĂ©rĂ©e ; Remarque Les dates de congĂ© uniquement sans l'indemnitĂ© correspondante pour le salariĂ© dont les indemnitĂ©s sont versĂ©es par les caisses de congĂ©s payĂ©s. Les exonĂ©rations et exemptions le montant total des exonĂ©rations et exemptions de cotisations et contributions sociales appliquĂ© Ă  la rĂ©munĂ©ration du salariĂ© exemple rĂ©duction Fillon, rĂ©duction du taux de cotisation d'allocations familiales. Remarque Pour la liste complĂšte des rĂ©ductions existantes, l'employeur doit se rĂ©fĂ©rer aux mesures figurant dans l'annexe jointe au projet de loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale de l'annĂ©e. Le total des charges patronales le montant total versĂ© par l'employeur correspondant au salaire total brut du salariĂ© additionnĂ© du montant total des cotisations patronales et dĂ©duction faite des exonĂ©rations et exemptions de cotisations patronales. La mention de la rubrique dĂ©diĂ©e au bulletin de paie la mention qu'une rubrique est dĂ©diĂ©e au bulletin de paie sur le site Remarque le gouvernement a mis en ligne une page prĂ©sentant le nouveau modĂšle de bulletin de paie simplifiĂ© en le comparant Ă  l'ancien modĂšle Sur le nouveau bulletin de paie, le gouvernement informe le salariĂ© avec cette mention "Pour la dĂ©finition des termes employĂ©s, se reporter au site internet rubrique cotisations sociales". La conservation du bulletin la mention incitant le salariĂ© Ă  conserver son bulletin de paie sans limitation de durĂ©e. La retenue Ă  la source l'assiette, le taux et le montant de la retenue Ă  la source ainsi que la somme qui aurait Ă©tĂ© versĂ©e au salariĂ© en l'absence de retenue Ă  la source. Remarque Cette derniĂšre mention ne sera obligatoire qu'Ă  compter du 1er janvier 2019, la mise en place de la retenue Ă  la source ayant Ă©tĂ© reportĂ©e Ă  cette date. Les mentions facultatives du bulletin de paieEn plus de toutes les mentions obligatoires, d'autres mentions peuvent apparaĂźtre sur un bulletin de paie. Si certaines d'entre elles n'ont qu'un caractĂšre informatif permettant une bonne gestion du dossier du salariĂ©, d'autres peuvent, en cas de litige, constituer une quelques mentions qu'il est frĂ©quent de trouver sur un bulletin de paie, sans que cette liste ne soit exhaustive la date d'entrĂ©e du salariĂ© et/ou la date d'anciennetĂ© ; le montant du salaire brut cumulĂ© depuis le dĂ©but de l'annĂ©e ; le montant du salaire net imposable cumulĂ© depuis le dĂ©but de l'annĂ©e ; la date de la journĂ©e de solidaritĂ© ; le nombre de jours de congĂ©s payĂ©s acquis et le nombre de jours de congĂ©s restant Ă  prendre pour la pĂ©riode en cours ; la nature du paiement du salaire net chĂšque ou virement et le RIB du compte du salariĂ©. Les mentions interdites du bulletin de paieLes mentions apparaissant sur le bulletin de paie ne doivent pas porter atteinte au droit des personnes et aux libertĂ©s individuelles et il est interdit de mentionner sur le bulletin de paie L'exercice du droit de grĂšveLes heures d'absence du salariĂ© relatives au droit de grĂšve ne doivent pas apparaĂźtre sur la fiche de retenue est effectuĂ©e sur le salaire pour un jour de grĂšve, elle doit apparaĂźtre sur le bulletin de paie de façon neutre sans prĂ©cision de la nature de l' peut ĂȘtre indiquĂ©, par exemple "Absence non rĂ©munĂ©rĂ©e".Les activitĂ©s de reprĂ©sentant du personnelLes heures de dĂ©lĂ©gation attribuĂ©es Ă  un reprĂ©sentant du personnel pour l'exercice de son mandat ne doivent pas apparaĂźtre comme telles sur son bulletin de ces heures de dĂ©lĂ©gation sont prises sur le temps de travail, elles ne sont pas dissociĂ©es du temps normal de travail sur le bulletin de paie puisqu'elles sont considĂ©rĂ©es comme des heures effectives de les heures de dĂ©lĂ©gation sont prises en dehors des heures habituelles de travail, elles doivent apparaĂźtre de façon neutre sur le bulletin de paie, en indiquant, par exemple "Autres heures".Cependant, la nature et le montant de la rĂ©munĂ©ration liĂ©s Ă  l'activitĂ© de reprĂ©sentant du personnel doivent figurer sur une fiche annexĂ©e au bulletin de L'absence d'une mention obligatoire sur un bulletin de paie peut entraĂźner une condamnation de l'employeur au versement d'une amende de 3e classe 450 euros. L'employeur peut Ă©galement ĂȘtre condamnĂ© Ă  verser au salariĂ© des dommages et intĂ©rĂȘts en cas de prĂ©judice causĂ© par l'absence d'une mention obligatoire. Un bulletin de paie mentionnant un nombre d'heures de travail infĂ©rieur Ă  celui rĂ©ellement effectuĂ© par le salariĂ© peut constituer un dĂ©lit de travail dissimulĂ©. Sources Articles Ă  et du Code du travailCet article vous a plu ?Cliquez pour voter !
Dansla plupart des cas, vous pouvez jeter vos bulletins de salaire aprĂšs la liquidation de votre retraite. Cependant, lorsque vous ĂȘtes retraitĂ©, avoir Ă  disposition vos Vous vous demandez si votre employeur a le droit de vous remettre une seule fiche de paye pour plusieurs mois de travail ? Pour vous rĂ©pondre prĂ©cisĂ©ment, il faut consulter deux articles du Code du travail l’article L3242-1 l’article L3243-2 L’article L3242-1 le paiement du salaire intervient une fois par mois. En effet, l’article L3242-1 prĂ©cise expressĂ©ment que le paiement de la rĂ©munĂ©ration d’un salariĂ© doit intervenir une fois par mois. Seul les salariĂ©s suivants ne sont pas concernĂ©s par cette obligation de paiement mensualisĂ© les salariĂ©s Ă  domicile les salariĂ©s saisonniers les salariĂ©s intermittents les salariĂ©s temporaires En effet, ces salariĂ©s doivent ĂȘtre rĂ©munĂ©rĂ©s, au plus, tous les 16 jours. Dans tous les autres cas, le paiement doit ĂȘtre rĂ©alisĂ© au moins une fois par mois par l’employeur. L’article L3243-2 la remise d’une fiche de paye lors du paiement du salaire. L’article L3243-2 prĂ©cise clairement que l’employeur doit remettre un bulletin de paie lors du paiement de ce salaire. Ce bulletin de paie peut ĂȘtre remis sous forme “papier” ou sous une forme dĂ©matĂ©rialisĂ©e. Le montant qui apparaĂźt sur cette fiche de paye doit correspondre au salaire payĂ©. Conclusion interdiction de regrouper plusieurs mois sur une seule fiche de paye. On le voit, mĂȘme si le lĂ©gislateur n’a pas expressĂ©ment mentionnĂ© cette simplification, le rapprochement de ces deux textes ne laisse entrevoir aucune autre possibilitĂ©. Tout regroupement de plusieurs mois de travail sur un mĂȘme bulletin de paye est condamnable. L’employeur s’expose Ă  une amende de 3Ăšme classe 450 € par fiche de paie non remise. View Comments Besoin d'un Expert comptable ? Nous vous mettons en relation avec l’expert-comptable qu’il vous faut, prĂšs de chez vous Trouver mon comptable e8L8.
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